jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2200299 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | AARPI ADALTYS - AFFAIRES PUBLIQUES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 27 janvier 2022, 3 juin 2022 et 18 avril 2024, M. A B, représenté par Me Lebrun, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision n° 186/2021, notifiée le 26 novembre 2021, par laquelle le directeur général du centre hospitalier régional (CHR) d'Orléans l'a affecté à temps plein sur le site Jeanne d'Arc situé à Gien (45) à compter du 1er décembre 2021, ensemble la décision du 1er décembre 2021 rejetant son recours gracieux ;
2°) de condamner le centre hospitalier universitaire (CHR) d'Orléans à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation de ses préjudices résultant de son affectation illégale sur le site Jeanne d'Arc de Gien ;
3°) de mettre à la charge du CHR d'Orléans une somme de 3 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable dès lors que les décisions contestées ne peuvent être regardées comme des mesures d'ordre intérieur alors qu'elles entrainent une perte de responsabilité ainsi qu'une perte de rémunération et qu'elles constituent une sanction déguisée, qui n'a au demeurant pas été soumise à l'impartialité d'une procédure disciplinaire conduite par le centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière ;
- les motifs qui fondent la décision d'affectation contestée ne sont fondés sur aucune réalité et ne correspondent à aucun intérêt du service ;
- le CHR d'Orléans devra être condamné à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation de son préjudice moral et professionnel résultant de son affectation illégale.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 février 2024 et 9 mai 2024, le centre hospitalier régional (CHR) d'Orléans, représenté par Me Sery, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 2 000 euros au titre des frais liés au litige.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est dirigée contre une mesure d'ordre intérieur ne faisant pas grief ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Nehring,
- les conclusions de M. Gauthier, rapporteur public,
- et les observations de Me Lebrun, représentant M. B et de Me Condamine, substituant Me Sery, représentant le centre hospitalier universitaire d'Orléans.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, praticien hospitalier à titre permanent du centre hospitalier régional (CHR) d'Orléans, était affecté depuis le 1er janvier 2019 au service cardiologie du pôle des médecines interventionnelles sur le site d'Orléans-La Source. Par décision n° 186/2021, notifiée le 26 novembre 2021, le directeur général du CHR d'Orléans l'a affecté à temps plein à des fonctions de consultations externes de cardiologie sur le site Jeanne d'Arc situé à Gien (45) à compter du 1er décembre 2021. Par sa requête, M. B demande l'annulation de cette décision, ainsi que de la décision du 1er décembre 2021 du directeur général du CHR d'Orléans rejetant le recours gracieux qu'il a formé contre cette décision. Il demande en outre la condamnation du CHR d'Orléans, à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation de ses préjudices moral et financier résultant de l'illégalité de son affectation à Gien.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Les mesures prises à l'égard d'agents publics qui, compte tenu de leurs effets, ne peuvent être regardées comme leur faisant grief, constituent de simples mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours. Il en va ainsi des mesures qui, tout en modifiant leur affectation ou les tâches qu'ils ont à accomplir, ne portent pas atteinte aux droits et prérogatives qu'ils tiennent de leur statut ou à l'exercice de leurs droits et libertés fondamentaux, ni n'emportent perte de responsabilités ou de rémunération. Le recours contre de telles mesures, à moins qu'elles ne traduisent une discrimination ou un harcèlement moral, est irrecevable.
3. Il ressort des pièces du dossier que M. B était affecté au sein du service cardiologie du pôle des médecines interventionnelles du CHR d'Orléans, sur le site d'Orléans-La-Source, où il exerçait les fonctions de cardiologue interventionnel. Par les décisions contestées, le directeur général du CHR d'Orléans l'a affecté au sein du site Jeanne d'Arc situé dans la commune de Gien afin d'y assurer des consultations externes et des bilans cardiologiques préopératoires et le cas échéant, à l'avenir, des missions de coopération avec le centre hospitalier de Gien. Il ressort également des pièces du dossier que le site Jeanne d'Arc est dépourvu de service de cardiologie et ne dispose pas des équipements nécessaires à l'activité de médecine interventionnelle. Ainsi, cette affectation a eu pour effet, outre un changement de résidence administrative, une diminution des responsabilités confiées à M. B. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense, tirée du caractère de mesure d'ordre intérieur de la décision n° 186/2021, doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article R. 6152-11 du code de la santé publique, dans sa version applicable au litige : " () En cas de mutation interne, le directeur affecte le praticien, déjà nommé dans l'établissement, dans un pôle d'activité sur proposition du chef de pôle et après avis du président de la commission médicale d'établissement. / En cas de transfert de poste d'un pôle d'activité à un autre pôle du même établissement public de santé intervenant dans le cadre d'une réorganisation interne, le praticien affecté sur ce poste fait l'objet d'une nouvelle affectation par le directeur dans le pôle d'accueil, sur proposition du chef de ce pôle et après avis du président de la commission médicale d'établissement, dès lors que le profil du poste est compatible avec la spécialité d'exercice du praticien () ". Aux termes de l'article R. 6152-74 : " Les sanctions disciplinaires applicables aux praticiens relevant de la présente section sont : () 5° La mutation d'office () L'avertissement et le blâme sont prononcés par le directeur général du Centre national de gestion, après avis du directeur général de l'agence régionale de santé, du directeur de l'établissement, de la commission médicale d'établissement siégeant en formation restreinte aux praticiens titulaires () Les autres sanctions sont prononcées par décision motivée du directeur général du Centre national de gestion après avis du conseil de discipline () ".
5. Une mutation d'office revêt le caractère d'une mesure disciplinaire déguisée lorsque, tout à la fois, il en résulte une dégradation de la situation professionnelle de l'agent concerné et que la nature des faits qui ont justifié la mesure et l'intention poursuivie par l'administration révèlent une volonté de sanctionner cet agent.
6. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier des motifs de la décision notifiée le 26 novembre 2021, que pour prononcer le changement d'affectation de M. B, le directeur général du CHR d'Orléans s'est fondé, outre sur les besoins en cardiologie du territoire du giennois, sur " l'absolue nécessité de préserver un environnement de travail favorable et apaisé pour l'ensemble des praticiens du service ", le " nécessaire respect des filières patients du CHR d'Orléans et leur développement dans le cadre, notamment, des conventions signées avec les partenaires de l'établissement " et sur les " enjeux majeurs relatifs à la préservation d'un encadrement et d'un environnement pédagogique optimal pour poursuivre l'accueil des étudiants de troisième cycle des études médicales sur le site principal du CHR d'Orléans ". Il ressort également des termes de cette décision, complétés par la décision du 1er décembre 2021, que le changement d'affectation de M. B fait suite à une inspection portant sur le fonctionnement du service de cardiologie, réalisée le 10 février 2020 et ayant conduit à son éviction du plateau technique de cardiologie interventionnelle le 6 juillet 2020 compte tenu de ses réticences à se conformer aux mesures administratives imposées par le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire. Il est en outre relevé des " difficultés et défauts de collaboration au sein de l'équipe médicale de cardiologie " prenant la forme en particulier d'une " attitude opposante et conflictuelle " de M. B à l'égard de ses collègues et d'un défaut d'adressage des patients à ses collègues du CHR d'Orléans.
7. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le site Jeanne d'Arc de Gien aurait disposé d'un service de cardiologie et il ne ressort pas plus des pièces du dossier une intention du CHR d'Orléans de créer un tel service ni de développer une coopération avec le centre hospitalier de Gien. Le requérant soutient d'ailleurs sans être contesté que le poste n'a pas été pérennisé à la suite de son départ en 2022. Ainsi le motif tiré des besoins de patients de la région de Gien n'est pas justifié.
8. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que les mesures administratives demandées par l'ARS Centre-Val de Loire consistaient en des réunions quotidiennes afin de permettre un encadrement des angioplasties et une revue hebdomadaire d'évaluation des dossiers. Les feuilles de présence produites par le requérant montrent qu'il a participé aux réunions des 12 mars, 12 et 20 mai, 12 et 26 juin 2020. Ce dernier soutient, en outre, sans être contredit, que son absence à la réunion du 5 juin 2020 est liée à une réunion de choix de garde qui s'est terminée tardivement, ce dont il avait informé le chef de service. Il ne peut, au demeurant, pas lui être reproché de n'avoir plus participé à ces réunions postérieurement au 6 juillet 2020 alors qu'il avait fait l'objet d'une éviction du plateau technique de cardiologie interventionnelle. Il ressort, par ailleurs, des pièces du dossier que, par une lettre du 29 mai 2020, quatre collègues praticiens du service de cardiologie interventionnelle indiquent ne pas avoir de problème relationnel avec l'intéressé, un praticien témoigne en particulier de son soutien et salue le professionnalisme du docteur B, alors que le service compte au total quinze personnes. Enfin, par une lettre du 27 mai 2020, sept internes de spécialités et faisant fonction d'interne attestent également d'une pratique de discussion des dossiers des patients entre les docteurs B et Yafi ainsi que le chef de service. Ainsi, il n'est pas établi que les difficultés et tensions au sein du service de cardiologie du CHR d'Orléans seraient imputables à M. B.
9. Enfin, il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de la mission d'inspection de l'ARS Centre-Val de Loire en 2020, outre l'éviction du plateau technique de cardiologie interventionnelle, le directeur général du CHR d'Orléans a prononcé, le 10 août 2020, un arrêté suspendant l'autorisation de M. B d'exercer une activité libérale au sein du service de cardiologie lequel a été annulé par un jugement du tribunal du 14 mars 2024 devenu définitif. Il ressort également des pièces du dossier que les manquements déontologiques reprochés à M. B, ayant conduit le directeur général de l'ARS Centre-Val de Loire et le conseil départemental de l'ordre des médecins du Loiret à saisir la chambre disciplinaire de première instance de l'ordre des médecins n'ont pas été reconnus comme établis. A la suite de la décision de cette instance ordinale du 30 août 2021, le directeur général du CHR d'Orléans a adressé, le 23 septembre 2021, un courrier électronique, à des membres l'ARS Centre-Val de Loire faisant état de ce que le maintien du docteur B dans le service de cardiologie n'était plus acceptable au vu des éléments révélés par l'inspection diligentée par les services de l'ARS au mois de février 2020 et de ce qu'il " convenait d'aller au bout de la démarche " initiée par cette inspection. Ces éléments traduisent la volonté du CHR d'Orléans de sanctionner M. B en lui imposant une nouvelle affectation ayant pour effet, ainsi qu'il l'a été dit au point 3 du présent jugement, outre un changement de résidence administrative, une diminution de ses responsabilités.
10. Par suite, M. B est fondé à soutenir que cette mesure a revêtu à son égard un caractère disciplinaire et qu'à défaut d'avoir été précédée de la procédure applicable en la matière, privant ainsi l'intéressé des garanties procédurales attachées spécifiquement aux mesures disciplinaires, elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, entachant, en conséquence, d'illégalité la décision en litige.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision n° 186/2021 par laquelle le directeur du CHR d'Orléans l'a affecté d'office sur le site Jeanne d'Arc situé à Gien à compter du 1er décembre 2021. Pour les mêmes motifs, M. B est également fondé à demander l'annulation de la décision du 1er décembre 2021 rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions indemnitaires :
12. Les décisions attaquées du directeur général du CHR d'Orléans sont entachées d'une illégalité fautive de nature à engager la responsabilité de cet établissement. Toutefois, lorsqu'une personne sollicite le versement d'une indemnité en réparation du préjudice subi du fait de l'illégalité d'une décision administrative entachée d'un vice de procédure, il appartient au juge administratif de rechercher, en forgeant sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties, si la même décision aurait pu légalement intervenir. Dans le cas où il juge qu'une même décision aurait été prise par l'autorité compétente, le préjudice allégué ne peut alors être regardé comme la conséquence directe du vice de procédure qui entachait la décision administrative illégale.
13. Eu égard à la circonstance que les motifs ayant fondé la mesure de mutation d'office prise à l'encontre de M. B ne sont pas justifiés et que le CHR d'Orléans ne fait valoir aucun autre motif pouvant être qualifié de faute disciplinaire, il ne résulte pas de l'instruction que le directeur de cet établissement de santé aurait pu prendre légalement la même décision en respectant la procédure disciplinaire. Par suite, le CHR d'Orléans doit être condamné à indemniser les préjudices de M. B en lien avec l'illégalité fautive des décisions contestées.
14. Si M. B se prévaut d'un préjudice professionnel en lien avec une perte de compétence et d'expertise technique liée à son affectation au site Jeanne d'Arc à Gien, il n'en établit pas l'existence. En revanche, l'intéressé est fondé à se prévaloir d'un préjudice moral résultant de la dégradation de sa situation professionnelle. Il en sera fait une juste appréciation en l'évaluant à la somme de 2 000 euros.
Sur les frais liés au litige :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CHR d'Orléans la somme de 1 500 euros, à verser à M. B, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions s'opposent à ce qu'il soit fait droit aux conclusions du CHR d'Orléans présentées sur leur fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La décision n° 186/2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier régional d'Orléans a affecté M. B sur le site Jeanne d'Arc situé à Gien à compter du 1er décembre 2021 et la décision du 1er décembre 2021 du directeur du centre hospitalier régional d'Orléans sont annulées.
Article 2 : Le centre hospitalier régional d'Orléans est condamné à verser à M. B la somme de 2 000 euros en réparation de son préjudice moral.
Article 3 : Le centre hospitalier régional d'Orléans versera à M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre hospitalier régional d'Orléans.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Lesieux, présidente,
Mme Bernard, première conseillère,
M. Nehring, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2024.
Le rapporteur,
Virgile NEHRING
La présidente,
Sophie LESIEUX
La greffière,
Céline BOISGARD
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de la prévention, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026