jeudi 20 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2101520 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP CM&B COTTEREAU MEUNIER BARDON &ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 27 avril 2021 et le 14 décembre 2022, la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne, représentée par Me Derec, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner solidairement la société Eiffage Construction, la société Eiffage Construction Résidentiel, venant aux droits de la société Entreprise G. Desvaux, M. C B et M. E A à lui verser la somme de 34 411,20 euros toutes taxes comprises (TTC) en réparation du préjudice matériel subi consécutivement à la survenance d'infiltrations d'eau à l'intérieur du gymnase de la commune de Triguères (Loiret), ainsi que la somme de 5 000 euros en réparation du préjudice d'exploitation et de perturbation du service ;
2°) de condamner solidairement la société Eiffage Construction, la société Eiffage Construction Résidentiel, M. C B et M. E A aux dépens, qui comprennent les frais d'expertise judicaire liquidés à la somme de 9 000,86 euros TTC.
3°) de condamner solidairement la société Eiffage Construction, la société Eiffage Construction Résidentiel, M. C B et M. E A à lui verser la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les infiltrations en litige, qui se sont produites au cours de la période d'application de la garantie décennale, rendent l'ouvrage impropre à sa destination ; ces désordres sont imputables à la société Eiffage Construction Résidentiel, venant aux droits de la société Entreprise G. Desvaux, dès lors que l'entrepreneur ne pouvait ignorer que ces travaux étaient non-conformes aux règles de l'art, à son sous-traitant, la société SMAC, ainsi qu'aux maîtres d'œuvre et engagent, par suite, leurs responsabilités ;
- l'entier dommage étant en relation avec les travaux réalisés par ces différents intervenants, ils doivent donc être solidairement tenus à réparation, la détermination finale de la part de responsabilité des intéressés ne lui étant pas opposable ;
- les travaux de réparation s'élèvent à 22 880 euros hors-taxes (HT) au titre de la réfection du gymnase, 3 000 euros HT au titre de la réfection du dojo et 2 796 euros HT au titre de la réparation du parquet du gymnase.
Par des mémoires enregistrés le 14 septembre 2021 et le 12 janvier 2023, la société Eiffage Construction et la société Eiffage Construction Résidentiel, représentées par Me Courcelles, concluent à la mise hors de cause de la société Eiffage Construction, à la limitation des demandes de la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne à la somme de 28 676 euros HT sauf à la requérante de démontrer qu'elle ne récupère pas la TVA, à la condamnation solidaire de M. B et de M. A à garantir la société Eiffage Construction Résidentiel de toutes condamnations prononcées à son encontre à hauteur d'au moins 80% et à ce qu'il soit statué ce que de droit relativement aux frais irrépétibles et aux dépens, lesquels seront partagés entre coobligés suivant la même clé de répartition que les condamnations principales.
Elles soutiennent que :
- la société Eiffage Construction Résidentiel vient aux droits de la société Entreprise G. Desvaux ; la société Eiffage Construction est, quant à elle, étrangère au chantier en litige ;
- alors qu'aucun manquement aux règles de l'art n'a été décelé, l'erreur de conception imputable aux architectes motive l'engagement de leur responsabilité au moins à hauteur de 80% ;
- la garantie des maîtres d'œuvre lui est due à raison de leur manquement à leur obligation de conseil ;
- le préjudice d'exploitation et de perturbation invoqué n'est ni établi, ni justifié ;
- la requérante n'établissant pas ne pas récupérer la TVA, les condamnations doivent être prononcées hors taxes.
Par un mémoire enregistré le 12 janvier 2023, M. C B et M. D A, représentés par Me Bardon, concluent à titre principal, au rejet des conclusions de la requête présentées à leur encontre, à titre subsidiaire, au rejet des demandes présentées au titre des préjudices immatériels et, plus subsidiairement, à la limitation de leur responsabilité à hauteur de 10% du montant total des condamnations prononcées à leur encontre, ainsi qu'à la condamnation reconventionnelle de la société " Eiffage " à les garantir de toutes condamnations prononcées à leur encontre et en toute hypothèse à ce qu'il soit mis à la charge de la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne ou de tout succombant la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le désordre en litige imputable à une insuffisance de pente des couvertures fait suite à un vice d'exécution imputable à la société SMAC ;
- leur responsabilité personnelle n'est pas établie ;
- si un manquement au devoir de conseil venait à être retenu à leur encontre, dès lors que l'inclinaison de pente avait été précisément définie, la responsabilité de l'entrepreneur devrait demeurer prépondérante ;
- le préjudice d'exploitation et de perturbation invoqué en lien avec un désordre se manifestant très ponctuellement et supposant une combinaison de facteurs météorologiques, ne repose sur aucun justificatif précis.
Par ordonnance du 9 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 26 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des marchés publics ;
- le code civil ;
- la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Joos,
- les conclusions de Mme Best-De Gand, rapporteure publique,
- et les observations de Me Barata, représentant la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne, et de Me Courcelles, représentant la société Eiffage Construction et la société Eiffage Construction Résidentiel.
Considérant ce qui suit :
1. Par acte d'engagement du 24 mars 2005, la communauté de communes de Château-Renard a confié la réalisation de travaux de construction d'un gymnase intercommunal avec dojo situé sur le territoire de la commune de Triguères (Loiret) à la société Entreprise G. Desvaux. Par un acte du 20 février 2006, la société Entreprise G. Desvaux a sous-traité l'exécution du lot " couverture-bardage-étanchéité " à la société SMAC. La maîtrise d'œuvre a été confiée à un groupement notamment constitué par M. C B, architecte et mandataire, et M. E A, architecte. La réception des travaux a été prononcée avec réserves le 26 octobre 2006.
2. A la suite de la survenance d'infiltrations d'eau à l'intérieur du bâtiment, par une ordonnance n° 1603453 du 22 décembre 2016, le juge des référés de ce tribunal, saisi par la communauté de communes de Château-Renard le 25 octobre 2016, a prescrit une mesure d'expertise. L'expert a déposé son rapport le 5 mars 2020. La communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne, venant aux droits de la communauté de communes de Château-Renard en vertu d'un arrêté portant fusion du 9 septembre 2016 à effet au 1er janvier 2017, demande au tribunal de condamner solidairement la société Eiffage Construction, la société Eiffage Construction Résidentiel, venant aux droits de la société Entreprise G. Desvaux, M. C B et M. E A à l'indemniser des préjudices subis en raison des désordres affectant le gymnase intercommunal.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité :
3. Il résulte des principes qui régissent la garantie décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans, de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même s'ils ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans. Le constructeur dont la responsabilité est recherchée sur ce fondement ne peut en être exonéré, outre les cas de force majeure et de faute du maître d'ouvrage, que lorsque, eu égard aux missions qui lui étaient confiées, il n'apparaît pas que les désordres lui soient en quelque manière imputables.
4. En premier lieu, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise judiciaire que, de façon régulière, des infiltrations d'eau se produisent par la base des bacs translucides des couvertures dans le gymnase et par les arêtiers des couvertures dans le dojo. Il résulte également de l'instruction que ces désordres, qui ne figuraient pas au nombre des réserves émises, étaient non apparents à la date de réception de l'ouvrage. Par ailleurs, alors que l'ouvrage en litige doit assurer le clos et le couvert pour ses utilisateurs, de tels désordres sont de nature à rendre l'ouvrage impropre à sa destination.
5. En second lieu, il résulte de l'instruction, d'une part, que la pose de ces couvertures dépendant du lot " couverture-bardage-étanchéité " a été effectuée par la société SMAC, sous-traitante de la société Entreprise G. Desvaux, laquelle en répond à l'égard du maître d'ouvrage. Il s'ensuit que les désordres résultant de la mise en œuvre de ces éléments sont imputables à la société Entreprise G. Desvaux. D'autre part, il résulte également de l'instruction que les désordres en litige sont également imputables au groupement constitué par M. C B et M. E A, qui s'était vu confier une mission de maîtrise d'œuvre pour la réalisation des travaux en litige. En revanche, il ne résulte pas de l'instruction et notamment pas du rapport d'expertise que ces désordres seraient, de quelque manière que ce soit, imputables à la société Eiffage Construction, qui n'était pas titulaire du marché et qui ne vient pas aux droits de la société Entreprise G. Desvaux.
6. Il résulte de ce qui précède que la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne est uniquement fondée à rechercher la responsabilité décennale à titre solidaire de la société Eiffage Construction Résidentiel, venant aux droits de la société Entreprise G. Desvaux, de M. C B et de M. E A, laquelle est due du fait de l'imputabilité à chacune d'entre elles des mêmes désordres.
En ce qui concerne la réparation :
7. En premier lieu, s'agissant des préjudices matériels, d'une part, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise judiciaire que le coût de réparation de la couverture du gymnase, impliquant le remplacement des bacs translucides par des éléments plus longs afin d'améliorer le recouvrement et l'application des joints pour toutes les zones d'éclairement du rampant nord, est égal à 22 880 euros HT, que celui de réparation de la couverture du dojo, impliquant la pose de joints et de couvertines plus larges, est égal à 3 000 euros HT et que celui de réparation du parquet du gymnase endommagé par les infiltrations est égal à 2 796 euros HT.
8. D'autre part, le montant du préjudice dont le maître d'ouvrage est fondé à demander la réparation aux constructeurs à raison des désordres affectant l'immeuble qu'ils ont réalisé correspond aux frais qu'il doit engager pour les travaux de réfection. Ces frais comprennent, en règle générale, la taxe sur la valeur ajoutée, élément indissociable du coût des travaux, à moins que le maître de l'ouvrage ne relève d'un régime fiscal qui lui permet normalement de déduire tout ou une partie de cette taxe de celle dont il est redevable à raison de ses propres opérations. Il appartient aux constructeurs mis en cause d'apporter au juge tout élément de nature à remettre en cause la présomption de non assujettissement des collectivités territoriales à la taxe sur la valeur ajoutée et à établir que le montant de celle-ci ne devait pas être inclus dans le montant du préjudice indemnisable. Alors même que la société Eiffage Construction Résidentiel demande que le montant de la réparation soit évalué hors taxes, elle ne remet pas en cause la présomption de non assujettissement de la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne à la taxe sur la valeur ajoutée. Dès lors, le montant des réparations dues à la communauté de communes doit être calculé, comme elle le demande, toutes taxes comprises.
9. Il résulte de tout ce qui précède que la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne est fondée à demander la condamnation solidaire de la société Eiffage Construction Résidentiel, de M. C B et de M. E A à lui verser une somme totale de 34 411,20 euros TTC en réparation de l'ensemble ces désordres.
10. En second lieu, la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne demande, aux termes de sa requête, la réparation de " troubles d'exploitation et de fonctionnement du service " subis " en raison de l'impossibilité d'utiliser le gymnase en présence de flaques d'eau et du temps passé à la gestion de l'affaire ", sans autre précision. En l'absence de tout élément sur la consistance des troubles allégués, ces préjudices ne peuvent être, en l'état du dossier, regardés comme établis. Par suite, les conclusions tendant à leur réparation ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux dépens :
11. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. L'Etat peut être condamné aux dépens ".
12. Par ordonnance du 29 mai 2020, la présidente du tribunal a taxé et liquidé les frais et honoraires de l'expertise à la somme de 7 500,72 euros HT, soit 9 000,86 euros TTC. Il y a lieu de mettre cette somme à la charge définitive et solidaire de la société Eiffage Construction Résidentiel, de M. C B et de M. E A.
Sur les conclusions à fin d'appel en garantie :
13. Le recours entre constructeurs, non contractuellement liés, ne peut avoir qu'un fondement quasi-délictuel et, coauteurs obligés solidairement à la réparation d'un même dommage, ces constructeurs ne sont tenus entre eux que chacun, pour sa part, déterminée à proportion du degré de gravité des fautes qu'ils ont personnellement commises, caractérisées par un manquement dans les règles de leur art. Ils ne peuvent, en outre, être solidairement condamnés à garantir l'un d'eux que si leur faute personnelle a concouru à la survenance d'un dommage commun.
14. S'il résulte du rapport d'expertise judiciaire que les désordres cités au point 4 ont pour cause des pentes des couvertures trop faibles, il ne résulte pas de l'instruction et notamment pas du rapport d'expertise judiciaire qui mentionne que les pentes constatées " restent conformes aux pentes prescrites pour la technique " et conclut à une absence de manquement aux règles de l'art, que ces désordres seraient imputables, dans ces circonstances, à une faute personnelle du titulaire du marché ou bien encore du groupement de maîtrise d'œuvre. En conséquence, ni la société Eiffage Construction Résidentiel, venant aux droits de la société Entreprise G. Desvaux, ni le groupement constitué par M. C B et M. E A ne sont fondés à s'appeler réciproquement en garantie.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions reconventionnelles présentées à cette fin doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. D A et M. C B demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge solidaire de la société Eiffage Construction Résidentiel, de M. C B et de M. E A une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la communauté de communes et non compris dans les dépens.
17. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées, sur le même fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, par M. C B et M. E A à l'encontre des sociétés Eiffage Construction Résidentiel et Eiffage Construction.
D E C I D E :
Article 1er : La société Eiffage Construction Résidentiel, M. C B et M. D A sont condamnés solidairement à verser à la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne, la somme de 34 411,20 euros TTC au titre des désordres affectant le gymnase intercommunal.
Article 2 : Les dépens, d'un montant total de 9 000,86 euros TTC, sont mis à la charge solidaire et définitive de la société Eiffage Construction Résidentiel, de M. C B et de M. E A.
Article 3 : La société Eiffage Construction Résidentiel, M. C B et M. D A verseront solidairement à la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne, à la société Eiffage Construction, à la société Eiffage Construction Résidentiel, à M. C B et M. E A.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
M. Joos, premier conseiller,
M. Lardennois, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 2023.
Le rapporteur,
Emmanuel JOOS
La présidente,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
Le greffier,
Alexandre HELLOT
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026