vendredi 5 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2101379 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | DOGAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 19 avril 2021 et le 24 juin 2022, M. C A, représenté par Me Dogan, avocat, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 150 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des mesures conservatoires abusivement engagées par l'administration fiscale ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 10 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la compétence du juge administratif : contrairement à ce que soutient l'administration, la responsabilité résultant de fautes commises dans l'engagement du recouvrement forcé d'un impôt relève de la compétence du juge administratif lorsque celui-ci est le juge de l'impôt en cause en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, ce qui est le cas en l'espèce ;
En ce qui concerne la faute :
- les droits et pénalités mis à sa charge sont sérieusement contestables : les éléments et renseignements qu'il a fournis tout au long du contrôle n'ont pas été pris en compte par le service vérificateur ; les pénalités de 80 % pour activité occulte prévues au c) du 1 de l'article 1728 du code général des impôts ont été appliquées de manière automatique, en violation du droit et du principe de proportionnalité, alors que l'élément intentionnel fait défaut dans la mesure où il déclarait ses revenus de chasse dans son bénéfice agricole ; le tribunal de police a reconnu, dans son jugement du 7 janvier 2020 qui a autorité de chose jugée, qu'il avait déclaré son activité de chasse et les revenus y afférents, ce qui fait obstacle à la qualification de son activité d'occulte ;
- aucune menace ne pèse sur le recouvrement ;
- il existe une disproportion marquée entre les mesures prises et sa situation : sa résidence principale, comprenant une maison d'habitation, un rendez-vous de chasse, des dépendances et des bois, d'une superficie d'environ 98 hectares, constitue un patrimoine suffisant pour garantir l'intégralité de la dette, sa valeur étant estimée entre 1,1 et 1,2 million d'euros ; la saisie des comptes bancaires n'était donc pas nécessaire ; la disproportion a été reconnue par le juge de l'exécution qui, dans son jugement du 24 juin 2019, a prononcé la mainlevée partielle des mesures conservatoires ; l'administration a reconnu implicitement que sa résidence principale constituait une garantie suffisante en accordant le sursis de paiement ;
En ce qui concerne les préjudices :
- ses préjudices sont directs et certains ;
- il a subi un préjudice financier résultant de l'indisponibilité des sommes saisies sur ses comptes bancaires et de l'obligation de contracter des petits prêts auprès d'amis ou de sa famille, de l'impossibilité de régler ses dépenses courantes ou de réparation de véhicule, des frais bancaires liés aux mesures de saisies, de l'impossibilité de payer directement ses fournisseurs et créanciers ainsi que des frais d'avocat pour procédure d'opposition en référé devant le juge de l'exécution et pour mainlevée de l'interdiction bancaire ;
- il a subi un préjudice commercial du fait de l'impossibilité de payer ses loyers de chasse en temps et en heure et contraint de passer par un compte joint avec sa sœur ;
- il a subi un préjudice moral résultant de son hospitalisation à la suite du contrôle et des mesures conservatoires et de la mise en péril de son activité par l'absence de trésorerie ;
- il a subi un préjudice d'atteinte à la réputation du fait de la demande de prêt trésorerie auprès de proches pour faire les courses, des saisies de la totalité des comptes bancaires sans fondement et interdiction bancaire et de la dégradation de sa relation avec la banque ;
- il a subi des troubles dans ses conditions d'existence en raison de la nécessité d'engager de multiples démarches auprès des services fiscaux, de la banque et du tribunal judiciaire de Tours pour rétablir sa situation, ou encore de l'utilisation d'un compte joint avec sa sœur pour payer ses factures courantes et ses charges ;
- le montant du préjudice doit être équivalent au montant de l'imposition dès lors que les demandes de dommages et intérêts présentées par l'administration fiscale devant le juge pénal sont usuellement et strictement calées sur le montant de l'imposition éludée et ce, sans aucune démonstration de l'évaluation du préjudice ;
- l'indemnisation ne saurait être inférieure au montant des pénalités d'assiette appliquées à tort par l'administration ou encore aux pénalités de recouvrement de 10 % pour retard appliquées par le comptable public ;
- c'est pourquoi il sera fait une juste appréciation des préjudices qu'il a subis par le versement d'une indemnité de 150 000 euros au titre des chefs de préjudices précités.
Par des mémoires enregistrés le 21 février 2022 et le 12 août 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le juge administratif n'est pas compétent pour connaître de la requête, en application des dispositions combinées des articles L. 512-2 et R. 512-2 du code des procédures civiles d'exécution et de l'article L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire ; la compétence pour connaître des conclusions indemnitaires de M. A est le juge civil de l'exécution ;
- aucune faute ne saurait être reprochée à l'administration fiscale :
* le bien-fondé des mesures conservatoires a été partiellement confirmé par le juge de l'exécution dans son jugement du 24 juin 2019 en estimant que si la majoration pour activité occulte pouvait encore être débattue, la créance en principal de l'administration fiscale paraissait fondée en son principe à hauteur de la somme de 142 117 euros, maintenant l'inscription d'hypothèque judiciaire sur les biens situés dans la commune d'Avrillé-les-Ponceaux et la saisie conservatoire de certains comptes bancaires ;
* à la date à laquelle le comptable public a demandé au juge de l'exécution l'autorisation de prendre des mesures conservatoires, le 14 avril 2019, il n'existait aucune disproportion des mesures conservatoires envisagées pour garantir le recouvrement de la créance fiscale à hauteur de la somme de 247 378 euros et l'administration ne disposait d'aucun élément relatif à la valeur patrimoniale de la propriété du requérant ;
- le fait de demander le versement d'une somme forfaitaire et globale sans aucune démonstration de l'évaluation du préjudice rend les préjudices invoqués par le requérant incertains ;
- le Conseil d'Etat, dans son arrêt Krupa du 21 mars 2011, n° 306225, précise que le préjudice invoqué doit être distinct du paiement de l'impôt, contrairement à ce que soutient le requérant ;
- s'agissant du préjudice financier invoqué :
* le requérant n'apporte aucun élément permettant d'établir que l'interdiction d'émettre des chèques à compter du 23 mai 2019 résulterait directement de la saisie conservatoire de ses comptes ; en effet, la mainlevée de la saisie conservatoire de deux comptes bancaires a été effectuée par l'administration le 2 juillet 2019, permettant au requérant de recouvrer la faculté de régler, par le biais de son compte courant, les dépenses courantes et celles liées à son exploitation dès le mois de juillet 2019, alors que l'interdiction d'émettre des chèques n'a été levée que le 9 septembre 2019 ;
* faute d'être chiffrés, les frais bancaires liés à la saisie conservatoire pratiquée ne peuvent être indemnisés ;
* le préjudice tenant au remboursement des frais d'avocat engagés dans le cadre de la procédure d'opposition en référé devant le juge de l'exécution et pour mainlevée de l'interdiction bancaire a été intégralement réparé par la décision du juge de l'exécution du 24 juin 2019, qui a mis à la charge de l'Etat au profit du requérant la somme de 2 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ;
- s'agissant du préjudice commercial invoqué : le requérant n'apporte aucun justificatif, alors qu'il souligne lui-même dans sa requête que les dépenses afférentes à son activité agricole ont pu être réglées par sa sœur, et ne chiffre pas son préjudice ;
- s'agissant du préjudice moral invoqué : les hospitalisations invoquées, qui ont eu lieu en décembre 2018 alors que les mesures conservatoires incriminées ont été pratiquées au cours du mois de mai 2019, ne présentent aucun lien direct avec la faute reprochée ; le requérant n'apporte aucun élément de nature à démontrer l'existence d'un préjudice moral résultant de la mise en péril de son activité suite à la mise en œuvre de la saisie de ses comptes bancaires ; au demeurant, ce préjudice n'est pas chiffré ;
- s'agissant du préjudice résultant de l'atteinte à la réputation invoqué : en produisant des attestations de reconnaissance de dettes dépourvues de toute précision, le requérant n'établit pas la réalité de ce préjudice ; il n'apporte par ailleurs aucun élément de nature à établir l'existence d'une dégradation des relations avec sa banque ; au demeurant, ce préjudice n'est pas chiffré ;
- s'agissant des troubles dans les conditions d'existence : le requérant n'apporte aucun élément justifiant la réalité de ce préjudice.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code des procédures civiles d'exécution ;
- le code de l'organisation judiciaire ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Doisneau-Herry, rapporteure publique,
- et les observations de Me Dogan, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, qui a présenté à l'administration fiscale une demande indemnitaire restée sans réponse, demande au tribunal la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 150 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des mesures conservatoires abusivement engagées par l'administration fiscale à son encontre.
Sur l'exception d'incompétence :
2. Aux termes de l'article L. 511-1 du code des procédures civiles d'exécution : " Toute personne dont la créance paraît fondée en son principe peut solliciter du juge l'autorisation de pratiquer une mesure conservatoire sur les biens de son débiteur, sans commandement préalable, si elle justifie de circonstances susceptibles d'en menacer le recouvrement. / La mesure conservatoire prend la forme d'une saisie conservatoire ou d'une sûreté judiciaire ". Aux termes de l'article L. 511-2 de ce code : " Une autorisation préalable du juge n'est pas nécessaire lorsque le créancier se prévaut d'un titre exécutoire ou d'une décision de justice qui n'a pas encore force exécutoire () ". Aux termes de l'article L. 511-3 du même code : " L'autorisation est donnée par le juge de l'exécution. / Toutefois, elle peut être accordée par le président du tribunal de commerce lorsque, demandée avant tout procès, elle tend à la conservation d'une créance relevant de la compétence de la juridiction commerciale ". Aux termes de l'article L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire : " Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. / Dans les mêmes conditions, il autorise les mesures conservatoires et connaît des contestations relatives à leur mise en œuvre () / Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires () ".
3. Il résulte de ces dispositions que le législateur a conféré au juge de l'exécution une compétence exclusive en matière d'autorisation des saisies conservatoires - sous réserve de la compétence concurrente du président du tribunal de commerce dans les conditions qu'elles énoncent.
4. Il résulte de l'instruction que M. A a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les années 2008 à 2016. Par une proposition de rectification du 14 décembre 2018, le service, considérant que l'intéressé exerçait une activité occulte à caractère commercial, lui a notifié, selon la procédure d'imposition d'office, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des cotisations supplémentaires d'impôts sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. En réponse aux observations du contribuable, l'administration a, le 15 avril 2019, admis quelques modifications. Le 24 avril 2019, par trois requêtes aux fins de saisies conservatoires, le comptable public, responsable du pôle de recouvrement spécialisé d'Indre-et-Loire, a, en application des dispositions des articles L. 511-1 et R. 511-1 du code des procédures civiles d'exécution, demandé au juge de l'exécution du tribunal de grande instance de Tours l'autorisation de procéder à l'inscription d'une hypothèque judicaire sur les biens appartenant à M. A, à la saisie des soldes des sept comptes bancaires ouverts auprès du Crédit Agricole Touraine Poitou et à la saisie de son véhicule Land Rover Break, pour garantir le recouvrement des créances s'élevant, en droits et pénalités, à la somme totale de 247 378 euros. Estimant que les documents joints aux requêtes tendaient à démontrer que des créances fiscales paraissaient fondées dans leur principe et qu'il existait des circonstances susceptibles d'en menacer le recouvrement, le juge de l'exécution a, par une ordonnance du 30 avril 2019, fait droit à ces requêtes, à l'exception de celle relative à la saisie du véhicule de l'intéressé. En application de cette ordonnance, l'huissier des finances publiques a dressé deux procès-verbaux de saisies conservatoires de créances le 14 mai 2019, signifiés le 15 et 16 mai suivant à M. A. Par un jugement du 24 juin 2019, le juge de l'exécution a considéré que seule la créance en principal, assortie des intérêts de retard, soit la somme de 142 117 euros, paraissait fondée en son principe et a réduit l'ampleur des mesures conservatoires autorisées par l'ordonnance du 30 avril 2019 en ordonnant la mainlevée des inscriptions d'hypothèques provisoires à l'exception de celle concernant la résidence principale du requérant, et la mainlevée de la saisie conservatoire de deux comptes bancaires dont le compte bancaire courant. Les rappels de taxe sur la valeur ajoutée ont été mis en recouvrement le 31 octobre 2019 pour un montant de 167 968 euros et les cotisations supplémentaires d'impôts sur le revenu le 31 décembre 2019 pour un montant de 61 645 euros.
5. Il résulte de ce qui précède que les mesures précitées de saisie conservatoire ont été édictées antérieurement à l'émission des avis de mise en recouvrement des impositions résultant de la proposition de rectification du 14 décembre 2018 adressée à M. A. Ces mesures ont pour seul objet de garantir par une prise de sûreté provisoire une créance du trésor qui n'a pas encore fait l'objet d'un titre de recouvrement. Dans ces conditions, les procès-verbaux de saisie conservatoire, qui ne peuvent être regardés comme des actes de poursuite susceptibles de fonder une obligation de paiement au sens de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, constituent des décisions non détachables de la procédure purement civile d'exécution mise en œuvre avant le recouvrement de l'impôt. Par suite, la demande en réparation présentée par M. A qui est fondée sur l'exécution dommageable des mesures conservatoires autorisées par le juge de l'exécution ne relève pas de la compétence du juge administratif. Si l'accusé réception de la demande indemnitaire présentée par le requérant mentionne qu'en l'absence de réponse au 28 février 2021, il lui appartiendra, " s'il entendait contester la décision implicite de rejet () de saisir, par l'intermédiaire d'un avocat, () le tribunal administratif territorialement compétent en application de l'article R. 312-14 du CJA ", cette mention erronée ne saurait remettre en cause la répartition des compétences entre les deux ordres de juridiction.
6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par M. A doivent donc être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Sur les frais d'instance :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions indemnitaires présentées par M. A sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 14 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Dorlencourt, président,
Mme Le Toullec, première conseillère,
M. Lardennois, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 mai 2023.
La rapporteure,
Hélène B
Le président,
Frédéric DORLENCOURT
Le greffier,
Alexandre HELLOT
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026