LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2104242

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2104242

jeudi 28 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2104242
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantSELARL CELCE VILAIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 novembre 2021, M. B A, représenté par Me Celce-Vilain, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le directeur de l'établissement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Résidence de la Colline de Château-Renard a implicitement rejeté son recours gracieux à l'encontre de la décision du 14 janvier 2021 lui refusant le versement d'indemnités journalières postérieurement au 9 novembre 2020 ;

2°) d'enjoindre au directeur de l'EHPAD de procéder au versement des indemnités journalières, pour la période du 9 novembre 2020 au 31 janvier 2021, avec intérêts au taux légal, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de cet établissement le versement d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que le directeur de l'EHPAD a méconnu les articles L. 161-8, L. 161-15-2 et R. 161-8-1 du code de la sécurité sociale dès lors que révoqué durant un congé de maladie, son employeur public était tenu de lui verser des indemnités journalières tant qu'il ne justifiait pas de son affiliation à un nouvel organisme de sécurité sociale.

La requête a été communiquée à l'EHPAD Résidence de la Colline qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par courrier du 26 septembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que le litige relatif aux indemnités journalières de M. A, fondé sur les droits qu'il tiendrait des dispositions des articles L. 161-8, R. 161-8-1 et L. 161-15-2 du code de la sécurité sociale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais relève, par nature, des juridictions de l'ordre judiciaire, compétentes pour connaître du contentieux de la sécurité sociale.

M. A a produit, le 27 septembre 2024, un mémoire en réponse à ce moyen d'ordre public.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bernard ;

- et les conclusions de M. Gauthier, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ouvrier principal de 1ère classe au sein de l'établissement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Résidence de la Colline de Château-Renard, a été placé en arrêt de travail le 26 octobre 2018, régulièrement prolongé jusqu'au 31 janvier 2021. Par une décision du 8 novembre 2019, le directeur de cet établissement a prononcé sa révocation avec effet au 9 novembre 2019. Par un courrier du 14 janvier 2021, le directeur de l'EHPAD lui a confirmé, en réponse à sa demande du 23 décembre 2020, que le versement des indemnités journalières avaient pris fin le 9 novembre 2020 en application des articles L. 161-8 et R. 161-3 du code de la sécurité sociale. M. A a formé, le 22 septembre 2021, à l'encontre de cette décision, un recours gracieux qui a été implicitement rejeté. Par sa requête, il demande l'annulation de cette décision implicite et le versement des indemnités journalières pour la période du 9 novembre 2020 au 31 janvier 2021.

2. Aux termes de l'articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale : " Le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : 1° A l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole () ". Aux termes de l'article L. 142-8 du même code : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : 1° Au contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 () ".

3. Il résulte de ces dispositions que le critère de la compétence des organismes du contentieux de la sécurité sociale est lié, non à la qualité des personnes en cause, mais à la nature même du différend. Par conséquent, les litiges relatifs à l'application aux fonctionnaires et agents publics du régime de sécurité sociale, qu'il s'agisse du régime général ou d'un régime spécial, échappent à la juridiction administrative, celle-ci ne pouvant connaître que des prestations inhérentes à leur statut.

4. Il ressort des pièces du dossier que l'EHPAD Résidence de la Colline a versé à M. A des indemnités journalières, à compter du 9 novembre 2019 jusqu'au 9 novembre 2020. Ces indemnités journalières, dont le requérant demande la poursuite du versement jusqu'au 31 janvier 2021 sur le fondement des articles L. 161-8, R. 161-8-1 et L. 161-15-2 du code de la sécurité sociale, constituent des prestations versées à un assuré social en application du code de la sécurité sociale. Il résulte des dispositions précitées des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale que ce litige ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative et ce, même si M. A avait, avant sa révocation, la qualité de fonctionnaire. Il suit de là que la requête doit être rejetée comme portée devant une judication incompétente pour en connaitre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'établissement pour personnes âgées dépendantes Résidence de la Colline de Château-Renard.

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Lesieux, présidente,

Mme Bernard, première conseillère,

Mme Dicko-Dogan, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2024.

La rapporteure

Pauline BERNARD

La présidente,

Sophie LESIEUX

La greffière,

Céline BOISGARD

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14
← Retour aux décisions
Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026