jeudi 2 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2004748 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP LE METAYER & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête et un mémoire enregistrés le 30 décembre 2020 et le 21 juin 2022 sous le n° 2004748, la société d'exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) Archibald, agissant en qualité de liquidateur judiciaire de la société à responsabilité limitée (SARL) Nouvelle Gennetier Techniques, représentée par Me Neraud, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de constater l'invalidité de la décision du 2 novembre 2020, par laquelle le président de l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean a prononcé la résiliation du marché public de travaux de restructuration et d'extension de l'hôpital Saint-Jean de Briare (Loiret) se rapportant à l'exécution du lot n° 8 " métallerie / serrurerie " ;
2°) d'ordonner la reprise des relations contractuelles entre l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean et la société Nouvelle Gennetier Techniques ;
3°) de mettre à la charge de l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean la somme de 3 550 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- son recours en contestation de la validité de la résiliation du marché est recevable, dès lors, d'une part, qu'elle a la qualité d'attributaire du lot n° 8 du marché en litige et, d'autre part, qu'elle a introduit son action dans le délai de deux mois suivant la notification, le 5 novembre 2020, de la décision de résiliation du 2 novembre 2020 ;
- la mise en demeure préalable qui lui a été adressée le 19 octobre 2020 omet de l'inviter à présenter des observations en méconnaissance des dispositions de l'article 46.3.2 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux ; s'agissant d'une exigence procédurale à caractère substantiel, la résiliation doit être annulée ;
- elle a été rendue destinataire de la lettre de mise en demeure du 19 octobre 2020 moins de quinze jours avant le terme imparti pour accomplir les travaux en méconnaissance des dispositions de l'article 48 du CCAG Travaux ;
- les retards pris dans le cadre d'exécution des travaux sont, d'abord, imputables à des retards pris dans le cadre de réalisation d'autres lots en préalable à son intervention ; ensuite, ces retards sont aussi imputables aux contraintes liées au confinement, au sujet desquelles les dispositions de l'ordonnance n° 2020-319 du 25 mars 2020 invitaient les parties au contrat de la commande publique à trouver des solutions pratiques permettant la réalisation des prestations convenues et, dans l'hypothèse d'une impossibilité de tenir les délais d'exécution des contrats, commandaient de ne pas sanctionner le titulaire, de décompter les périodes pendant lesquelles l'exécution du marché devrait être suspendue et prévoyaient enfin l'octroi de délais supplémentaires pour l'exécution des prestations ; en refusant de tenir compte de ces circonstances et de prendre les mesures ainsi évoquées, le pouvoir adjudicateur a méconnu non seulement les dispositions de l'article 6 de l'ordonnance précitée mais également le principe d'exécution de bonne foi des stipulations contractuelles ; enfin, ces retards font également suite à un ajournement des travaux décidé par elle au cours de l'été 2020 conformément aux stipulations de l'article 49.2.1 du CCAG Travaux du fait des manquements du pouvoir adjudicateur à son obligation de règlement de plusieurs acomptes successifs ;
- le calendrier détaillé d'exécution qui lui a été notifié par l'ordre de service n° 2, qui a été établi sans concertation préalable en méconnaissance des stipulations de l'article 28-2-3 du CCAG Travaux était techniquement impossible à mettre en œuvre ;
- les difficultés invoquées par l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean se rapportant à la pose de grilles, d'une porte d'un poste de transformation, d'une porte d'accès au parking, de garde-corps et de portes de locaux techniques sont injustifiées ou ne lui sont pas imputables ;
- au regard de l'ensemble des irrégularités commises, elle est en droit de demander la reprise des relations contractuelles pour la poursuite du marché qui n'est pas achevé.
Par des mémoires enregistrés le 10 janvier 2022, le 14 novembre 2022 et le 30 novembre 2022, l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean, la SELARL Thevenots Partners et la société par actions simplifiée (SAS) Saulnier Ponroy et Associés, en leur qualité respective d'administrateur judiciaire et de mandataire judiciaire de cette association, représentées par Me Petit, concluent, dans le dernier état de leurs écritures, à titre principal, à l'incompétence matérielle de la juridiction administrative pour statuer sur ce litige au profit des juridictions judiciaires, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et demandent au tribunal de mettre à la charge de la société Nouvelle Gennetier Techniques une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Elles soutiennent que :
Sur la compétence :
- par principe, un contrat ne peut être administratif que si au moins l'une des parties signataires est une personne publique ; un contrat conclu par deux personnes privées revêt obligatoirement une nature privée ; ce principe demeure applicable y compris lorsque l'une des personnes privées partie au contrat exerce une mission de service public et dispose de prérogatives de puissance publique ; en l'espèce, l'association est une personne de droit privé, indépendante de toute personne publique tant en matière de gestion, de contrôle que de budget ; le seul fait qu'elle ait décidé de se soumettre au code de la commande publique n'est pas un critère de la qualification de la nature du contrat ; ainsi, le marché conclu entre elle et la société requérante est un contrat de droit privé ; par suite, le présent tribunal doit se déclarer incompétent pour en connaître au profit du juge judiciaire ;
Sur la validité de la résiliation :
- la mise en demeure du 19 octobre 2020 fait suite à deux précédentes mises en demeure, du 10 janvier 2020 et du 6 octobre 2020, délivrées en raison de la constatation de plusieurs retards imputables à la société requérante ; elle succède à une mise en demeure du 6 octobre 2020 informant la société requérante qu'à défaut de sécurisation du parking, le 16 octobre 2020, elle encourrait la résiliation du marché à ses torts ; faute de régularisation et en considération de l'urgence de la situation, l'association n'avait pas d'autre choix que prévoir un délai d'exécution abrégé d'une semaine ; par ailleurs, si la mise en demeure omet d'inviter la requérante à présenter des observations écrites, la société Nouvelle Gennetier Techniques n'a été privée d'aucune garantie procédurale ; dans ces conditions, les stipulations des articles 46 et 48 du CCAG Travaux n'ont pas été méconnues ;
- la société Nouvelle Gennetier Techniques a commis de nombreux manquements à ses obligations contractuelles ; ces retards ont persisté malgré plusieurs mises en demeure délivrées en 2020 et ont fait l'objet de constatations par voie d'huissier ; eu égard à ces circonstances, l'association était en droit, en application des stipulations du c) de l'article 46.3.1 du CCAG Travaux, de prononcer la résiliation du marché aux torts de la requérante ;
- les retards d'exécution sont étrangers à la crise sanitaire ; au demeurant, la requérante ne l'a jamais informée d'un quelconque retard dans la réalisation de ses prestations en lien avec la pandémie, ni de la nécessité de décompter la période de confinement du calendrier prévisionnel, sa décision de suspendre les travaux au visa de l'article 49.2.1 du CCAG Travaux est elle-même totalement étrangère à cette circonstance ; le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 6 de l'ordonnance n° 2020-319 est ainsi inopérant ;
- le défaut de règlement invoqué par la requérante s'appuie sur des acomptes mensuels n° 4 et 5 qui ont été annulés ; la société Nouvelle Gennetier Techniques a été informée de cette situation ; il en résulte que les conditions d'application des dispositions de l'article 49.2.1 du CCAG travaux n'étaient pas réunies et par suite que la décision de suspendre l'exécution des travaux prise par la requérante était illégale ;
- la société Nouvelle Gennetier Techniques n'ayant pas communiqué son nouveau calendrier d'exécution, puis décidé de façon injustifiée de suspendre la réalisation des travaux, l'association n'a eu d'autre choix que d'arrêter elle-même ce calendrier ; dans ces circonstances, elle n'a pas méconnu les stipulations des articles 28.2.3 et 29.1.5 du CCAG Travaux ;
- il résulte de l'ensemble de ces éléments que le marché a été exécuté de bonne foi par le pouvoir adjudicateur ;
Sur les dépens :
- les dépens visés correspondent aux droits de plaidoirie qu'elle a exposés.
II- Par une requête enregistrée le 14 avril 2021 sous le n° 2101310, la société Archibald agissant en qualité de liquidateur judiciaire de la société Nouvelle Gennetier Techniques, représentée par Me Neraud, demande au tribunal :
1°) de condamner l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean à lui verser la somme à parfaire de 160 441,97 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de la demande préalable, en réparation du préjudice subi du fait de l'illégalité de la résiliation du marché ;
2°) de mettre à la charge de l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean la somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir les mêmes moyens que ceux exposés dans l'instance n° 2004748 se rapportant aux irrégularités commises et soutient en outre que :
- la résiliation irrégulière d'un marché public ouvre non seulement à son titulaire un recours en contestation de la validité de la résiliation des contrats de la commande publique pouvant conduire à l'annulation de la résiliation et à la reprise des relations contractuelles, mais également un droit à solliciter, du fait de l'irrégularité de son éviction, une indemnisation des préjudices résultant des vices entachant la résiliation ;
- ses prétendues fautes personnelles, au demeurant contestées, sont sans commune mesure avec la lourdeur de la sanction prononcée ; cette disproportion entre les faits reprochés et la résiliation prononcée engage également la responsabilité contractuelle de l'association à son égard ;
- du fait de la résiliation, elle subit un manque à gagner qui peut être fixé à la somme de 62 734,15 euros toutes taxes comprises (TTC) ;
- elle subit aussi des surcoûts liés aux modifications apportées à certains éléments du gros œuvre au niveau du garde-corps du patio et de la terrasse en R+4 d'un montant de 6 804 euros TTC, des platines de pré-scellement de l'auvent du parvis de l'hôpital d'un montant de 5 580 euros TTC ;
- elle supporte également une pluralité d'encours d'un montant de 6 480 euros TTC au titre de la porte de garage basculante, 663,47 euros TTC au titre des grilles de ventilation, 1 767 euros TTC au titre des grilles de ventilation caillebotis fabriquées, 11 812,32 euros TTC au titre des mains courantes fabriquées, 5 385,60 euros TTC au titre des garde-corps sur parvis fabriqués, 11 750,40 euros TTC au titre des garde-corps vitrés fabriqués, 3 710,88 euros TTC au titre de la structure de l'avent du parvis fabriqué, 2 556 euros TTC au titre de l'auvent fabriqué et 6 498,55 euros TTC au titre de la couverture de l'auvent du parvis ;
- elle supporte encore le coût de quinze réunions de chantier supplémentaires d'un montant de 29 700 euros ;
- le caractère vexatoire et attentoire à l'honneur de la résiliation prononcée justifie l'allocation d'une somme supplémentaire de 5 000 euros en réparation du préjudice subi.
Par des mémoires enregistrés le 18 janvier 2022, le 17 novembre 2022 et le 30 novembre 2022, l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean, la société Thevenot Partners et la société Saulnier Ponroy et Associés, en leur qualité respective d'administrateur judiciaire et de mandataire judiciaire de cette association, représentées par Me Petit, concluent, dans le dernier état de leurs écritures, à titre principal, à l'incompétence matérielle de la juridiction administrative pour statuer sur ce litige au profit des juridictions judiciaires, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et demandent au tribunal de mettre à la charge de la société Nouvelle Gennetier Techniques une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles font valoir les mêmes moyens que ceux exposés dans l'instance n° 2004748 et soutiennent en outre que les préjudices invoqués sont directement imputables aux fautes et négligences commises par la société requérante et que la réalité et le montant des préjudices invoqués ne sont pas justifiés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Best-De Gand, rapporteure publique,
- et les observations de Me Lucas, représentant l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean.
Considérant ce qui suit :
1. Le 24 août 2018, l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean a conclu avec la société Nouvelle Gennetier Techniques, un marché public de travaux de restructuration et d'extension de l'hôpital Saint-Jean de Briare (Loiret) portant sur le lot n°8 " métallerie / serrurerie ". Ce marché prévoyait une durée d'exécution évaluée à vingt-sept mois moyennant paiement d'un prix de 229 510 euros hors-taxes soit 275 412 euros toutes taxes comprises. Par décision du 2 novembre 2020, l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean a prononcé la résiliation du marché aux frais et risques de la société Nouvelle Gennetier Techniques. Par une requête n° 2004748, la société Archibald, agissant en qualité de liquidateur judiciaire de la société Nouvelle Gennetier Techniques en vertu d'un jugement du tribunal commerce de Sens en date du 16 novembre 2021, forme un recours en contestation de la validité de la mesure de résiliation et demande la reprise des relations contractuelles et, par une requête n° 2101310, demande au tribunal de condamner l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean à l'indemniser des préjudices subis du fait de cette résiliation.
2. Les requêtes n° 204748 et 2101310 émanent de la même requérante, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'exception d'incompétence :
3. D'une part, sauf dispositions législatives contraires, les contrats conclus entre personnes privées sont des contrats de droit privé, hormis le cas où l'une des parties agit pour le compte d'une personne publique ou celui dans lequel ils constituent l'accessoire d'un contrat de droit public. D'autre part, le litige né de l'exécution d'un marché de travaux publics et opposant des participants à l'exécution de ces travaux relève de la compétence de la juridiction administrative, sauf si les parties sont unies par un contrat de droit privé. Dans ce dernier cas, la compétence demeure administrative si l'une des parties au contrat agit pour le compte d'une personne publique.
4. Il est constant que le marché de travaux en litige a été conclu entre une association et une société, qui sont toutes deux des personnes morales de droit privé. Il ne résulte pas de l'instruction que l'une de ces parties agirait pour le compte d'une personne publique ni que ce contrat constituerait l'accessoire d'un contrat de droit public et ce quand bien même l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean participe à l'exécution d'un service public hospitalier. Ainsi, le contrat en cause est un contrat de droit privé. Dès lors, le litige relève, ainsi que l'oppose l'association en défense, de la compétence de la juridiction judiciaire.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la société Nouvelle Gennetier Techniques tendant à la reprise des relations contractuelles et à l'indemnisation des préjudices subis du fait de la résiliation du marché doivent être, ainsi qu'il est opposé en défense, rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Sur les droits de plaidoirie :
6. La somme demandée au titre des dépens correspond à des droits de plaidoirie qui ne sont pas au nombre des dépens énumérés par l'article R. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées à ce titre ne peuvent, en conséquence, qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la société Archibald, agissant en qualité de liquidateur judiciaire de la société Nouvelle Gennetier Techniques, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société Archibald en sa qualité de liquidateur de la société Nouvelle Gennetier Techniques, la somme de 1 500 euros sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de la société Archibald agissant en qualité de liquidateur judiciaire de la société Nouvelle Gennetier Techniques sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La société Archibald, en sa qualité de liquidateur de la société Nouvelle Gennetier Techniques, versera à l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Archibald en qualité de liquidateur judiciaire de la société Nouvelle Gennetier Techniques, à l'association Bapterosses Hôpital Saint-Jean, à la société Thevenot Partners, en qualité d'administrateur judiciaire de cette association et la société Saulnier Ponroy et Associés, en sa qualité de mandataire judiciaire de cette association.
Délibéré après l'audience du 31 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Defranc-Dousset, première conseillère,
M. Joos, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mars 2023.
Le rapporteur,
Emmanuel A
La présidente,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
La greffière,
Lucie BARRUET
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026