vendredi 14 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2101714 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL DELPEYROUX ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 mai 2021, M. C A, représenté par la SELARL d'avocats Delpeyroux et Associés, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013, 2014 et 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la procédure d'imposition est irrégulière à défaut d'indication dans la mise en demeure de souscrire les déclarations de revenus 2014 et 2015 qui lui a été adressée le 11 juillet 2016 qu'à défaut de dépôt de ses déclarations dans un délai de trente jours, il encourrait une procédure de taxation d'office ;
- la proposition de rectification est entachée d'une insuffisante motivation résultant de l'erreur commise par le service sur la date du virement reçu de M. B ;
- une partie des sommes regardées par le service comme du chiffre d'affaires imposable n'était pas des recettes professionnelles mais des prêts émanant de tiers ;
- à défaut d'indication des sanctions encourues dans la mise en demeure qui lui a été adressée le 11 juillet 2017, l'administration n'était pas fondée à appliquer la majoration de 40 % prévue par le b du 1 de l'article 1728 du code général des impôts ;
- il ne pouvait pas faire l'objet d'une procédure d'opposition à contrôle fiscal dès lors que son état de santé justifie ses empêchements.
Par un mémoire enregistré le 27 juillet 2021, le directeur régional des finances publiques du Centre-Val de Loire et du département du Loiret conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- nonobstant la réception le 18 juillet 2016 de la mise en demeure du 11 juillet 2016 engageant le requérant à souscrire ses déclarations de revenus 2014 et 2015, ces dernières n'ont pas été souscrites dans les trente jours suivant la réception de ladite mise en demeure ; par suite, la procédure de taxation d'office a été appliquée à bon droit ;
- le requérant ne produit aucune pièce justificative au soutien de ses assertions qualifiant de prêts ou d'avances les sommes regardées par le service comme des recettes professionnelles taxables ;
- placé chronologiquement entre un crédit du 18 août 2018 et un crédit du 29 août 2018 dans le tableau figurant en annexe V à la proposition de rectification, la date de ce crédit litigieux est en réalité le 19 août 2015 comme mentionné sur le relevé bancaire sous le libellé " " virement B " ; la date du 19 septembre 2015 mentionnée dans la proposition de rectification ne résulte que d'une erreur de transcription et le crédit a été considéré comme du chiffre d'affaires à bon droit ;
- l'opposition à contrôle fiscal a été établie à la lumière de la chronologie des opérations de contrôle et à défaut pour le requérant de produire un document justifiant d'une maladie incompatible avec la tenue des opérations de contrôle sur place, la majoration pour opposition à contrôle a été appliquée à bon droit ;
- la majoration de 40 % a été appliquée à bon droit à défaut pour le requérant d'avoir souscrit les déclarations de revenus 2014 et 2015 dans le délai de trente jours suivant la réception de la mise en demeure qui lui a été adressée le 11 juillet 2016 et dont il a accusé réception le 18 juillet suivant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les conclusions de Mme Doisneau-Herry, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A exerce depuis le 1er septembre 2013 une activité individuelle de négociant automobile et de prestations de services sous l'enseigne Prestige Autos 45 pour laquelle il a opté pour le régime micro en matière de bénéfice industriel et commercial et bénéficie de la franchise en base en taxe sur la valeur ajoutée. Toutefois, pour l'année 2013, il lui a été notifié par une proposition de rectification adressée le 12 décembre 2016 que le chiffre d'affaires qu'il réalisait dépassait les seuils du régime des micro-entreprises, que son option pour ce régime était devenue caduque à compter du 1er janvier 2014 et qu'il relevait dorénavant d'un régime réel d'imposition tant en matière de bénéfices qu'en matière de taxe sur la valeur ajoutée. Malgré des mises en demeure qui lui ont été adressées le 11 juillet 2016, il n'a pas déposé de déclarations pour ses revenus des années 2014 et 2015, ni de déclaration de résultat ou de taxe sur la valeur ajoutée pour les mêmes années. Il a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er septembre 2013 au 31 décembre 2015, étendue au 31 mai 2016 en matière de taxe sur la valeur ajoutée. Avisé du contrôle fiscal auquel il était soumis, il s'est dérobé aux opérations de contrôle de sorte que le service a appliqué la procédure d'évaluation d'office prévue par l'article L. 74 du livre des procédures fiscales. A la suite de cette procédure, des rectifications en matière de taxe sur la valeur ajoutée et de bénéfices industriels et commerciaux pour les années 2014 et 2015 ont été portés à sa connaissance par lettre n° 3924 du 20 février 2017 s'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée et des bénéfices industriels et commerciaux et par lettre n° 2120 du même jour s'agissant des conséquences qu'en tirait le service en matière d'impôt sur le revenu. Par une réponse du 31 mars 2017, les rehaussements ont été maintenus à la suite des observations que l'intéressé a présentées le 16 mars précédent. A la suite de la mise en recouvrement des impositions supplémentaires mises à sa charge, M. A a, par une réclamation du 28 décembre 2020, contesté les impositions supplémentaires sur les revenus 2014 et 2015 mises à sa charge. Sa réclamation a fait l'objet d'une décision d'admission partielle du 17 février 2021. Par la présente requête, M. A sollicite la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu restant à sa charge.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
2. Aux termes l'article L. 66 du livre des procédures fiscales : " Sont taxés d'office : / 1° à l'impôt sur le revenu, les contribuables qui n'ont pas déposé dans le délai légal la déclaration d'ensemble de leurs revenus () ". Selon l'article L. 67 du même livre : " La procédure de taxation d'office prévue aux 1° et 4° de l'article L. 66 n'est applicable que si le contribuable n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure () / Il n'y a pas lieu de procéder à cette mise en demeure si le contribuable change fréquemment de lieu de séjour ou séjourne dans des locaux d'emprunt ou des locaux meublés, ou a transféré son domicile fiscal à l'étranger sans déposer sa déclaration de revenus, ou si un contrôle fiscal n'a pu avoir lieu du fait du contribuable ou de tiers ". Enfin, aux termes de l'article L. 76 du même livre : " Les bases ou éléments servant au calcul des impositions d'office et leurs modalités de détermination sont portées à la connaissance du contribuable trente jours au moins avant la mise en recouvrement des impositions. () / Les dispositions du présent article ne sont pas applicables dans les cas prévus au deuxième alinéa de l'article L. 67 ".
3. En premier lieu, il est constant que M. A n'a pas déposé dans le délai légal la déclaration détaillée de ses revenus au titre des années 2014 et 2015. L'administration fiscale lui a, en conséquence, adressé un courrier, établi le 11 juillet 2016 à partir du formulaire Cerfa n° 2111-SD, lui demandant de déposer ses déclarations.
4. Si M. A soutient que le courrier du 11 juillet 2016, insuffisamment précis et interpellatif, ne peut être regardé comme une mise en demeure, il résulte toutefois de l'instruction que cette lettre, ayant pour objet " Impôt sur le revenu - Demande de déclaration " et rédigée à partir de l'imprimé Cerfa n° 2111-SD, précise que le contribuable n'a pas transmis les déclarations détaillées de ses revenus des années 2014 et 2015, qui auraient dû être déposées respectivement pour les 19 mai 2015 et 18 mai 2016, que la production de ces documents est une obligation prévue par la loi et que le manquement à cette obligation l'expose à des sanctions détaillées au verso de la lettre. Alors qu'il n'est pas contesté par le requérant que le verso de cette lettre comportait les dispositions de l'article 170 du code général des impôts, qui prévoit la souscription, par toute personne imposable, d'une déclaration détaillée de ses revenus et bénéfices et de ses charges de famille, celles de l'article 1728 du même code, instituant des pénalités financières pour retard ou défaut de déclaration, ainsi que les dispositions des articles L. 66 et L. 67 précités du livre des procédures fiscales, selon lesquelles le contribuable encourt une taxation d'office lorsqu'il n'a pas produit la déclaration d'ensemble de ses revenus et qu'il n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure et que le courrier, à son avant dernier paragraphe, faisait mention que " Dans tous les cas, cet envoi (des déclarations) doit intervenir dans un délai maximum de trente jours à compter de la réception de la présente lettre qui constitue une mise en demeure ", la lettre du 11 juillet 2016 doit être regardée comme une mise en demeure au sens et pour l'application des dispositions précitées de l'article L. 67 du livre des procédures fiscales.
5. En outre, si M. A entend contester la mise en œuvre de la procédure d'opposition à contrôle fiscal dont il a fait l'objet en soutenant qu'il a été empêché pour des raisons médicales, il n'apporte à l'appui de ses allégations aucun élément permettant d'établir la véracité de ses dires alors qu'il résulte de l'instruction, et plus particulièrement de la chronologie des opérations de contrôle produite à l'instance, qu'il a sollicité de manière dilatoire des reports et n'a pas honoré à plusieurs reprises les rendez-vous fixés en prenant en compte les disponibilités qu'il avait exprimées. Dans ces conditions, la situation d'opposition à contrôle fiscal était caractérisée.
6. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à contester la mise en œuvre de la procédure de taxation d'office dont il a fait l'objet.
7. En second lieu, il résulte des dispositions précitées au point 2 que, lorsque les bases de l'imposition d'un contribuable ont été évaluées d'office à la suite de son opposition au contrôle fiscal, le législateur a entendu priver l'intéressé, qui s'est de lui-même placé en dehors des règles applicables à la procédure d'imposition, des garanties dont bénéficient les contribuables, qu'ils soient imposés selon la procédure contradictoire ou selon une procédure d'imposition d'office, et notamment de celles tenant à l'obligation qui pèse sur le service de mettre en demeure le contribuable de régulariser sa situation, de lui notifier une proposition de rectification motivée, et de l'informer sur l'origine et la teneur des renseignements obtenus de tiers et utilisés pour fonder l'imposition. Si l'administration adresse néanmoins au contribuable une proposition de rectification, les irrégularités entachant cette notification demeurent sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition. Aucune disposition ou stipulation non plus qu'aucun principe de valeur supra législative n'impose au service d'adresser une proposition de rectification motivée au contribuable qui s'est opposé au contrôle. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la proposition de rectification est inopérant.
Sur le bien-fondé des impositions :
S'agissant de la charge de la preuve :
8. Aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".
9. Il résulte de l'instruction que les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles M. A a été assujetti au titre des années 2014 et 2015 ont été établies à l'issue de la procédure de taxation d'office diligentée à l'encontre du requérant en application des articles L. 66 et L. 67 du livre des procédures fiscales. Dès lors, en application de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, il supporte la charge d'établir l'exagération des impositions mises à sa charge.
S'agissant des sommes qualifiées de prêts par le requérant :
10. M. A fait valoir que l'administration a rehaussé à tort le chiffre d'affaires de son activité à partir des crédits portés sur ses comptes bancaires professionnel et personnel ouverts auprès de la Caisse Régionale du Crédit Agricole Mutuel Centre Loire sous les numéros 720015511869 et 70033814154 pour des montants de 3 000 euros le 10 février 2014, 32 993,12 euros le 3 novembre 2015, 10 000 euros le 12 novembre 2015, 43 060 euros le 14 décembre 2015, 9 400 le 19 août 2015, 1 300 euros le 4 décembre 2014, 1 270 euros le 30 janvier 2015, 2 500 euros le 3 février 2015 et 50 000 euros le 29 novembre 2015, alors qu'il ne s'agit pas de recettes professionnelles taxables mais de prêts consentis par des tiers que l'administration ne pouvait pas réintégrer dans son revenu imposable. Il ne produit toutefois aucune pièce, telle qu'un contrat ou une déclaration de prêt, de nature à établir que ces sommes auraient eu la nature d'un prêt ou d'une avance non imposable. Dans ces conditions, M. A n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, que les sommes en question n'auraient pas le caractère d'un produit de son activité professionnelle. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que l'administration a réintégré les sommes correspondantes dans son revenu imposable.
Sur les pénalités :
S'agissant de la majoration de 40 % prévue par l'article 1728 du code général des impôts :
11. Aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : () / b. 40 % lorsque la déclaration ou l'acte n'a pas été déposé dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai () ".
12. M. A fait valoir qu'à défaut de mise en demeure régulière, l'administration ne pouvait lui appliquer la majoration de 40 % prévue par le b du 1° de l'article 1728 du code général des impôts. Toutefois, alors qu'il est constant que le requérant n'a pas déposé de déclarations de revenus au titre des années 2014 et 2015, pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 4, le moyen doit être écarté.
S'agissant de la majoration de 100 % prévue par l'article 1732 du code général des impôts :
13. Aux termes de l'article 1732 du code général des impôts : " La mise en œuvre de la procédure d'évaluation d'office prévue à l'article L. 74 du livre des procédures fiscales entraîne : / a. L'application d'une majoration de 100 % aux droits rappelés ou aux créances de nature fiscale qui doivent être restituées à l'Etat () ".
14. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 que M. A n'est pas fondé à solliciter la décharge de la pénalité mise à sa charge en application des dispositions précitées de l'article 1732 du code général des impôts.
15. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité des conclusions relatives à l'année 2013, que les conclusions à fin de décharge présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la directrice régionale des finances publiques du Centre-Val de Loire et du département du Loiret.
Délibéré après l'audience du 31 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Dorlencourt, président,
Mme Le Toullec, première conseillère,
M. Lardennois, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 avril 2023.
Le rapporteur,
Stéphane D
Le président,
Frédéric DORLENCOURT
La greffière,
Isabelle METEAU
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026