mardi 11 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2003774 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL SYMCHOWICZ WEISSBERG ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2009062 du 20 octobre 2020, le président du tribunal administratif de Nantes a transmis la requête de la société Pigeon TP Loire Anjou, de la société Lepine, de la société AVF TP et de la société Unifer, enregistrée au greffe de ce tribunal le 4 septembre 2020, au tribunal administratif d'Orléans sur le fondement des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative.
Par cette requête, enregistrée le 20 octobre 2020 auprès du greffe du tribunal administratif d'Orléans, et des mémoires, enregistrés les 12 février et 4 avril 2024, la société par actions simplifiée (SAS) Pigeon TP Loire Anjou, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Lepine, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) AVF TP et la société par actions simplifiée (SAS) Unifer, représentées par Me Henrion, demandent au tribunal :
1°) d'arrêter le décompte général définitif des travaux à la somme de 1 426 401,60 euros HT, soit 1 712 326,20 euros TTC ;
2°) au vu des sommes déjà versées à titre principal, de condamner SNCF Réseau à payer aux entreprises groupées la somme de 20 388,72 euros HT, soit 24 466,46 euros TTC ;
3°) de condamner SNCF à payer, sur cette somme, les intérêts au taux de 8% avec capitalisation de ces intérêts à compter de l'expiration du délai d'un an à partir de la présentation du projet de décompte final, puis à chaque date anniversaire ;
4°) de mettre à la charge de la SNCF le versement aux entreprises groupées de la somme de 2 500 euros au titre des frais irrépétibles.
Elles soutiennent que :
- la demande de rémunération des travaux réalisés ne concerne que la société Pigeon, mais les autres membres du groupement s'associent à cette requête afin d'éviter tout problème de recevabilité ;
- la position adoptée par la SNCF n'est pas justifiée dans la mesure où elle a notifié un prix forfaitaire global pour l'ensemble des purges de l'opération, établi sur la base du prix unitaire qu'elle lui avait proposé, mais qu'elle n'applique pas aux quantités de purges de la zone P5, soit 2 073,54 m 3, au motif que le volume ne justifie pas ce prix nouveau ;
- alors que la SNCF a admis la nécessité des purges et leur réalisation, ainsi que les quantités et la valeur unitaire du mètre cube de purge, elle a refusé d'appliquer la valorisation dont elle admet le principe aux quantités de la zone P5, et a appliqué pour cette zone le cumul des prix de marché PB 10 " déblai ", PB 11 " compactage " et PB 13 " sous-couche en grave calcaire " ;
- les prix ainsi retenus ne sont pas adaptés et ne recouvrent pas les éléments de la prestation ;
- elles bénéficient d'un droit à rémunération de la totalité des travaux de purge réalisés au titre des travaux supplémentaires indispensables, y compris ceux du secteur P 5 ;
- elles sollicitent donc à ce titre une rémunération complémentaire de 20 388,72 euros correspondant à l'application de la valeur de l'unité d'œuvre purge PP21 aux quantités de la zone de purge " P5 ", après déduction du règlement réalisé par application des prix PB10, PB11 et PB13.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 janvier 2021, le 22 janvier 2024 et le 19 mars 2024, SNCF Réseau SA, représentée par Me Morice, conclut au rejet de la demande de rémunération complémentaire des sociétés requérantes, à l'établissement du décompte général et définitif à un montant total de travaux de 1 406 062,96 euros HT soit 1 687 275,55 euros TTC, à la fixation du solde du marché à 55 275,54 euros TTC et à ce que soit mise à la charge des sociétés AVF TP, Pigeon, Lepine et Unifer la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société SNCF Réseau fait valoir que :
- le tribunal administratif d'Orléans n'est pas compétent pour statuer sur le litige dès lors que le marché donne expressément compétence au tribunal administratif de Paris pour connaître de tous les litiges liés à son exécution ;
- la demande d'indemnisation présentée par les sociétés requérantes est infondée dans son principe, dès lors que la réalisation de purges de grande ampleur est prévue par le marché à travers les prestations de déblais, GNT et compactage, qu'un avenant fixant la rémunération de l'ensemble des travaux supplémentaires réalisés dans le cadre du marché a déjà été conclu, que le groupement ne démontre pas le caractère indispensable de la purge litigieuse et que les prestations de purge doivent nécessairement être réalisées après détermination des volumes à traiter contradictoirement avec SNCF Réseau ;
- la demande d'indemnisation présentée par les sociétés requérantes est également infondée dans son quantum, aucun élément fourni ne permettant de justifier le volume de purge et les moyens qui auraient été mobilisés pour chacune des sept purges prétendument réalisées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le cahier des clauses et conditions générales applicables aux marchés de travaux de Réseau Ferré de France et de la Société Nationale des Chemins de Fer Français ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B ;
- les conclusions de M. Gauthier, rapporteur public ;
- et les observations de Me Rosso, substituant Me Morice, représentant la société SNCF Réseau.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre d'un projet de réaménagement du quartier de la gare de Chartres, SNCF Réseau SA a lancé le projet de déménagement de ses activités locales de maintenance des infrastructures ferroviaires sur le site dit A. Pour ce faire, SNCF Réseau, qui assurait également la maîtrise d'œuvre de l'opération, a confié par marché conclu à prix unitaires d'un montant initial de 1 128 455,30 euros HT soit 1 354 146,36 euros TTC, l'exécution des travaux de terrassement et de voies au groupement composé des sociétés AVF TP, Pigeon TP Loire Anjou, Lepine et Unifer France, cette dernière société agissant en qualité de mandataire. Le début des travaux, qui devaient être réalisés en deux phases successives, a été contractuellement fixé à la date du 6 juin 2016 pour la première phase et à la date du 26 février 2018 pour la seconde. La réception a été prononcée sans réserve le 15 janvier 2019. Le 26 septembre suivant, SNCF Réseau a adressé son décompte général par ordre de service n° 8 établissant un montant total des travaux réalisés à hauteur de 1 391 227,66 euros HT soit 1 669 473,19 euros TTC et arrêtant à la somme de 37 473,18 euros TTC le solde restant à payer au groupement. Par courrier du 18 octobre 2019, le groupement a émis des réserves au décompte général portant, d'une part, sur le volume de purges validé par le maître d'ouvrage et, d'autre part, sur des prestations non prises en compte concernant le dispositif de commande de l'aiguille. Afin d'intégrer ces dernières prestations, dont il a été constaté qu'elles étaient justifiées, un second décompte général établi par SNCF Réseau a été notifié le 23 octobre 2019 au groupement, portant le montant total des travaux à 1 406 062,96 euros HT soit 1 687 275,55 euros TTC et le solde à 55 275,54 euros TTC. Ce décompte a toutefois été signé avec réserve par le mandataire du groupement et notifié à SNCF Réseau accompagné d'un mémoire en réclamation, daté du 5 décembre 2019, demandant le paiement de prestations supplémentaires au titre d'un volume de 2 073,53 m3 de purges qui auraient été réalisées par les entreprises groupées pour un montant de 20 338,72 euros HT. C'est dans ce contexte que par une requête initialement enregistrée au tribunal administratif de Nantes, et transmise par ordonnance du 20 octobre 2020 de son président au tribunal administratif d'Orléans, la SAS Pigeon TP Loire Anjou, la SAS Lepine, la SASU AVF TP et la SAS Unifer demandent que le décompte général définitif des travaux soit arrêté à la somme de 1 426 401,60 euros HT, soit 1 712 326,20 euros TTC et que SNCF Réseau soit condamnée à verser au groupement la somme de 20 388,72 euros HT, soit 24 466,46 euros TTC.
Sur l'exception d'incompétence territoriale soulevée en défense :
2. Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 351-6 du code de justice administrative : " Lorsque le président de la cour administrative d'appel ou du tribunal administratif, auquel un dossier a été transmis en application du premier alinéa ou de la seconde phrase du second alinéa de l'article R. 351-3, estime que cette juridiction n'est pas compétente, il transmet le dossier, dans le délai de trois mois suivant la réception de celui-ci, au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, qui règle la question de compétence et attribue le jugement de tout ou partie de l'affaire à la juridiction qu'il déclare compétente ". Aux termes de l'article R. 351-9 du même code : " Lorsqu'une juridiction à laquelle une affaire a été transmise en application du premier alinéa de l'article R. 351-3 n'a pas eu recours aux dispositions du deuxième alinéa de l'article R. 351-6 (), sa compétence ne peut plus être remise en cause ni par elle-même, ni par les parties, ni d'office par le juge d'appel ou de cassation, sauf à soulever l'incompétence de la juridiction administrative ".
3. Par une ordonnance du 20 octobre 2020, le tribunal administratif de Nantes a transmis au tribunal administratif d'Orléans, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par les sociétés Pigeon TP Loire Anjou, Lepine, AVF TP et Unifer. Dès lors qu'il n'a pas été fait application des dispositions du deuxième alinéa de l'article R. 351-6 du même code pour demander au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, dans un délai de trois mois, d'attribuer cette requête à un autre tribunal, la compétence du tribunal administratif d'Orléans ne peut plus être remise en cause.
Sur la demande de paiement des travaux supplémentaires :
4. L'entreprise titulaire d'un marché a droit au paiement des travaux non prévus au marché initial qui lui ont été commandés par ordre de service régulier. L'entreprise a également droit au paiement des travaux supplémentaires qui, bien qu'ils aient été réalisés sans ordre écrit ou verbal du maître de l'ouvrage, ont été indispensables à la réalisation de l'ouvrage dans les règles de l'art. Si les travaux ne sont pas indispensables à la bonne exécution des ouvrages compris dans les prévisions du marché ou ont été nécessités par des manquements imputables au titulaire du marché, celui-ci n'a droit à aucune indemnité, alors même que les travaux auraient été utiles à l'administration.
5. Les sociétés requérantes font valoir que dans le cadre de la réalisation des travaux de terrassement dont le groupement avait la charge, une mauvaise qualité du sous-sol, qui ne correspondait pas aux caractéristiques attendues des terrains, a été relevée en sept points du site A. Elles indiquent que pour respecter les exigences du cahier des clauses techniques particulières et garantir les portances demandées, des opérations de purge des matériaux ont dû être réalisées, dont elles ont sollicité le paiement au titre de prestations supplémentaires, aucun prix spécial n'étant prévu au marché pour ce type de travaux. Les sociétés requérantes précisent qu'après qu'elles ont transmis un mémoire justificatif des opérations de purge à la société SNCF Réseau, cette dernière a notifié au groupement, par un ordre de service n° 6 du 26 juillet 2017, un prix provisoire forfaitaire PP21 fixé à 39,60 euros par m3. Les sociétés requérantes, qui ne contestent pas ce prix unitaire, reprochent à SNCF Réseau de ne l'avoir appliqué qu'à six des sept zones de purges pour lesquelles une rémunération était sollicitée, et d'avoir en revanche retenu pour la dernière zone de purge, dite P5, qui représente à elle seule un volume de 2 073,54 m3 sur les 2 793,34 m3 concernés par ces travaux, un ensemble de prix figurant au marché au titre des opérations de déblai (PB 10), de compactage (PB 11) et de sous-couche en grave calcaire (PB 13). Elles demandent donc le versement d'une rémunération complémentaire à hauteur de 20 388,72 euros HT calculée en appliquant au volume de purge de la zone P5, le prix retenu pour les autres zones, à savoir 39,60 euros par m3.
6. Il résulte toutefois de l'instruction que par un avenant n°1, établi le 4 octobre 2017 et signé le 16 novembre 2017 par la société Unifer, mandataire du groupement composé des sociétés requérantes, il a été convenu entre les parties d'incorporer les prix nouveaux d'ores et déjà accordés par de précédents ordres de service, dont l'ordre de service n° 6 du 26 juillet 2017, ainsi que les écarts entre certaines quantités estimées dans le dossier de consultation des entreprises et les quantités réelles sur les prestations prévues au marché et, en conséquence, d'augmenter le montant du marché de 240 283,41 euros HT, portant celui-ci à la somme de 1 368 738,71 euros HT. Il est constant que figurait dans cet avenant, au titre des prestations supplémentaires réalisées dans le cadre du marché, le prix nouveau PN 21 correspondant à la rémunération de l'ensemble des opérations de purges réalisées jusqu'à la date du 4 octobre 2017, y compris donc celle du secteur P5, pour un montant total de 90 227,53 euros. Or, lorsqu'un avenant est passé pour prendre en compte des travaux supplémentaires, il est normalement passé pour solder tous les comptes relatifs à ces travaux. Par suite, les sociétés requérantes qui, en signant par l'intermédiaire du mandataire de leur groupement l'avenant n°1 au marché, ont accepté l'ensemble des stipulations qu'il contenait, notamment le prix définitif des travaux supplémentaires effectués au titre des opérations de purges, ne sont pas fondées à solliciter la condamnation de SNCF Réseau à leur verser la somme de 20 388,72 euros HT au titre de celles réalisées sur le secteur P5 du site A, alors même qu'elles ont validé cet avenant avec une réserve portant sur leur montant.
7. Il résulte de ce qui précède qu'en l'absence d'intégration de la somme demandée par les sociétés requérantes au crédit du décompte général et définitif du marché litigieux, le montant de ce dernier demeure inchangé et fixé à la somme de 1 406 062,96 euros HT soit 1 687 275,55 euros TTC.
Sur les frais liés au litige :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de SNCF Réseau, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme dont les sociétés requérantes demandent le versement au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la SAS Pigeon TP Loire Anjou, de la SASU Lepine, de la SASU AVF TP et de la SAS Unifer le versement à SNCF Réseau SA de la somme globale de 1 500 euros au même titre.
D E C I D E
Article 1er : La requête de la SAS Pigeon TP Loire Anjou, de la SASU Lepine, de la SASU AVF TP et de la SAS Unifer est rejetée.
Article 2 : La SAS Pigeon TP Loire Anjou, la SASU Lepine, la SASU AVF TP et la SAS Unifer verseront à SNCF Réseau une somme globale de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Pigeon TP Loire Anjou, à la SASU Lepine, à la SASU AVF TP, à la SAS Unifer et à SNCF Réseau SA.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Patricia Rouault-Chalier, présidente,
Mme Palis de Koninck, première conseillère,
Mme Bernard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2024.
La présidente-rapporteure,
Patricia B
L'assesseure la plus ancienne,
Mélanie PALIS DE KONINCK
La greffière,
Agnès BRAUD
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026