jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2103157 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | AUBIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2021, M. E D et Mme B F, représentés par Me Aubin, demandent au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours à verser à M. D la somme de 152 805,80 euros, à verser à Mme F la somme de 16 250 euros et à leur verser solidairement la somme totale de 7 860 euros en réparation de leurs préjudices en lien avec la prise en charge de M. D au sein de cet établissement le 25 décembre 2016, augmentées des intérêts légaux avec capitalisation à compter du 29 avril 2021 ;
2°) subsidiairement, d'ordonner une nouvelle expertise médicale et de désigner un expert hors du ressort de Tours ;
3°) de mettre à la charge du CHRU de Tours la somme de 3 000 euros à leur verser solidairement en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le CHRU de Tours a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en retardant la réalisation d'une IRM puis de l'intervention chirurgicale que nécessitait son état de santé dans les heures qui ont suivi son admission au sein de l'établissement, alors qu'il était victime d'une compression médullaire cervicale ;
- cette faute est à l'origine d'une perte de chance d'éviter les complications dont il a été victime, dont le taux doit être évalué à 65 % ;
- s'agissant des préjudices de M. D, le CHRU de Tours devra être condamné, en tenant compte d'un taux de perte de chance de 65 %, à l'indemniser à hauteur de 3 626,70 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 5 074,35 euros au titre de l'aide par tierce personne temporaire, 6 500 euros au titre des souffrances endurées avant la consolidation, 3 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire, 5 336,71 euros au titre des frais divers pré consolidation, 34 515 euros au titre du déficit fonctionnel définitif, 6 500 euros au titre des souffrances endurées post consolidation, 37 880,76 euros au titre de l'assistance par tierce personne définitive, 6 500 euros au titre du préjudice d'agrément, 6 500 euros au titre du préjudice sexuel, 5 200 euros au titre du préjudice esthétique permanent et 28 127,28 euros au titre des frais divers post consolidation ;
- s'agissant des préjudices de Mme F, le CHRU de Tours devra être condamné, en tenant compte d'un taux de perte de chance de 65 %, à lui verser les sommes de 9 750 euros au titre de son préjudice d'affection et de 6 500 euros au titre de son préjudice sexuel ;
- s'agissant des préjudices communs, le CHRU de Tours devra être condamné à leur verser la somme de 1 500 euros au titre de l'avance des frais d'expertise et 6 360 euros de frais d'avocat et de médecin-conseil ;
- subsidiairement, le rapport de l'expert, qui a été rédigé en méconnaissance du principe du contradictoire, est entaché de nullité dès lors que les parties n'ont pas pu faire valoir l'ensemble de leurs observations, que l'expert n'a pas tenu compte de leurs dires et n'a pas annexé ces derniers à son rapport, qu'ils n'ont pas eu accès aux pièces communiquées par la partie adverse, que le rapport ne procède à aucun chiffrage et n'a pas été notifié aux parties ;
- une nouvelle expertise doit être ordonnée aux frais du CHRU de Tours et l'expert désigné devra l'être hors du ressort de Tours.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 avril 2023, le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours, représenté par Me Derec, conclut au rejet de la requête et à ce que les dépens de l'instance soient mis à la charge des requérants.
Il soutient que :
- aucun lien de causalité entre la faute et le dommage allégué ni la perte de chance ne sont démontrés, ainsi que l'énonce clairement l'expert dans son rapport, dès lors que M. D n'a pas été victime de compression et que la réalisation plus précoce d'une IRM n'aurait pas conduit à une évolution plus favorable de son état de santé ;
- l'expert indique dans son rapport qu'il n'a pas réussi à obtenir de la part de M. D tous les documents nécessaires à l'accomplissement complet de sa mission ; en outre, l'expert n'avait aucune obligation de rédiger un pré rapport avant le dépôt de son rapport définitif.
La requête a été communiquée aux caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) d'Indre-et-Loire et de Loir-et-Cher, qui n'ont pas produit d'observations.
Vu :
- le rapport d'expertise du docteur A, enregistré le 11 juin 2019 ;
- l'ordonnance de la présidente du tribunal administratif d'Orléans du 18 octobre 2019, taxant les frais de l'expertise du docteur A ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Nehring ;
- les conclusions de M. Gauthier, rapporteur public ;
- et les observations de Me Aubin, représentant les consorts D et de Me Derec, représentant le centre hospitalier régional universitaire de Tours.
Considérant ce qui suit :
1. M. E D, né le 29 juillet 1943, a été admis au service des urgences du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) Trousseau de Tours le 25 décembre 2016 à 3 heures 30, en raison d'un déficit sensitif, puis moteur, des membres inférieurs, qui s'est aggravé au cours de la matinée. Une IRM a été réalisée à 11 heures, qui a fait apparaitre une sténose modérée du canal rachidien en C4, C5 et C7, évocatrice d'une ischémie médullaire. Une intervention de décompression préventive par laminectomie cervicale de C4 à C7 a été réalisée à 16 heures le même jour. M. D est resté hospitalisé au CHRU de Tours jusqu'au 3 janvier 2017. Malgré l'amélioration de son état de santé postérieurement à l'intervention, M. D a conservé une tétraparésie partielle.
2. M. D a saisi le juge des référés du tribunal administratif d'Orléans le 8 mars 2018 d'une requête en référé expertise. Par ordonnance du 12 juin 2018, la présidente de ce tribunal a désigné le docteur A comme expert. Ce dernier a rendu son rapport le 11 juin 2019. Par courrier du 29 avril 2021, les consorts D ont présenté une demande préalable indemnitaire auprès du CHRU de Tours, qui a été implicitement rejetée. Par la requête ci-dessus analysée, les consorts D demandent au tribunal de condamner le CHRU de Tours à verser à M. D la somme de 152 805,80 euros, à verser à Mme F la somme de 16 250 euros et à leur verser solidairement la somme de 7 860 euros en réparation de leurs préjudices en lien avec la prise en charge de M. D au sein de cet établissement le 25 décembre 2016.
Sur les demandes indemnitaires des consorts D :
En ce qui concerne la régularité du rapport d'expertise :
3. Aux termes de l'article R. 621-7 du code de justice administrative, dans sa version applicable au litige : " Les parties sont averties par le ou les experts des jours et heures auxquels il sera procédé à l'expertise ; cet avis leur est adressé quatre jours au moins à l'avance, par lettre recommandée. / Les observations faites par les parties, dans le cours des opérations, sont consignées dans le rapport. ". Aux termes de l'article R. 621-9 du même code : " Le rapport est déposé au greffe en deux exemplaires. Des copies sont notifiées par l'expert aux parties intéressées. () ".
4. Les consorts D soutiennent que le caractère contradictoire de l'expertise, confiée au docteur A, a été méconnu dès lors qu'ils n'ont pas pu faire valoir leurs observations quant à la position de l'expert, qu'ils n'ont pas été avertis du dépôt du rapport d'expertise en mai 2019 alors qu'ils avaient des observations à formuler, qu'ils n'ont pas pu avoir accès aux pièces produites par la partie adverse, que l'expert n'a pas émis de pré-rapport, qu'il n'a pas procédé au chiffrage des préjudices allégués et que le rapport n'a pas été notifié aux parties. Toutefois, en premier lieu, les dispositions précitées des articles R. 621-7 et R. 621-9 du code de justice administrative n'imposaient pas, à la date de l'expertise, que l'expert rédige un pré rapport comprenant les dires des parties ni qu'il réponde aux dires des parties ni, enfin, qu'il les avertisse de la date de remise de son rapport. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que les requérants ont sollicité auprès du CHRU de Tours plusieurs documents relatifs aux protocoles médicaux suivis par cet établissement et qu'ils en ont obtenu communication par courrier du 11 mars 2019. En troisième lieu, il ressort du rapport du docteur C, médecin conseil des requérants, que ces derniers ont pu, ainsi que leur conseil, discuter de la position de l'expert lors de la réunion d'expertise du 10 septembre 2019. En quatrième lieu, la circonstance que l'expert n'a pas procédé au chiffrage des préjudices allégués est sans incidence sur la régularité de l'expertise dès lors que l'expert a conclu à l'absence de causalité entre la faute commise par le CHRU de Tours et le dommage allégué par les requérants. En dernier lieu, la circonstance que les requérants n'ont pas reçu de copie du rapport d'expertise est, en tout état de cause, sans incidence sur la régularité de l'expertise, alors au demeurant qu'ils ont eux-mêmes produit ce document dans la présente instance. Par suite, les consorts D ne sont pas fondés à soutenir que le rapport d'expertise du docteur A a méconnu le principe du contradictoire.
En ce qui concerne la responsabilité du CHRU de Tours :
5. Aux termes du premier alinéa du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. ".
6. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du docteur A enregistré le 11 juin 2019, que M. D a été admis au service des urgences du CHRU Trousseau de Tours le 25 décembre 2016 à 3 heures 30 en raison d'un déficit sensitif, puis moteur, des membres inférieurs pouvant évoquer une ischémie cervicale. L'équipe médicale du centre hospitalier de Trousseau a refusé la réalisation d'une IRM au motif de l'absence d'un neuroradiologue sur place. En raison de l'aggravation importante de la paralysie des membres du patient, il a finalement été décidé de réaliser une IRM à 11 heures. L'expert indique dans son rapport que ce retard de décision, qu'il évalue à une durée de six heures, n'est pas conforme aux règles de l'art alors que M. D était atteint d'un déficit moteur para-parétique nécessitant une IRM dans les délais les plus courts. Ainsi, le CHRU de Tours a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
En ce qui concerne les préjudices :
7. D'une part, s'agissant des souffrances endurées par M. D le 25 décembre 2016, il résulte de l'instruction que ce dernier a été conscient de l'aggravation importante de la paralysie dont il était victime durant la matinée du 25 décembre 2016, entre l'heure de son arrivée aux urgences et l'heure de la réalisation d'une IRM et qu'il a pu ressentir une anxiété durant cette période. Dès lors que l'expert a estimé le retard de prise en charge à une durée de six heures, les souffrances endurées liées à l'anxiété qu'a éprouvée M. D durant ce laps de temps, le matin du 25 décembre 2016, est imputable à la faute commise par le CHRU de Tours. Il y a lieu d'évaluer ce préjudice à la somme de 500 euros.
8. D'autre part, s'agissant de l'ensemble des autres préjudices allégués par M. D et par Mme D, il résulte de l'expertise du docteur A que l'IRM réalisée le 25 décembre 2016 ainsi que celle réalisée le 27 décembre suivant ont mis en évidence des lésions rachidiennes dégénératives anciennes et un canal cervical étroit de C3 à C7 sans compression de la moelle et que, dans ces conditions, le retard de diagnostic consécutif à la faute de l'équipe médicale n'a pas conduit à un retard thérapeutique. L'expert ajoute que la réalisation de l'IRM sans retard et dans un délai conforme n'aurait pas conduit à une éventualité plus favorable pour le patient, dès lors que l'ischémie médullaire sans compression dont été atteint l'intéressé n'aurait pas été améliorée par une chirurgie plus précoce. L'expert précise à cet égard que si l'acte chirurgical dont a bénéficié M. D était une option acceptable, il ne présentait pas toutefois un caractère indispensable et une abstention avec renouvellement de l'IRM aurait également constitué une option acceptable. Les requérants contestent cette analyse expertale et produisent un compte rendu de la réunion d'expertise du 10 septembre 2018, rédigé par leur médecin conseil, le docteur C, qui a indiqué lors de cette réunion qu'il était impossible d'affirmer que l'intervention dont a bénéficié M. D n'avait été d'aucune utilité et qu'il n'était pas impensable que les séquelles eussent été moins importantes si cette opération avait eu lieu plus tôt, ce qui, selon lui, constituait une perte de chance. Ce faisant, le médecin conseil des requérants ne remet pas en cause l'avis de l'expert indiquant que la décision opératoire prise par l'équipe médicale du CHRU de Tours n'était pas obligatoire et qu'elle ne présentait pas un caractère d'urgence. Dans ces conditions, l'analyse du docteur C ne permet pas de remettre en cause l'avis de l'expert excluant, en l'absence de constat d'une compression médullaire, le lien de causalité entre les séquelles neurologiques présentées par M. D et le retard fautif de réalisation de l'IRM. Par suite, les requérants ne démontrent pas l'existence d'un lien de causalité direct et certain entre l'ensemble des autres préjudices dont ils se prévalent et le retard de diagnostic fautif imputable à l'équipe médicale du CHRU de Tours.
9. Il résulte de ce qui précède que les consorts D sont seulement fondés à demander la réparation des souffrances endurées par M. D le 25 décembre 2016, pendant une durée de six heures. Ils ne sont en revanche pas fondés à demander l'indemnisation des autres préjudices dont ils se prévalent. Dès lors, et sans qu'il soit besoin d'ordonner avant dire droit une nouvelle expertise, le CHRU de Tours doit être condamné à verser à M. D une somme de 500 euros au titre des préjudices liés à la prise en charge de ce dernier le 25 décembre 2016.
Sur les intérêts :
10.Aux termes de l'article 1231-6 du code civil : " Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte () ".
11. Les consorts D demandent que les indemnités qui leurs sont allouées soient assorties des intérêts au taux légal avec capitalisation. Il y a lieu d'y faire droit, à compter du 3 mai 2021, date de réception par le centre hospitalier de leur demande préalable. Ces intérêts produiront eux-mêmes intérêts à compter du 3 mai 2022.
Sur les dépens
12. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. ".
13. Il y a lieu de mettre à la charge définitive du CHRU de Tours les frais et honoraires de l'expertise ordonnée le 12 juin 2018 et confiée au docteur A, liquidés et taxés à la somme de 1 500 euros par ordonnance n° 1800905 du 18 octobre 2019.
Sur les frais exposés non compris dans les dépens :
14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des consorts D présentées au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier régional universitaire de Tours est condamné à verser à M. D une somme de 500 euros. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 mai 2021. Les intérêts échus à la date du 3 mai 2022 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date, seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 2 : Les frais et honoraires de l'expertise du docteur A, ordonnée le 12 juin 2018, liquidés et taxés à la somme de 1 500 euros, sont mis à la charge du centre hospitalier régional universitaire de Tours.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D et de Mme F est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E D, à Mme B F, au centre hospitalier régional universitaire de Tours, à la caisse primaire d'assurance maladie d'Indre-et-Loire et à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher.
Copie en sera adressée à l'expert.
Délibéré après l'audience du 6 juin 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Rouault-Chalier, présidente,
Mme Palis De Koninck, première conseillère,
M. Nehring, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
Le rapporteur,
La présidente,
Virgile NEHRING
Patricia ROUAULT-CHALIER
La greffière,
Nadine REUBRECHT
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026