mardi 13 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2200341 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | FELIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er février 2022, Mme D C, représentée par Me Goudeau, doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 14 octobre 2021 par laquelle l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) a rejeté sa demande tendant au bénéfice d'une allocation viagère suite au décès de son époux ayant servi en Algérie, ainsi que la décision du 10 novembre 2021 portant rejet de son recours gracieux.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 avril 2022, l'ONACVG conclut au rejet de la requête et indique au tribunal procéder au réexamen de la demande d'allocation viagère formulée par Mme C sur le fondement des nouvelles dispositions en vigueur depuis le 26 février 2022.
Par un mémoire enregistré le 21 novembre 2022, Mme D C indique au tribunal être désormais " remplie de ses droits ", l'ONACVG ayant décidé de lui accorder à compter du 1er mai 2020 une allocation viagère en sa qualité de veuve d'un ancien supplétif.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente-rapporteure,
- et les conclusions de Mme A de Gand, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D C, veuve de M. B C, ancien supplétif de l'armée française en Algérie décédé le 11 avril 2020, a sollicité le 4 octobre 2021 le bénéfice de l'allocation viagère instaurée par l'article 133 de la loi n° 2015-1785 du 29 décembre 2015 de finances pour 2016. Par une décision du 14 octobre 2021, le chef du bureau central des rapatriés de l'ONACVG a rejeté sa demande au motif qu'elle devait être déposée avant le 11 avril 2021. Par une lettre du 20 octobre 2021, l'intéressée a exercé un recours gracieux contre cette décision, lequel a été rejeté par une décision du 10 novembre 2021. Mme C demande l'annulation de ces deux décisions.
2. Il ressort des pièces du dossier que par une décision postérieure à l'enregistrement de la requête, l'ONACVG a décidé d'accorder à Mme C à compter du 1er mai 2020 une allocation viagère en sa qualité de veuve d'un ancien supplétif. Par suite, la requête a perdu son objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme C.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C et à l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Defranc-Dousset, première conseillère.
M. Joos, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 202La présidente-rapporteure,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
L'assesseure la plus ancienne,
Hélène DEFRANC-DOUSSET
La greffière,
Sarah LEROY
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
01/06/2026