jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2003654 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL INTERBARREAUX RACINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 octobre 2020 et 12 octobre 2022, la société anonyme (SA) Axa France IARD, représentée par Me Berland, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de condamner le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours à lui verser la somme globale de 209 194,90 euros en réparation des préjudices nés des complications liées à un retard de prise de charge de son assurée, Mme F B, au sein de cet établissement ;
2°) subsidiairement, de désigner un expert en vue d'évaluer les préjudices de la victime en lien avec le retard de prise en charge imputable au CHRU de Tours ;
3°) très subsidiairement, de condamner le CHRU de Tours à lui verser la somme de 22 403,50 euros au titre de ces mêmes préjudices ;
4°) en tout état de cause, de mettre à la charge du CHRU de Tours la somme de 4 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le CHRU de Tours a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en retardant l'ablation de l'anneau gastrique de Mme B ;
- cette faute est à l'origine d'une perte de chance d'éviter les complications subies par Mme B, en lien avec la migration de l'anneau gastrique qu'elle portait, cette perte de chance devant être évaluée à 70 % ;
- elle a indemnisé la victime de l'ensemble des préjudices imputables au CHRU de Tours, pour un montant total de 209 194, 90 euros, en tenant compte d'un taux de perte de chance de 70 % ;
- dans la mesure où elle est entièrement subrogée dans les droits de la victime, le CHRU de Tours devra être condamné à lui verser les sommes de 8 933,75 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, de 33 600 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, de 24 500 euros au titre des souffrances endurées, de 2 800 euros au titre du préjudice esthétique permanent, de 7 457 euros au titre des frais d'aménagement du domicile et de 131 904,15 euros au titre de l'assistance par tierce personne.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 10 septembre et 31 octobre 2022, le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours conclut à la limitation de l'indemnisation mise à sa charge à la somme de 4 676,22 euros ou, subsidiairement, à la somme de 5 176,22 euros et au rejet du surplus des conclusions.
Il fait valoir que :
- le taux de perte de chance retenu doit être évalué à 60 % ;
- les séquelles neurologiques présentées par la victime ne sont pas imputables à la faute commise par l'établissement, de sorte que les préjudices en lien avec ces séquelles ne peuvent faire l'objet d'une indemnisation ;
- la somme allouée au titre du déficit temporaire doit être limitée à 1 256,22 euros, celle au titre du déficit fonctionnel permanent à 1 800 euros, celle au titre des souffrances endurées à 1 620 euros et celle au titre du préjudice esthétique à 500 euros ;
- les demandes présentées au titre des frais d'aménagement du domicile et de l'assistance par tierce personne devront être rejetées.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des assurances ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Nehring ;
- les conclusions de M. Gauthier, rapporteur public ;
- et les observations de Me Bost, substituant Me Berland, représentant la société Axa France IARD et de Me Derec, représentant le centre hospitalier régional universitaire de Tours.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F B, née le 28 avril 1949, était porteuse d'un anneau gastrique depuis le 26 février 2003. Le 21 février 2016, en raison de fortes douleurs gastriques, Mme B a été conduite en urgence au centre hospitalier de Bourges où le scanner réalisé sur place a révélé un détachement et une migration de l'anneau gastrique. L'intéressée a été opérée en urgence d'une péritonite purulente en lien avec une perforation étagée du jéjunum causée par la migration de l'anneau gastrique. Une anastomose digestive termino-terminale ainsi qu'une jéjunostomie d'alimentation ont été réalisées. Mme B a été transférée dans le service de réanimation du centre hospitalier de Bourges le 22 février 2016, où elle est restée jusqu'au 11 avril 2016, puis dans le service de pneumologie, où elle a séjourné du 11 au 29 avril 2016 et, enfin, en soins de suite du 29 avril au 20 mai 2016.
2. Par une transaction signée le 20 septembre 2019, la société Axa France IARD, assureuse de Mme B, a versé à cette dernière la somme totale de 209 194,90 euros au titre des préjudices subis. Estimant la responsabilité du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours engagée, la société Axa France IARD, subrogée dans les droits de la victime en vertu de l'article L. 121-12 du code des assurances, a adressé à l'établissement hospitalier une demande préalable indemnitaire par courrier reçu le 23 juillet 2020. Du silence gardé par l'établissement durant un délai de deux mois est née, le 23 septembre 2020, une décision implicite de rejet. Par la requête ci-dessus analysée, la société Axa France IARD demande au tribunal de condamner le CHRU de Tours à lui verser la somme de 209 194,90 euros au titre des préjudices subis par son assurée qu'elle a indemnisés.
Sur la responsabilité du CHRU de Tours :
3. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. ". / () ".
4. Il résulte de l'instruction que Mme B, porteuse d'un anneau gastrique depuis l'année 2003, a bénéficié le 23 septembre 2013 à la suite d'une prise de poids modérée, d'un examen d'imagerie médicale de cet anneau, qui n'a pas, selon les praticiens du CHRU de Tours, montré d'anomalie évidente. Le 29 juin 2015, à la suite d'une prise de poids de l'intéressée, un nouvel examen radiologique a révélé une mauvaise position de l'anneau gastrique, placé en position " horizontaliste " ainsi que l'absence de poche sus-annulaire sans gêne à la progression du produit de contraste, sans qu'aucune suite médicale ne soit toutefois donnée à ce constat par l'équipe médicale du CHRU de Tours. Le 21 février 2016, en raison de fortes douleurs gastriques, Mme B a été conduite en urgence au centre hospitalier de Bourges où un scanner réalisé sur place a révélé un détachement et une migration de l'anneau gastrique. Il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport du professeur A, sapiteur de l'expertise amiable conduite par le professeur C, réalisée dans le cadre d'une procédure amiable devant la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI), que les clichés radiologiques de 2013 révélaient une inflammation locale dans la zone de l'anneau, qui aurait dû conduire l'équipe médicale du CHRU de Tours à pratiquer un examen complémentaire endoscopique afin d'examiner un risque d'érosion et de pouvoir, le cas échéant, retirer l'anneau. Cet expert relève également que l'examen radiologique réalisé le 29 juin 2015 aurait également dû conduire l'équipe médicale à réaliser une endoscopie, qui aurait très certainement révélé une érosion gastrique et permis, en conséquence, de retirer l'anneau avant sa migration dans l'abdomen de l'intéressée, en janvier 2016. Dans ces circonstances, non contestées en défense, le CHRU de Tours a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
Sur la perte de chance :
5. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport du professeur A, sapiteur de l'expertise menée par le professeur C, que l'absence de réalisation d'une endoscopie en 2013, à la suite du premier examen radiologique de l'anneau gastrique, a fait perdre une chance de pouvoir détecter l'érosion gastrique dont était victime Mme B et donc, d'éviter les complications qu'elle a subies liées à la migration de cet anneau, qu'il évalue à 10 %. Le professeur A précise que l'absence de réalisation d'une endoscopie, le 29 juin 2015, également fautive, a fait une nouvelle fois perdre une chance de pouvoir détecter l'érosion gastrique dont était victime Mme B et donc, d'éviter les complications qu'elle a finalement subies, liées à la migration de cet anneau. Il évalue cette nouvelle perte de chance à 60 %. Le professeur C, dans son rapport définitif, a retenu quant à lui une perte de chance de 70 % en additionnant les deux pertes de chance évoquées ci-dessus. Toutefois, le dommage subi par Mme B, qui consiste en une perte de chance d'éviter les complications dont elle a été victime en janvier et février 2016, doit être évalué en tenant compte uniquement des chances, pour l'équipe médicale, de pouvoir détecter l'érosion gastrique que subissait l'intéressée avant l'apparition des complications, sans tenir compte des pertes de chances antérieures. Dans ces conditions, cette perte de chance doit être évaluée à 60 %.
Sur les préjudices :
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :
6. La société Axa France IARD sollicite l'indemnisation des sommes qu'elle a versées à son assurée au titre des frais d'aménagement du domicile et de l'assistance par tierce personne. Il résulte toutefois de l'instruction, et notamment du rapport du professeur C rédigé dans le cadre de la procédure amiable devant la CCI, qu'en raison de la lourde intervention qu'elle a subie le 21 février 2016 en conséquence des fautes commises par le CHRU de Tours, Mme B a dû être hospitalisée au sein du service de réanimation du centre hospitalier de Bourges, entre le 22 février 2016 et le 11 avril 2016. Il résulte également de l'instruction que Mme B a été victime, durant son hospitalisation dans le service de réanimation, de crises épileptiques puis, à l'issue de son hospitalisation, de troubles neurologiques importants, notamment un accident ischémique transitoire (AIT) survenu le 12 juin 2016. Cet accident a généré une perte de mobilité importante pour l'intéressée, justifiant l'aménagement de son domicile, ainsi qu'un besoin en assistance par une tierce personne.
7. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du professeur C, que ce dernier exclut tout lien de causalité entre le séjour en réanimation de la patiente entre février et avril 2016 et la survenance, le 12 juin 2016, de l'accident ischémique transitoire, qu'il impute à un syndrome du canal lombaire droit, dont l'origine est distincte de l'hospitalisation en réanimation. La société Axa France IARD soutient, pour sa part, que le lien de causalité est établi et cite l'avis du docteur E, son médecin conseil, qui indique qu'une partie de ces troubles serait imputable au passage de l'intéressée en réanimation et celui du docteur D, un autre de ses médecins conseil, qui retient l'imputabilité de l'accident ischémique transitoire, dès lors que Mme B avait lors de son séjour en réanimation déjà manifesté des troubles neurologiques, se traduisant par des crises épileptiques en lien avec la diminution du traitement anxiolytique. Toutefois, ces analyses sont remises en cause par le docteur G, médecin principal de la société Axa France IARD, qui réfute l'analyse du docteur D et estime que si les crises d'épilepsie subies par la patiente sont liées à la diminution des substances anxiolytiques délivrées durant son hospitalisation en réanimation, l'accident ischémique transitoire ne peut avoir été causé par le séjour en réanimation mais est en lien exclusif avec le syndrome du canal lombaire droit dont a été victime Mme B, ralliant ainsi la position du professeur C. Par conséquent, les avis des docteurs E et D sont insuffisants pour remettre en cause l'appréciation portée par le professeur C, expert désigné par la CCI, qui a exclu tout lien de causalité entre le séjour en réanimation et l'accident ischémique transitoire subi par l'intéressée le 12 juin 2016, à l'origine des préjudices d'assistance par tierce personne et d'aménagement du logement de Mme B. Par suite, la société Axa France IARD n'est pas fondée à solliciter l'indemnisation des préjudices patrimoniaux dont elle se prévaut.
En ce qui concerne les préjudices extrapatrimoniaux :
S'agissant des préjudices temporaires :
8. En premier lieu, s'agissant du déficit fonctionnel temporaire, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport du professeur C, que Mme B a subi un déficit fonctionnel total entre le 21 février 2016 et le 21 mai 2016, correspondant aux périodes d'hospitalisation et de rééducation à l'issue de l'intervention du 21 février 2016, soit durant quatre-vingt-dix jours, desquels il convient de retirer sept jours correspondant à la période d'hospitalisation qu'aurait supportée Mme B en l'absence de faute. Il résulte également de l'instruction que Mme B a été hospitalisée entre le 23 novembre 2017 et le 1er décembre 2017 afin de traiter des crises convulsives qui ont un lien avec ses crises épileptiques et qui sont imputables à son séjour en réanimation. Ainsi, Mme B a présenté un déficit fonctionnel temporaire total d'une durée globale de quatre-vingt-onze jours en lien avec les fautes commises par le CHRU de Tours. Il résulte, en outre, du rapport d'expertise du professeur C que Mme B a subi un déficit fonctionnel de 50 % entre le 21 mai 2016 et le 21 septembre 2016, ainsi qu'un déficit fonctionnel de 25 % du 22 septembre 2016 au 23 mai 2017, date de la consolidation de son état de santé. Si le professeur C indique dans son rapport que seuls 80 % des déficits temporaires subis par l'intéressée sont imputables au CHRU de Tours, il résulte du rapport du professeur A qu'en l'absence de faute, l'intervention qu'aurait eu à subir l'intéressée aurait consisté en une endoscopie ou une laparotomie, qui sont très faiblement invasives en comparaison de l'intervention effectivement subie par Mme B. Ainsi, il y a lieu d'imputer la totalité du déficit fonctionnel temporaire de Mme B, tel qu'évalué ci-dessus, aux fautes commises par le CHRU de Tours. Il en sera fait une juste appréciation en l'évaluant à la somme de 2 135 euros, en tenant compte d'une base de 500 euros par mois et du taux de perte de chance de 60 % retenu au paragraphe 5 du présent jugement.
9. En second lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a enduré des souffrances évaluées à 3 sur une échelle de 7 par le professeur C. Il y a lieu de condamner le CHRU de Tours à verser à la société Axa IARD la somme de 2 400 euros à ce titre, en tenant compte d'un taux de perte de chance fixé à 60 %.
S'agissant des préjudices permanents :
10. En premier lieu, il résulte du rapport d'expertise du professeur C que Mme B a conservé un déficit fonctionnel permanent qu'il évalue à 3 %. Si la société requérante soutient que le déficit fonctionnel permanent de Mme B doit être fixé à 20 %, comme évalué par le docteur D, son médecin conseil, cette évaluation inclut les conséquences de l'accident ischémique temporaire dont a été victime Mme B le 12 juin 2016. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 7 du présent jugement, cet accident n'est pas en lien avec les fautes commises par le CHRU de Tours. Il y a lieu, par suite, de retenir un taux de déficit fonctionnel permanent de 3 %. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 2 400 euros, compte tenu du taux de perte de chance de 60 %.
11. En second lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a subi un préjudice esthétique permanent évalué par le docteur D à 2 sur 7. Il y a lieu de condamner le CHRU de Tours à verser à ce titre à la société Axa France IARD la somme de 1 200 euros, compte tenu du taux de perte de chance évalué à 60 %.
12. Il résulte de tout ce qui précède que le CHRU de Tours doit être condamné à verser à la société Axa France IARD une somme totale de 8 135 euros en sa qualité de subrogée dans les droits de Mme B, sans qu'il soit besoin de procéder à une nouvelle expertise.
Sur les frais liés au litige :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CHRU de Tours une somme de 1 500 euros à verser à la société Axa France IARD, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier régional universitaire de Tours est condamné à verser à la société Axa France IARD une somme de 8 135 euros au titre des préjudices de son assurée.
Article 2 : Le centre hospitalier régional universitaire de Tours versera à la société Axa France IARD une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Axa France IARD, au centre hospitalier régional universitaire de Tours et à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher.
Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Rouault-Chalier, présidente
Mme Palis De Koninck, première conseillère,
M. Nehring, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.
Le rapporteur,
La présidente,
Virgile NEHRING
Patricia ROUAULT-CHALIER
La greffière,
Agnès BRAUD
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026