mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2003829 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LE BORGNE |
Vu l'ordonnance, en date du 17 décembre 2021 par laquelle le président du tribunal a liquidé et taxé les frais et honoraires de l'expert à la somme de 700 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les conclusions de Mme Best-De Gand, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
Sur les préjudices :
En ce qui concerne les préjudices temporaires :
1. En premier lieu, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise déposé le 19 novembre 2021 que les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante ont été évalués à 10% pendant 3 mois, entre le 8 septembre 2015, date de son accident et le 8 décembre 2015, date de sa consolidation. Par suite, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à 200 euros.
2. En second lieu, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise que la requérante a éprouvé des souffrances physiques et morales dont l'intensité peut être évaluée à 1 sur une échelle de 1 à 7. Par suite, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à 1 000 euros.
En ce qui concerne les préjudices permanents :
3. En premier lieu, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise que la requérante souffre, depuis la consolidation de son état de santé alors qu'elle était âgée de 49 ans, de troubles dans les conditions d'existence évalués à 5%. Par suite, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à 5 600 euros.
4. En second lieu, il ne résulte pas de l'instruction que la requérante ait subi des souffrances physiques et morales postérieurement à la date de consolidation. Par suite, elle n'est pas fondée à demander l'indemnisation de ce poste de préjudice.
5. Il résulte de tout ce qui précède qu'il sera fait une juste appréciation des préjudices subis par la requérante en fixant son indemnisation à la somme totale de 6 800 euros.
Sur les frais d'expertise :
6. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ". En vertu de ces dispositions, il appartient au juge saisi au fond du litige de statuer, au besoin d'office, sur la charge des frais de l'expertise ordonnée par la juridiction administrative.
7. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre les frais et honoraires de l'expertise enregistrée le 19 novembre 2021, liquidés et taxés à la somme de 700 euros par ordonnance du 17 décembre 2021, à la charge définitive de la commune de Savigny-sur-Veron.
Sur les frais liés au litige :
8. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la commune de Savigny-en-Véron demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Savigny-en-Véron une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Savigny-en-Véron est condamnée à verser à Mme A la somme de 6 800 euros en réparation de ses préjudices.
Article 2 : Les frais d'expertise d'un montant de 700 euros sont mis à la charge définitive de la commune de Savigny-en-Véron.
Article 3 : La commune de Savigny-en-Véron versera à Mme A une somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et à la commune de Savigny-en-Véron.
Copie en sera adressée pour information à Mme le docteur B E, expert.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Vincent, première conseillère,
M. Joos, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
La rapporteure,
Laurence C
La présidente,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSALa greffière,
Lucie BARRUET
La République mande et ordonne à la préfète d'Indre-et-Loire en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026