jeudi 2 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2004669 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LE GALL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 décembre 2020 et le 8 janvier 2021, M. A B, représenté par Me Le Gall, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recettes n° H0088272 émis à son encontre le 14 septembre 2020 par le centre hospitalier de l'agglomération montargoise pour un montant de 4 940,56 euros ;
2°) de le décharger de l'obligation de payer la somme de 4 940, 56 euros ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de l'agglomération montargoise la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le titre contesté a été émis par une autorité incompétente ;
- le titre contesté est entaché d'un vice de forme en ce qu'il ne comporte pas la mention de la qualité de l'ordonnateur ;
- le titre contesté ne comporte pas les bases de liquidation de la créance et est entaché d'une erreur de fait.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 décembre 2022, le centre hospitalier de l'agglomération montargoise, représenté par Me Tissier-Lotz, conclut au non-lieu à statuer sur la requête au motif que le titre contesté a été retiré et un nouveau titre a été émis, lequel fait par ailleurs l'objet d'un recours contentieux distinct.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Best-De Gand, rapporteure publique,
- et les observations de Me Nuret, substituant Me Legall, représentant M. B, et Me Tissier-Lotz, représentant le centre hospitalier de l'agglomération Montargoise.
Considérant ce qui suit :
1. M B exerce les fonctions de médecin spécialiste en radiologie imagerie médicale au centre hospitalier de l'agglomération Montargoise. Le 18 septembre 2020 il a été rendu destinataire d'une lettre de relance relative à un trop perçu de salaire au titre du mois de septembre 2020, pour un montant de 4 940,56 euros, intervenant en exécution d'un titre émis le 14 septembre 2020. N'ayant jamais été rendu destinataire de ce titre en raison d'une erreur d'adressage, il en a demandé la communication. Le 30 décembre 2020, il a été rendu destinataire d'une ampliation. Aux termes de la présente requête, il demande l'annulation de ce titre de recettes et la décharge des sommes réclamées.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge :
2. Il résulte de l'instruction que, par lettre du 14 janvier 2022, le centre hospitalier de l'agglomération Montargoise a informé M. B du retrait de l'acte attaqué et de l'émission d'un nouveau titre de recettes, lequel a été contesté par l'intéressé dans le cadre d'une instance distincte. Alors que ce retrait est devenu définitif et quelles qu'aient pu être les mesures prises pour en assurer l'exécution, les conclusions tendant à l'annulation du titre de recettes émis le 14 septembre 2020 et à la décharge des sommes réclamées sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge du centre hospitalier de l'agglomération montargoise une somme de 1 000 euros à verser à M. B au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. B tendant à l'annulation du titre de recettes émis à son encontre le 14 septembre 2020 ni sur ses conclusions à fin de décharge.
Article 2 : Le centre hospitalier de l'agglomération montargoise versera à M. B une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre hospitalier de l'agglomération montargoise.
Délibéré après l'audience du 31 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Defranc-Dousset, première conseillère,
M. Joos, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mars 2023.
La rapporteure,
Hélène C
La présidente,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSALa greffière,
Nadine PENNETIER-MOINET
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026