mercredi 23 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2202613 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | VEAUVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 juillet 2022 et une lettre enregistrée le 10 janvier 2023, M. C B demande au tribunal d'annuler le titre exécutoire d'un montant de 65,34 € émis le 23 mai 2022 correspondant aux frais de scolarité au conservatoire du 2e trimestre de l'année 2021-2022, ainsi que le titre émis le 29 juin 2022 d'un montant de 65,33 € correspondant aux frais de scolarité du 3e trimestre de l'année 2021-2022 émis par la commune de Tours.
Il soutient qu'il n'est pas redevable de ces sommes dès lors que son fils a été exclu du conservatoire.
Par un mémoire enregistré le 28 novembre 2023, la commune de Tours, représentée par Me Veauvy, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge du requérant la somme de 2.500 € en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête n'est pas recevable dès lors qu'elle ne comporte aucun moyen en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- elle n'est pas fondée dès lors que les sommes sont exigibles, même en cas d'exclusion.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B conteste les deux titres exécutoires émis les 23 mai 2022 et 29 juin 2022 par la commune de Tours portant sur des montants de 65,34 € et 65,33 € correspondant aux frais de scolarité pour les 2e et 3e trimestre 2022 dû en raison de l'inscription de son fils A au conservatoire de Tours.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative: " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
3. Si, au regard des échanges de mails avec le conservatoire qu'il produit à l'appui de son recours, M. B peut être regardé comme soutenant ne pas être redevable des sommes en litige au motif que son fils n'a pas assisté aux cours au conservatoire de Tours en raison de son exclusion à la fin du 1er trimestre 2022, il ressort toutefois de la délibération adoptée 6 décembre 2021 par la commune de Tours, dont la légalité n'est pas contestée, ainsi que de la brochure tarifaire 2021-2022, dont il n'est pas soutenu qu'elle n'aurait pas été portée à la connaissance de cet usager, que les frais de scolarité sont dus en cas d'inscription, y compris en cas de démission comme d'absences, sans distinction selon le caractère volontaire ou non de celles-ci. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Tours au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Tours au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et la commune de Tours.
Fait à Orléans, le 23 octobre 2024.
Le président de la 5e chambre,
Samuel DELIANCOURT
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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01/06/2026