LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2104226

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2104226

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2104226
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantBALLADUR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 novembre 2021, Mme A, représentée par Me Balladur, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Vernouillet à lui verser la somme de 26 719,86 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'inondation de sa maison d'habitation ;

2°) d'enjoindre à la commune de Vernouillet de faire cesser les dommages qu'elle a subis en réalisant des travaux sur la voirie afin de doubler les bouches avaloirs situés à proximité immédiate de sa maison d'habitation et de les équiper de lames de surverse, dans un délai de 2 mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 15 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Vernouillet les dépens de l'instance s'élevant à 4 529,36 euros ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Vernouillet la somme de 3 750 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité sans faute de la commune est engagée du fait des dommages accidentels causés à sa maison d'habitation, l'inondation résultant d'une obstruction du réseau d'évacuation des eaux pluviales causée par le déplacement des copeaux de bois répandus sur l'espace vert situé en face de sa propriété ;

- elle a la qualité de tiers à ce dommage accidentel et n'a, par suite, pas à démontrer le caractère grave et spécial des préjudices subis ;

- à titre subsidiaire, la responsabilité de la commune est engagée pour faute pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage ;

- à titre subsidiaire, la responsabilité de la commune est engagée du fait d'un dommage de travaux publics permanent ayant causé un préjudice grave et spécial ;

- le dommage est imputable à la commune qui a signé une convention de maitrise d'ouvrage avec le département ;

- elle doit être indemnisée de la somme totale de 26 719,86 euros correspondant à :

o 14 469,86 € au titre du solde lui restant dû en réparation au titre des préjudices matériel et financier

o 8 000 euros de préjudice de jouissance ;

o 4 250 euros de préjudice moral.

Une mise en demeure a été adressée le 8 décembre 2022 à la commune de Vernouillet qui n'a pas produit d'observations.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- l'ordonnance du 27 novembre 2018 par laquelle le président du tribunal a taxé les frais de l'expertise réalisée par M. B.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gasnier

- les conclusions de Mme Best de Gand rapporteure publique,

- et les observations de Me Balladur, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Dans la nuit du 25 au 26 août 2011, la commune de Vernouillet (Eure-et-Loir) a subi d'importantes précipitations ayant entrainé l'inondation de la maison d'habitation de Mme A située sur le territoire de cette commune (parcelle cadastrée section AR n°66). De nouvelles précipitations survenues le 5 mai 2012 ont endommagé, dans une moindre mesure, le sous-sol de la maison de l'intéressée. Par ordonnance du 27 avril 2017, le président du tribunal administratif d'Orléans a désigné un expert, sur requête de Mme A, pour analyser la cause des dommages et évaluer ses préjudices. L'expert a rendu son rapport le 21 septembre 2018. Mme A a ensuite adressé une demande préalable à la commune de Vernouillet le 29 juillet 2021 afin d'obtenir l'indemnisation de ses préjudices non réparés par l'indemnisation qu'elle a déjà perçue. Cette réclamation ayant été implicitement rejetée par la commune, Mme A demande au tribunal de condamner la commune de Vernouillet à lui verser la somme 26 719,86 euros en réparation des préjudices que lui a causé l'inondation de sa maison d'habitation.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la responsabilité :

2. D'une part, le maître de l'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu'ils subissent lorsque le dommage n'est pas inhérent à l'existence même de l'ouvrage public ou à son fonctionnement et présente, par suite, un caractère accidentel.

3. D'autre part, aux termes des stipulations de l'article 6 de la convention de maitrise d'ouvrage signée entre la commune de Vernouillet et le département de l'Eure-et-Loir : " () à l'intérieur de l'agglomération, la commune demeure maitre d'ouvrage, sur le domaine public départemental, des travaux portant notamment sur / - la réalisation des trottoirs / - la réalisation d'aménagements de sécurité / - l'écoulement des eaux pluviales ". Aux termes de l'article 10 de cette convention : " sous réserve de l'appréciation souveraine des tribunaux, la commune sera seule responsable des dommages causés au biens et aux personnes du fait du mauvais état de l'un des éléments évoqués à l'article 6 ".

4. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'à la suite d'importantes précipitations survenues dans la nuit du 25 au 26 août 2011 et le 5 mai 2012, la maison d'habitation de Mme A a été gravement endommagée par les inondations provoquées par le ruissellement des eaux de pluie qui s'étaient accumulées sur le carrefour giratoire contigu à sa propriété. Il résulte du rapport d'expertise judiciaire que ces dommages trouvent leur origine dans l'obstruction des avaloirs du carrefour giratoire par des copeaux de bois répandus sur le terre-plein situé en face de la propriété de la requérante et entrainés par l'écoulement des eaux. Il résulte également de l'instruction que ces dommages ont été aggravés par l'insuffisance des avaloirs de collecte des eaux pluviales au droit des propriétés situées dans la rue de Crécy, desservant la propriété de la requérante, et par l'absence d'équipement de ces avaloirs d'une lame de surverse. Il en résulte que les dommages subis par Mme A ne sont pas inhérents à l'existence ou au fonctionnement d'un ouvrage public mais trouvent leur cause directe dans le fonctionnement anormal des avaloirs du giratoire, lesquels constituent des ouvrages publics accessoires de la voirie, qui ont fait obstacle à la collecte des eaux de pluie et à son évacuation par le réseau des eaux pluviales. Ils revêtent, par suite, un caractère accidentel.

5. En deuxième lieu, les dommages subis par la requérante sont survenus alors qu'elle n'utilisait pas les ouvrages publics en cause. Mme A avait dès lors la qualité de tiers.

6. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 4 que l'origine du dommage trouve sa cause, non dans l'insuffisant dimensionnement du réseau d'évacuation des eaux pluviales, mais dans l'obstruction et l'insuffisance des avaloirs des eaux pluviales, ouvrages publics constituant l'accessoire de la voirie. En application des stipulations de la convention de maitrise d'ouvrage précitées, la commune de Vernouillet est responsable des dommages causés du fait de l'exécution de travaux sur cet espace et de l'absence d'entretien de ce dernier. Les dommages sont par suite imputables à la commune de Vernouillet.

7. Il s'ensuit que Mme A est fondée à engager la responsabilité sans faute de la commune de Vernouillet.

En ce qui concerne les préjudices :

S'agissant des préjudices patrimoniaux :

Quant aux préjudices matériels et financiers :

8. En premier lieu, d'une part, le montant des biens détruits du fait l'inondation a été estimé par un rapport d'expertise amiable de l'assurance de Mme A à la somme totale de 18 596, 20 euros après application d'un coefficient de vétusté. D'autre part, Mme A justifie, par les factures qu'elle produit, de la valeur de plusieurs biens détruits par l'inondation acquis au mois de juin 2011 (réfrigérateur, congélateur, gazinière et barbecue électrique) à hauteur de 856,62 euros, qui avait été estimés par le rapport amiable de son assurance à la somme de 487 euros. La requérante est ainsi fondée à obtenir la somme complémentaire de 369,62 euros correspondant à la valeur réelle des biens électroménagers endommagés par l'accident sans application d'un coefficient de vétusté. Il s'ensuit que le préjudice matériel résultant de la perte des biens de Mme A s'élève à 18 965,82 euros. Il y a, dès lors lieu de lui allouer cette somme.

9. En deuxième lieu, Mme A est fondée à solliciter la somme de 179,80 euros correspondant aux frais de blanchisserie acquittés pour le nettoyage des vêtements non-détruits par l'inondation.

10. En troisième lieu, Mme A a exposé des frais de réparation de la façade de sa maison d'habitation. Il y a lieu de retenir la somme de 750 euros proposée par l'expert judiciaire correspondant à la fraction du prix des travaux en lien direct avec les conséquences de l'inondation.

11. En quatrième lieu, il sera alloué à la requérante la somme de 1 000 euros qu'elle a exposée au titre des frais de nettoyage de sa maison d'habitation en conséquence de l'inondation.

12. En cinquième lieu, Mme A sollicite le versement de la somme de 339,36 euros au titre des frais de chauffage qu'elle a supportés pour réchauffer son habitation durant son relogement entre le mois d'août 2011 et décembre 2011. Ce préjudice étant en lien direct avec l'inondation survenue, il y a lieu de lui allouer la somme de 339,36 euros.

Quant aux frais de relogement :

13. Les conséquences dommageables de l'inondation ont rendu la propriété de Mme A impropre à l'habitation. La requérante a été contrainte de loger dans un autre bien sous contrat de location jusqu'au 23 novembre 2011. Il lui sera allouée la somme de 1 701,76 euros au titre des loyers versés toutes charges comprises, des services souscrits et des frais d'assurance.

14. Il résulte de ce qui précède que les préjudices patrimoniaux de Mme A doivent être évalués à la somme de 22 936,74 euros. Il résulte de l'instruction que la requérante a déjà été indemnisée par son assurance, pour ces postes de préjudices, à hauteur de 8 466,88 euros. Il sera par suite alloué à Mme A la somme de 14 469,86 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux.

S'agissant des préjudices extra-patrimoniaux :

15. Mme A demande, pour elle-même et son jeune fils, l'indemnisation de la somme de 8 000 euros au titre des troubles de jouissance de son bien et des troubles dans ses conditions d'existence ainsi que la somme de 4 250 euros au titre du préjudice moral subi par elle et son fils en raison des circonstances des deux sinistres subis et du jeune âge de son enfant.

16. En premier lieu, les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral résultant de circonstances du sinistre et des conséquences du relogement ont trait au même chef de préjudice.

17. D'une part, si la requérante fait valoir être suivie depuis le 10 février 2015 pour un syndrome anxio-dépressif, il ne résulte pas de l'instruction que ces souffrances soient en lien direct avec l'inondation survenue, pour la plus récente, trois années auparavant.

18. D'autre part, il résulte de l'instruction que l'inondation survenue au milieu de la nuit a gravement endommagé la maison de Mme A. Il résulte de l'instruction que Mme A a été contrainte de résider en dehors de son habitation pendant 4 mois avec un enfant en bas-âge et que cet incident s'est reproduit, bien que dans des circonstances d'une gravité moindre, moins d'un an plus tard. Compte tenu des circonstances de ces sinistres et du caractère temporaire des troubles qu'ils ont pu engendrer, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par la requérante et son fils en leur allouant la somme globale de 2 000 euros.

19. En deuxième lieu, les troubles de jouissance alléguées ont déjà fait l'objet d'une indemnisation au titre des frais de relogement et du préjudice moral. Par suite, la requérante ne peut prétendre à une indemnisation à ce titre.

20. Il résulte de ce qui précède que la commune de Vernouillet doit être condamnée à verser à Mme A la somme de 16 469,86 euros au titre des préjudices qu'elle a subis du fait des conséquences dommageables de l'inondation provoquée par l'ouvrage public dont elle avait la garde.

Sur l'injonction demandée :

21. Lorsque le juge administratif condamne une personne publique responsable de dommages qui trouvent leur origine dans l'exécution de travaux publics ou dans l'existence ou le fonctionnement d'un ouvrage public, il peut, saisi de conclusions en ce sens, s'il constate qu'un dommage perdure à la date à laquelle il statue du fait de la faute que commet, en s'abstenant de prendre les mesures de nature à y mettre fin ou à en pallier les effets, la personne publique, enjoindre à celle-ci de prendre de telles mesures. Pour apprécier si la personne publique commet, par son abstention, une faute, il lui incombe, en prenant en compte l'ensemble des circonstances de fait à la date de sa décision, de vérifier d'abord si la persistance du dommage trouve son origine non dans la seule réalisation de travaux ou la seule existence d'un ouvrage, mais dans l'exécution défectueuse des travaux ou dans un défaut ou un fonctionnement anormal de l'ouvrage et, si tel est le cas, de s'assurer qu'aucun motif d'intérêt général, qui peut tenir au coût manifestement disproportionné des mesures à prendre par rapport au préjudice subi, ou aucun droit de tiers ne justifie l'abstention de la personne publique. En l'absence de toute abstention fautive de la personne publique, le juge ne peut faire droit à une demande d'injonction, mais il peut décider que l'administration aura le choix entre le versement d'une indemnité dont il fixe le montant et la réalisation de mesures dont il définit la nature et les délais d'exécution.

22. Mme A demande, en se fondant sur le rapport d'expertise judiciaire, que des travaux de modifications de la voirie soient entrepris pour y installer des bouches supplémentaires d'évacuation des eaux pluviales au droit des propriétés riveraines et équiper les avaloirs existants sur le giratoire de lames de surverse afin de prévenir les risques d'inondation futurs.

23. Il résulte toutefois de l'instruction que les dommages subis par Mme A, qui revêtent un caractère accidentel, ont cessé et ne se sont pas reproduits depuis l'enlèvement des copeaux de bois épandus sur les terre-pleins du giratoire à compter de la seconde inondation survenue le 5 mai 2012. Par suite, les conclusions à fins d'injonction, lesquelles ne peuvent tendre qu'à la cessation du dommage, ainsi que les conclusions à fins d'astreinte qui en sont l'accessoire, doivent être rejetées.

Sur la charge définitive des frais d'expertise :

24. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties ".

25. Par une ordonnance du 27 novembre 2018, les honoraires de l'expert judiciaire ont été taxés à la somme de 4 529, 36 euros, et mis provisoirement à la charge de Mme A. Par suite, il y a lieu de mettre ces dépens à la charge de la commune de Vernouillet.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

26. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

27. Mme A justifie, par les factures qu'elle produit, avoir exposé des honoraires auprès de son avocate pour un montant total de 3 747,16 euros. Il y a lieu, dès lors, de mettre à la charge de la commune de Vernouillet, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 3 747,16 euros au titre des frais exposés par Mme A non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La commune de Vernouillet est condamnée à verser à Mme A la somme de 16 469,86 euros en réparation des préjudices subis par elle-même et son fils.

Article 2 : Il est mis à la charge de la commune de Vernouillet la somme de 4 529,36 euros au titre des dépens, sur le fondement de l'article R. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La commune de Vernouillet versera la somme de 3 747,16 euros à Mme A au titre des frais non-compris dans les dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A et à la commune de Vernouillet.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Lacassagne, président,

Mme Pajot, conseillère,

M. Gasnier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.

Le rapporteur,

Paul GASNIER

Le président,

Denis LACASSAGNELa greffière,

Aurore MARTIN

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N° 2104264

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions