mercredi 5 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2200310 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
| Avocat requérant | SCP LBG & COLLABORATEURS |
Vu la procédure suivante :
Par A requête et des mémoires enregistrés le 28 janvier 2022, le 23 mars 2022 et le 7 juin 2022, Mme C G, représentée par Me Bouamrirene, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er décembre 2021 par laquelle le président du conseil départemental du Loiret a rejeté le recours formé contre la décision de la caisse d'allocations familiales du Loiret du 23 avril 2021 mettant à sa charge un indu de revenu de solidarité active de 15 092,85 euros au titre de la période du 1er septembre 2017 au 25 septembre 2020 ;
2°) d'annuler la décision du 1er décembre 2021 par laquelle le président du conseil départemental du Loiret a mis à sa charge A amende administrative de 500 euros ;
3°) de mettre à la charge du département du Loiret la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle n'a pas reçu communication des éléments relevés par le contrôleur de la caisse d'allocations familiales, relatifs à la sous-location de son logement et à sa vie commune avec M. B E, des éléments de l'enquête de voisinage et de gendarmerie, des documents remis par M. D concernant notamment un reçu de paiement pour la caution, de ses déclarations incohérentes sur son lieu de résidence ; le principe du contradictoire et du respect des droits de la défense a été méconnu ;
- elle a emménagé dans les locaux de Chécy le 5 décembre 2019, date prévue par son contrat de location ; elle produit les quittances de loyer de décembre 2019 à mai 2020, A facture d'eau et de gaz de février 2020, l'échéancier d'assurance habitation, ses bulletins de paie de janvier à mars 2020 ; elle a hébergé à titre gratuit la famille D et a dû porter plainte lorsque cette famille l'a empêchée d'accéder au logement le 6 septembre 2020 ; elle produit le jugement du tribunal judiciaire d'Orléans du 10 janvier 2022 ;
- elle est séparée de M. B E depuis 2008, qui lui est venu gracieusement en aide en proposant de l'héberger avec leur enfant ; elle avait signalé son changement d'adresse à la caisse d'allocations familiales le 20 janvier 2016 ; le contrôle effectué par la caisse d'allocations familiales en février 2018 au domicile de M. B E n'a pas conclu à l'existence d'une communauté de vie ; son dossier a été contrôlé avant son recrutement par la caisse d'allocations familiales au cours de janvier 2020 ; la cohabitation avec M. B E a cessé le 5 décembre 2019 et non le 24 septembre 2020 ;
- s'agissant du versement des salaires de M. B E sur son compte bancaire au cours de la période de septembre 2017 à août 2019, le compte bancaire de son ex-mari avait été bloqué, mais le salaire était immédiatement retiré du compte et aucune communauté financière n'existait ;
- l'amende administrative sera annulée par voie de conséquence de l'absence de fausses déclarations souscrites.
Par des mémoires enregistrés le 16 mai 2022 et le 21 juin 2022, le département du Loiret conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 23 mai 2022, la caisse d'allocations familiales du Loiret conclut au rejet de la requête.
Elle déclare s'en remettre aux motifs soulevés par le département du Loiret.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. F pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
En application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées que le tribunal était susceptible de fonder sa décision sur un moyen relevé d'office, tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions de la requête dirigées contre l'indu d'allocation de soutien familial et de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les indus de prime d'activité et d'aide personnelle au logement.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. F a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme G est allocataire du revenu de solidarité active depuis 2018. A l'issue d'un contrôle de la situation de la requérante, la caisse d'allocations familiales du Loiret a considéré que la requérante n'avait pas déclaré l'existence d'une vie commune avec son ex-mari, M. B E, au cours de la période du 1er septembre 2017 au 25 septembre 2020. Des indus de revenu de solidarité active de 15 092,85 euros, d'allocation logement de 2 934,47 euros, de prime d'activité de 3 713,28 euros, et d'allocation de soutien familial de 3 351,23 euros ont été mis à sa charge par A décision de la caisse d'allocations familiales du Loiret du 23 avril 2021. Le recours formé contre l'indu de revenu de solidarité active a été rejeté par A décision du président du conseil départemental du Loiret du 1er décembre 2021. Par A décision du 1er décembre 2021, le président du conseil départemental du Loiret a infligé à la requérante A amende de 500 euros sur le fondement de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles.
Sur les conclusions dirigées contre l'indu d'allocation de soutien familial :
2. Aux termes des dispositions de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale : " Le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : 1°) A l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole () / ". Aux termes de l'article L. 511-1 de ce code : " Les prestations familiales comprennent : () 2°) les allocations familiales ; () / 6°) l'allocation de soutien familial ; () ". Aux termes de l'article L. 142-8 de ce même code : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : 1°) Au contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 () ".
3. Il résulte de ces dispositions que les litiges relatifs aux prestations familiales, dont l'allocation de soutien familial, relèvent de la compétence du tribunal judiciaire. Les conclusions de la requête dirigées contre l'indu d'allocation de soutien familial doivent dès lors être rejetées comme portées devant A juridiction incompétente pour en connaître.
Sur les conclusions dirigées contre l'indu de revenu de solidarité active, de prime d'activité et d'aide personnelle au logement :
4. En premier lieu et contrairement aux allégations de Mme G, dont les conclusions sont exclusivement dirigées contre la décision du président du conseil départemental du Loiret du 1er décembre 2021, cette décision rejette le recours dirigé contre la décision mettant un indu de revenu de solidarité active à la charge de la requérante. Les conclusions de la requête étant dirigées contre la seule décision du 1er décembre 2021, la demande tendant à l'annulation des indus de prime d'activité et d'aide personnelle au logement est irrecevable et doit être rejetée.
5. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre A décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
6. En premier lieu, si Mme G soutient qu'elle n'a pas reçu la communication des éléments relevés par le contrôleur de la caisse d'allocations familiales relatifs à la
sous-location de son logement et à sa vie commune avec M. B E, son ex-mari, des éléments de l'enquête de voisinage et de gendarmerie, des documents remis par M. D concernant notamment un reçu de paiement pour la caution, de ses déclarations incohérentes sur son lieu de résidence, il résulte toutefois de l'instruction que la caisse d'allocations familiales a informé la requérante des conséquences du contrôle de sa situation par A lettre du 29 janvier 2021 et que cette lettre fait état des éléments mentionnés dans la requête. Au demeurant, Mme G n'a pas sollicité la communication du rapport de contrôle avant de présenter sa réclamation préalable. Le rapport d'enquête produit au dossier mentionne que le contrôle s'est déroulé dans les locaux de la caisse d'allocations familiales et que la requérante a été informée, oralement lors du contrôle et par écrit, de la faculté pour la caisse d'allocations familiales de mettre en œuvre le droit de communication de l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale et de son droit à obtenir communication des informations obtenues de tiers. Le moyen tiré du non-respect du caractère contradictoire de la procédure et du respect des droits de la défense doit être écarté.
7. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre ". L'article L.262-9 même code prévoit que : " Le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 est majoré, pendant A période d'une durée déterminée, pour : 1° A personne isolée assumant la charge d'un ou de plusieurs enfants ; 2° A femme isolée en état de grossesse, ayant effectué la déclaration de grossesse et les examens prénataux. La durée de la période de majoration est prolongée jusqu'à ce que le dernier enfant ait atteint un âge limite. Est considérée comme isolée A personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire, qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui notamment ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire de pacte civil de solidarité ses ressources et ses charges. Lorsque l'un des membres du couple réside à l'étranger, n'est pas considéré comme isolé celui qui réside en France. ". En vertu de l'article L. 262-3 dudit code, l'ensemble des ressources du foyer est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active.
8. L'article 515-8 du code civil dispose que : " Le concubinage est A union de fait, caractérisée par A vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux personnes, de sexe différent ou de même sexe, qui vivent en couple ".
9. Il résulte des dispositions susvisées que pour le bénéfice du revenu de solidarité active, le foyer s'entend du demandeur ainsi que, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin, et des enfants ou personnes de moins de vingt-cinq ans à charge qui remplissent les conditions précisées par l'article R. 262-3 du code de l'action sociale et des familles. Pour l'application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur A vie de couple stable et continue. La vie maritale peut être établie par un faisceau d'indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges.
10. Pour retenir l'existence d'une vie commune entre la requérante et M. B E, la décision du président du conseil départemental du Loiret du 1er décembre 2021 mentionne que les éléments recueillis par le contrôleur de la caisse d'allocations familiales établissent que Mme G avait sous-loué son logement du 22 Clos de l'Europe à Chécy à un tiers et n'y résidait pas, que le voisinage de l'immeuble avait confirmé qu'elle ne résidait pas à cette adresse lors d'une enquête de gendarmerie, que le tiers occupant avait apporté les preuves du paiement d'un loyer et de factures en espèces ainsi qu'un document établissant le versement d'une caution et que les déclarations de Mme G aux services de la caisse d'allocations familiales et de la gendarmerie concernant sa résidence étaient incohérentes.
11. Toutefois, s'agissant de la période de décembre 2019 à novembre 2020, Mme G se prévaut du jugement rendu le 10 janvier 2022 par le tribunal judiciaire d'Orléans, afférent à l'instance engagée par la requérante contre les tiers qu'elle déclare avoir hébergés provisoirement et gratuitement dans son logement de Chécy. Cette décision juge qu'il est établi que Mme G occupe en qualité de locataire depuis le 5 décembre 2019 à titre de résidence principale le pavillon situé 22 clos de l'Europe à Chécy, où elle avait hébergé gracieusement et temporairement A famille composée de deux majeurs et de deux enfants. Ce couple a refusé l'accès de la requérante au domicile le 6 septembre 2020 en verrouillant la porte d'entrée de l'intérieur, ce qui a contraint Mme G à être hébergée en urgence à l'hôtel le 7 et 8 septembre 2020, puis chez son frère. Les mentions du rapport de contrôle selon lequel Mme G ne résidait pas au 22 rue de l'Europe à Chécy mais chez M. B E postérieurement au mois de décembre 2019, date de la conclusion de son contrat de location du pavillon de Chécy, ne sont pas établies par les pièces versées au dossier. Le même rapport de contrôle mentionne que les loyers afférents au logement du 22 rue de l'Europe à Chécy ont été prélevés sur un compte personnel de Mme G au titre de la période de décembre 2019 à octobre 2020. Il ne résulte dès lors pas de l'instruction qu'existait A vie commune entre M. B E et Mme G après le 5 décembre 2019, caractérisée notamment par un logement commun. La circonstance que la requérante n'avait pas signalé son déménagement aux services de la caisse d'allocations familiales n'est pas de nature à établir l'existence d'une résidence commune avec M. B E. La requérante est dès lors fondée à demander l'annulation de l'indu de revenu de solidarité active en tant qu'il concerne la période du 5 décembre 2019 à septembre 2020.
12. En revanche, la requérante ne conteste pas qu'au titre de la période antérieure à décembre 2019 elle résidait au domicile de M. B E à Chécy, 12 chemin du Méridien. M. B E est l'ex-mari de la requérante, dont elle a divorcé en 2008 et avec lequel elle a eu un enfant. Le rapport de contrôle mentionne que Mme G avait pris en charge A partie des factures afférentes au logement de M. B E au cours de cette période et que les salaires de ce dernier, qui disposait d'un compte bancaire personnel, ont été versés sur un compte bancaire de la requérante au cours de la période de septembre 2017 à août 2019. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le compte bancaire de M. B E était bloqué, contrairement aux allégations de la requérante, ni que les virements de l'employeur étaient immédiatement retirés du compte de Mme G. Il suit de là que la caisse d'allocations familiales était fondée à retenir l'existence d'une vie commune entre la requérante et M. B E et à prendre en considération les ressources de M. B E pour déterminer les droits de la requérante au revenu de solidarité active.
En ce qui concerne l'amende administrative :
13. Aux termes de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles : " La fausse déclaration ou l'omission délibérée de déclaration ayant abouti au versement indu du revenu de solidarité active est passible d'une amende administrative prononcée et recouvrée dans les conditions et les limites définies, en matière de prestations familiales, aux sixième, septième, neuvième et dixième alinéas du I, à la seconde phrase du onzième alinéa du I et au II de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. La décision est prise par le président du conseil départemental () ". Il résulte de ces dispositions que le président du conseil départemental peut sanctionner, par l'amende administrative qu'elles prévoient, des fausses déclarations ou des omissions délibérées de déclaration ayant abouti à un versement indu du revenu de solidarité active. Il résulte de l'instruction qu'en omettant de déclarer les ressources de M. E au titre de la période de septembre 2017 au 4 décembre 2019, Mme G a souscrit des fausses déclarations ayant abouti au versement indu du revenu de solidarité active. Il y a lieu en revanche, pour les motifs exposés aux points précédents, d'annuler la décision du président du conseil départemental du Loiret infligeant A amende administrative à la requérante au titre de la période postérieure au 5 décembre 2019.
14. Le présent jugement implique nécessairement que la requérante soit renvoyée devant les services du département du Loiret et de la caisse d'allocations familiales du Loiret afin de déterminer le montant de l'indu de revenu de solidarité active et de l'amende de l'article
L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles afférents à la période du 1er septembre 2017 au 5 décembre 2019, dans le délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir.
En ce qui concerne les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la requérante sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête dirigées contre l'indu d'allocation de soutien familial sont rejetées comme portées devant A juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La décision du président du conseil départemental du Loiret du 1er décembre 2021 est annulée en tant qu'elle met à la charge de Mme G un indu de revenu de solidarité active au titre de la période du 5 décembre 2019 au 25 septembre 2020.
Article 3 : La décision du président du conseil départemental du Loiret du 1er décembre 2021 est annulée en tant qu'elle met à la charge de Mme G A amende administrative au titre de la période du 5 décembre 2019 au 25 septembre 2020.
Article 4 : Mme G est renvoyée devant les services du département du Loiret et de la caisse d'allocations familiales du Loiret aux fins de liquidation de l'indu de revenu de solidarité active au titre de la période du 1er septembre 2017 au 4 décembre 2019.
Article 5 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme C G, au département du Loiret, au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées et à la caisse d'allocations familiales du Loiret.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
Jean-Luc F
Le greffier,
Roger MBELANI
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées et à la préfète du Loiret en chacun ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026