vendredi 29 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2103688 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP LE METAYER & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 15 octobre 2021, enregistrée le 18 octobre 2021 au greffe du tribunal administratif d'Orléans, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis la requête de M. C D au tribunal administratif d'Orléans en application des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative.
Par une requête enregistrée le 22 juillet 2021, M. C D, représenté par Me Berger, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 27 mai 2021 rejetant sa réclamation préalable ;
2°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015 et 2016 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
Sur la procédure d'imposition :
- la proposition de rectification du 31 mai 2018 est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales dès lors que n'y figure aucun détail des distributions réalisées par la société à son profit ;
- la décision de rejet partiel de sa réclamation préalable est insuffisamment motivée dès lors que le service a omis d'y préciser le quantum restant en litige au titre de l'année 2016 ;
Sur le bien-fondé des impositions :
- les sommes qualifiées de revenus distribués au sens du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts constituent la contrepartie financière d'une cession d'encours fournisseurs et de crédits par son ancienne entreprise individuelle à la SARL Car Services Manutention ; ces encours et crédits ont permis l'acquisition de véhicules et matériels par son entreprise individuelle au final cédés par la société Car Services Manutention ; corrélativement, la trésorerie nécessaire a été transférée de la société vers son compte ; les sommes litigieuses constituent donc la contrepartie financière que la société aurait dû débourser si elle avait dû procéder à l'acquisition des véhicules et matériels qu'elle a cédés ;
- s'agissant des chèques dont l'administration prétend qu'ils lui ont bénéficié, il a fourni au service un ensemble de justificatifs et par ailleurs si le service fait mention d'un compte n° 30921337405 pour trois opérations totalisant un montant de 4 800 euros, ce compte n'existe pas auprès de la Banque Populaire Rives de Paris ;
- par ailleurs, s'agissant du compte n° 30419040222 visé par le service vérificateur, il n'en est pas le titulaire ;
- enfin, les chèques n° 0000144, n° 0000155 et n° 0000036 n'ont à aucun moment été déposés sur un compte ouvert à son nom.
Par un mémoire enregistré le 15 mars 2022, le directeur régional des finances publiques du Centre-Val de Loire et du département du Loiret conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les propositions de rectification des 31 mai et 10 juillet 2018 exposent clairement les motifs de droit et de fait à l'origine des rectifications ; il y est notamment expressément fait référence aux dispositions du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts et au détail des sommes regardées comme distribuées ;
- le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision du 27 mai 2021 d'acceptation partielle de la réclamation est inopérant ;
- s'agissant du bien-fondé des impositions, le requérant n'apporte aucune justification probante ;
- s'agissant du compte n° 30419040222, il s'agit d'un compte ouvert auprès de la Banque populaire Val de France au nom du requérant et de Mme B A ; le requérant est donc présumé avoir bénéficie des sommes qui y ont été versées par la société en 2016 ;
- concernant les trois chèques émis en 2015, ils ont été émis à l'ordre du requérant et revêtus de sa signature et ont été encaissés sur le compte courant dont il est titulaire à la Banque Populaire Rives de Paris.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lardennois,
- les conclusions de Mme Doisneau-Herry, rapporteure publique,
- et les observations de Me Berger, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. La société à responsabilité limitée Car Services Manutention, dont M. D est l'unique associé et gérant, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices clos en 2015 et 2016. Dans le prolongement des rappels visant la société, des rectifications en matière d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2015 et 2016 ont été portées à la connaissance de M. C D par une proposition de rectification du 31 mai 2018. A la suite des observations formulées par l'intéressé le 1er juillet 2018, une nouvelle proposition de rectification datée du 10 juillet 2018, annulant et remplaçant la proposition de rectification du 31 mai 2018 en ce qui concerne l'année 2016, lui a été adressée et par une réponse aux observations du contribuable en date du 9 août 2018, les rectifications relatives à l'année 2015 ont été confirmées. Le 15 août 2018, M. D a présenté des observations en réponse à la proposition de rectification du 10 juillet 2018 portant sur l'année 2016 et a présenté de nouvelles observations relatives à l'année 2015. Par deux courriers de réponse aux observations du contribuable datés du 24 septembre 2018, l'administration n'a que partiellement fait droit aux observations du requérant. Les impositions litigieuses ont été mises en recouvrement le 31 décembre 2018 par deux avis datés des 11 et 12 décembre 2018. M. D a contesté les impositions mises à sa charge par deux réclamations, l'une du 21 décembre 2018 portant sur l'année 2015, et l'autre du 16 janvier 2019 portant sur les années 2015 et 2016. Par une décision du 27 mai 2021, l'administration a partiellement admis les réclamations de M. D en lui accordant un dégrèvement, en droits et pénalités, d'un montant total de 113 334 euros correspondant aux revenus regardés comme distribués en application des dispositions du 1 du 1° de l'article 109 du code général des impôts au titre des années 2015 et 2016 tout en maintenant dans leur intégralité les rehaussements mis en recouvrement au titre des revenus regardés comme distribués au titre des années 2015 et 2016 en application des dispositions du 2° du 1 de l'article 109 du même code.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant rejet de la réclamation préalable :
2. La décision par laquelle l'administration fiscale statue sur la réclamation contentieuse d'un contribuable ne constitue pas un acte détachable de la procédure d'imposition. Elle n'est pas susceptible d'être déférée à la juridiction administrative par la voie du recours pour excès de pouvoir et peut seulement faire l'objet d'un recours de plein contentieux tendant à la décharge des impositions contestées, présenté au titre de la procédure prévue par les articles L. 199 et R. 199-1 et suivants du livre des procédures fiscales. Par suite, les conclusions de la société requérante tendant à l'annulation de la décision du 27 mai 2021 sont irrecevables.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la procédure d'imposition :
3. En premier lieu, la société requérante ne peut utilement invoquer à l'appui de sa requête le fait que la décision de rejet partiel de ses réclamations préalables serait insuffisamment motivée, cette circonstance étant sans influence sur la régularité et le bien-fondé des impositions contestées.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation () ". Selon l'article R. 57-1 du même livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée () ". Il résulte de ces dispositions que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les redressements envisagés, de façon à permettre au contribuable de formuler ses observations de façon entièrement utile. Hormis le cas où elle se réfère à un document qu'elle joint à la proposition de rectification ou à la réponse aux observations du contribuable, l'administration peut satisfaire cette obligation en se bornant à se référer aux motifs retenus dans une proposition de rectification, ou une réponse aux observations du contribuable, consécutive à un autre contrôle et qui lui a été régulièrement notifiée, à la condition qu'elle identifie précisément la proposition ou la réponse en cause et que celle-ci soit elle-même suffisamment motivée.
5. Le requérant soutient que la proposition de rectification qui lui a été adressée par l'administration le 31 mai 2018 est insuffisamment motivée dans la mesure où n'y figure pas le détail des revenus regardés comme distribués au sens du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts.
6. Toutefois, d'une part, il résulte de l'instruction que cette proposition de rectification du 31 mai 2018 a été annulée et remplacée en ce qu'elle concernait l'année 2016 par une nouvelle proposition de rectification en date du 10 juillet 2018. Dès lors, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté comme inopérant en ce qu'il concerne l'année 2016.
7. D'autre part, il ressort de l'examen de la proposition de rectification du 31 mai 2018 en ce qu'elle concerne l'année 2015 que si effectivement elle ne comporte aucun détail des sommes regardées comme distribuées au sens du 1° du 1 de l'article 109 du code général des impôts - cette circonstance ayant justifié le dégrèvement des impositions correspondant à ce chef de rehaussement et qui ne sont plus ainsi en litige -, s'agissant des revenus regardés comme distribués au sens du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, figure en annexe un extrait de la proposition de rectification adressée à la société Car Services Manutention le 25 mai 2018 précisant le détail des sommes qualifiées de revenus distribués en application du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts. En outre, cet extrait mentionne que l'administration a fait usage de son droit de communication auprès de la Banque Populaire et qu'au titre de l'exercice clos en 2015 et au regard de la comptabilité fournie, il a été constaté que des chèques émis par la société et comptabilisés au débit du compte d'attente 47100000 ont été encaissés par le requérant pour un montant total de 20 510 euros dont le détail chèque par chèque est repris dans un tableau récapitulatif.
8. Enfin, dans l'hypothèse où le requérant aurait entendu soulever un même moyen tiré de l'insuffisante motivation de la proposition de rectification du 10 juillet 2018 portant sur l'année 2016, un même extrait comprenant les mêmes précisions et un tableau récapitulatif du même type est repris dans la proposition de rectification.
9. Ainsi, les propositions de rectification adressées au requérant comportaient l'ensemble des éléments lui permettant de formuler utilement ses observations sur les impositions restant en litige et doivent être regardées comme suffisamment motivées et régulières au regard des dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions :
10. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : () / 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts non prélevés sur les bénéfices () ".
11. En premier lieu, M. D soutient que les sommes qualifiées de distribuées par l'administration constitueraient la contrepartie financière des sommes que la société aurait dû débourser si elle avait dû procéder à l'acquisition des véhicules et matériels acquis du fait de la reprise de son activité d'auto-entrepreneur et que la société aurait par la suite revendus. A l'appui de ses allégations, le requérant produit une attestation établie le 30 juin 2018 par la Banque Populaire Rives de Paris certifiant que les virements effectués courant 2015 et courant 2016 en provenance du compte professionnel " 22216075498 Car Services Manutention " au profit du compte professionnel " EI Mr D C Car Service " ont permis la régularisation de l'ancien compte professionnel du requérant " à savoir le remboursement des prêts professionnels, des frais de fonctionnement professionnel ". Toutefois, l'attestation produite par le requérant d'une part, ne détaille pas les sommes qui auraient été destinées aux remboursements allégués, et d'autre part, s'agissant de l'année 2015, ne fait mention que de virements alors que le redressement dont M. D a fait l'objet au titre de cette année résulte exclusivement de l'émission par la société de chèques au profit de M. D. Par ailleurs, aucun autre justificatif n'est produit par le requérant de nature à établir la réalité de ses allégations.
12. En second lieu, M. D entend faire valoir qu'il n'a pas appréhendé une partie des sommes regardées comme distribuées. A ce titre, il fait valoir que d'une part, le compte n° 30921337405, mentionné dans le tableau énumérant les montants litigieux de l'année 2015, joint en annexe à la proposition de rectification du 31 mai 2018, concernant trois chèques d'un montant global de 4 800 euros, n'existe pas auprès de la Banque Populaire Rives de Paris, d'autre part, qu'il n'est pas le titulaire du compte n° 30419040222, mentionné pour un chèque d'un montant de 1 000 euros dans la proposition de rectification du 31 mai 2018 et pour un chèque d'un montant de 1 500 euros dans celle du 10 juillet 2018, et qu'enfin, les chèques n° 0000144, n° 0000155 et n° 0000036 mentionnés au titre de l'année 2015 n'ont à aucun moment été déposés sur un compte ouvert à son nom.
13. Pour soumettre à l'impôt sur le revenu des sommes sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, il incombe à l'administration d'établir qu'elles ont été mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts. La circonstance que le contribuable que l'administration entend imposer soit le maître de l'affaire est à cet égard sans incidence.
14. Il résulte de l'instruction, et il n'est pas utilement contredit par le requérant, que d'une part, s'agissant des trois chèques émis par la société Car Services Manutention pour un montant cumulé de 4 800 euros, ces chèques sont à l'ordre respectivement de Car Service D, D Cars Services et D C et qu'ils ont été endossés de la mention manuscrite 30921337405 correspondant au numéro d'un compte bancaire ouvert à la Banque Populaire Val de France au nom du requérant et de la signature de M. D, d'autre part, le compte n° 30419040222 est un compte courant bancaire ouvert à la Banque Populaire Val de France dont les titulaires sont le requérant et Mme B A et le requérant ne justifie par aucun élément probant ne pas avoir appréhendé personnellement le montant des sommes encaissées sur ce compte, et enfin, les trois chèques émis en 2015 à l'ordre de M. D ont été endossés de la signature du requérant et ont été encaissés sur le compte courant bancaire ouvert au nom du requérant à la Banque Populaire Rives de Paris sous le n° 21215082876. Dès lors, alors qu'au demeurant M. D n'apporte aucun élément probant de nature à justifier que les sommes considérées correspondent à des dépenses exposées dans l'intérêt de la société, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve de l'existence et du montant des distributions ainsi que de leur appréhension par le requérant, associé unique et gérant de la société Car Services Manutention.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par M. D doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance et aux dépens :
16. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans l'instance, la somme de 3 000 euros réclamée.
17. D'autre part, la présente instance ne comporte aucun dépens et par suite, les conclusions tendant à leur remboursement doivent en tout état de cause être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D et à la directrice régionale des finances publiques du Centre-Val de Loire et du département du Loiret.
Délibéré après l'audience du 15 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Dorlencourt, président,
M. Lardennois, premier conseiller,
Mme Dicko-Dogan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2024.
Le rapporteur,
Stéphane LARDENNOIS
Le président,
Frédéric DORLENCOURT
La greffière,
Isabelle METEAU
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026