lundi 13 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2100304 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MAURY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 22 janvier 2021, le 25 février 2022 et le 11 mars 2022, M. B A, représenté par Me Chaumais, demande au tribunal :
1°) de condamner Tours métropole Val de Loire à l'indemniser des préjudices résultant de la chute dont il a été victime sur la voie publique à Chambray-lès-Tours le 23 décembre 2019 ;
2°) d'ordonner une expertise médicale afin de déterminer le préjudice corporel qu'il a subi ;
3°) de déclarer le jugement à intervenir commun à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy de Dôme ;
4°) de condamner Tours métropole Val de Loire à lui verser une indemnité provisionnelle de 3 000 euros en réparation de son préjudice corporel ;
5°) de mettre à la charge de Tours métropole Val de Loire une somme de 1 900 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- il marchait normalement sur la voie publique lorsqu'il a subitement glissé sur un revêtement en bois anormalement glissant comme en atteste un témoin ; le lien de causalité direct entre son accident et les dommages subis est établi et il n'y a pas de causes exonératoires ; Tours métropole Val de Loire est pleinement et entièrement responsable ;
- une expertise médicale est nécessaire pour évaluer son préjudice corporel ; il sollicite une provision à hauteur de 3 000 euros.
Par un mémoire enregistré le 22 mars 2021, Tours métropole Val de Loire, représentée par Me Cebron de Lisle, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge du requérant la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable ; M. A ne forme aucun recours contre une décision ; la décision implicite de rejet du 29 novembre 2020 est tardive ;
- à titre principal, M. A a manqué à son obligation de prudence, faute totalement exonératoire ; à titre subsidiaire, les fautes commises par M. A exonèrent au moins partiellement sa responsabilité dans une proportion à déterminer ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire enregistré le 30 mars 2022, la caisse primaire d'assurance maladie du Puy de Dôme demande au tribunal de déclarer Tours métropole Val de Loire responsable de la chute dont a été victime M. A le 23 décembre 2019, de la condamner à lui verser la somme de 10 130,15 euros à titre de provision et de mettre à la charge de Tours métropole Val de Loire la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ordonnance du 26 avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 31 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C et les conclusions de la rapporteure publique ont été entendus au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier envoyé le 15 juillet 2020, M. B A a demandé à la commune de Chambray-lès-Tours de l'indemniser de ses préjudices qui auraient été causés par une chute survenue dans cette commune. Celle-ci lui ayant répondu par courriel que le lieu indiqué " est sur le domaine métropolitain et n'est pas de la compétence de Chambray-lès-Tours ", l'intéressé a alors envoyé un courrier recommandé le 25 septembre 2020 à la métropole de Tours. En l'absence de réponse de Tours métropole Val de Loire, M. A demande au tribunal de condamner la métropole de Tours à l'indemniser des préjudices résultant de son accident, de lui accorder, à ce titre, une indemnité provisionnelle de 3 000 euros et d'ordonner une expertise.
Sur la déclaration de jugement commun :
2. Il résulte des dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale que la caisse doit être appelée en déclaration de jugement commun dans l'instance ouverte par la victime contre le tiers responsable, le juge étant, le cas échéant, tenu de mettre en cause d'office la caisse si elle n'a pas été appelée en déclaration de jugement commun. En l'espèce, la caisse primaire d'assurance maladie du Puy de Dôme a été mise en cause par le tribunal dans le cadre de l'instruction de la requête et elle est, par suite, devenue partie à l'instance. Dès lors, les conclusions du requérant tendant à ce que le présent jugement lui soit déclaré commun sont sans objet et doivent être rejetées.
Sur la responsabilité de Tours métropole Val de Loire :
3. Il appartient à l'usager d'un ouvrage public, victime d'un dommage, d'établir la preuve du lien de causalité entre cet ouvrage et le dommage dont il se plaint. La collectivité en charge de l'ouvrage public doit alors, pour que sa responsabilité ne soit pas retenue, établir que l'ouvrage public faisait l'objet d'un entretien normal ou que le dommage est imputable à la faute de la victime ou à un cas de force majeure.
4. M. A soutient qu'il a été victime, le 23 décembre 2019 vers 11 heures 30, d'une chute sur la voie publique au 26 rue de la mairie à Chambray-lès-Tours par un temps pluvieux et que cette chute est directement imputable à un défaut d'entretien normal de cette voie par la métropole de Tours car le " revêtement en bois qui matérialisait le trottoir " était " anormalement glissant ".
5. S'il résulte de l'instruction que la voie publique au 26 rue de la mairie à Chambray-lès-Tours, où M. A a déclaré avoir chuté, est constituée d'un revêtement en bois, les éléments communiqués ne sont pas suffisants pour justifier les circonstances précises de la chute du requérant. L'attestation produite ne saurait suffire à elle seule à établir que M. A a glissé sur la terrasse en bois et que l'état du revêtement serait à l'origine de sa chute. Dès lors, M. A ne parvient pas à établir le lien de causalité entre l'ouvrage et les dommages subis. Par suite, la responsabilité de Tours Métropole ne saurait être engagée.
6. Dans ces conditions, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir ni d'ordonner une expertise médicale, M. A n'est pas fondé à demander la condamnation de Tours métropole Val de Loire à l'indemniser de ses préjudices ainsi qu'à lui verser une indemnité provisionnelle. Par voie de conséquence, il y a également lieu de rejeter les conclusions présentées par la caisse primaire d'assurance maladie du Puy de Dôme.
Sur les frais relatifs au litige :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Tours métropole Val de Loire, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A la caisse primaire d'assurance maladie du Puy de Dôme demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Tours métropole Val de Loire et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la caisse primaire d'assurance maladie du Puy de Dôme sont rejetées.
Article 3 : M. A versera une somme de 1 500 euros à Tours métropole Val de Loire au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Tours métropole Val de Loire, à la Caisse primaire d'assurance maladie d'Indre et Loire et au Pôle national RCT travailleurs indépendant.
Délibéré après l'audience du 23 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Anne-Laure Delamarre, présidente,
Mme Valérie Bertrand, première conseillère,
Mme Clotilde Bailleul, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mars 2023.
La rapporteure,
Valérie C
La présidente,
Anne-Laure DELAMARRELa greffière,
Aurore MARTIN
La République mande et ordonne au préfet d'Indre et Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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