LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2203062

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2203062

mardi 26 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2203062
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantCABINET CASADEI-JUNG

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 septembre 2022, M. A C, représenté par Me Gentilhomme, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite née le 27 mars 2022 par laquelle la commune de Montlouis-sur-Loire a rejeté sa réclamation préalable ;

2°) de condamner la commune à lui verser les indemnités de 10 000 euros au titre du préjudice moral et de 4 000 euros au titre des tracasseries administratives, en raison de la discrimination dont il a fait l'objet en raison de son état de santé, ces sommes étant majorées à compter du 25 janvier 2022, les intérêts étant eux-mêmes capitalisés ;

3°) de condamner la commune de Montlouis-sur-Loire au paiement des sommes de 10 000 euros au titre des souffrances endurées, du montant du complément indemnitaire annuel, 10 000 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence subis à titre personnel et par ses proches et 5 000 euros au titre de la perte de chance d'évolution professionnelle, ces sommes étant majorées à compter du 25 janvier 2022, les intérêts étant eux-mêmes capitalisés ;

4°) d'enjoindre à la commune de procéder à une nouvelle modification de son compte-rendu professionnel de l'année 2020 en réévaluant les critères de la ponctualité, des qualités relationnelles avec les collègues et la hiérarchie et de la capacité à travailler en équipe, à titre subsidiaire d'enjoindre à la commune de procéder à une nouvelle instruction de sa demande dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de la commune de Montlouis-sur-Loire la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

Il soutient que :

- à la suite d'une agression subie le 6 décembre 2019 dans le cadre d'une réunion de travail, il a été placé en arrêt de travail, puis en temps partiel thérapeutique à compter du 11 janvier 2020, pour une durée totale de douze mois, puis en arrêt de travail pour maladie imputable au service à compter du 6 janvier 2021 ;

- le temps partiel thérapeutique a été pris en compte lors de son entretien annuel de l'année 2020 ; à la demande du défenseur des droits, une suppression partielle des mentions discriminatoires a été effectuée par l'autorité hiérarchique ; trois évaluations demeurent cependant constitutives de discriminations liées à l'état de santé ;

- aucune protection fonctionnelle n'a été mise en œuvre à son retour de congé pour assurer sa protection ;

- de mauvaises appréciations de sa valeur professionnelle subsistent, liées à son état de santé ; il n'a notamment pas pu assister à l'ensemble des réunions alors qu'il avait formulé le souhait qu'elles soient organisées pendant son temps de travail ; aucun reproche ne lui a été formulé au cours des années antérieures ;

- une note interne du 20 juin 2019 de la directrice de la solidarité mentionnait sa promotion interne au grade de rédacteur en tant que priorité n°1, et il occupe déjà des fonctions d'agent de catégorie B ; il se prévaut à cet égard des dispositions de l'article 93 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 ;

- son état de santé a été tellement affecté par les faits traumatisants vécus qu'il en a développé une souffrance psychologique reconnue par l'ensemble des professionnels de santé ;

- l'annulation de la décision de rejet implique nécessairement qu'une modification du compte-rendu d'entretien soit effectuée.

Par un mémoire enregistré le 24 avril 2023, la commune de Montlouis-sur-Loire, représentée par Me Rainaud, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge du requérant sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la demande d'injonction présentée à titre principal est irrecevable ;

- le requérant ne bénéficie pas d'un droit à la promotion interne, ses appréciations antérieures justifiaient déjà sa nomination au grade de rédacteur ;

- le temps partiel thérapeutique réduit objectivement le temps disponible de l'agent dont les objectifs avaient été fixés à partir du temps plein qu'il effectuait ; il ne s'agit pas d'une discrimination fondée sur l'état de santé ; la réduction du temps disponible de l'agent, ainsi que les perturbations crées par l'état d'urgence sanitaire sont les éléments explicitant l'incapacité de l'agent à pouvoir atteindre ses objectifs ; seuls trois critères ont été évalués comme révélant une satisfaction partielle aux exigences du poste ; le manque de ponctualité est sans rapport avec le temps partiel thérapeutique ; le temps partiel thérapeutique n'est visé que comme un facteur objectif des difficultés d'organisation du travail, de coordination avec une équipe travaillant à temps complet ; il a été donné un avis favorable à la promotion interne de l'agent ;

- la brève mention des termes litigieux sur l'évaluation de l'année 2020 n'a causé aucun préjudice à l'agent : les pièces médicales montrent que les pathologies sont sans rapport avec l'évaluation professionnelle réalisée le 14 décembre 2020 et transmise le 21 décembre 2020 ; les pathologies sont en lien avec l'accident survenu le 6 décembre 2019 ; la pathologie cardiaque n'est pas en lien avec l'évaluation professionnelle ;

- le requérant n'avait pas sollicité la protection fonctionnelle ; les propos tenus le 6 décembre 2019 ne présentent pas un caractère de gravité suffisant ; aucun autre incident ne s'est produit entre les deux agents ; les préjudices allégués ne sont pas liés à un défaut de protection fonctionnelle ;

- les troubles dans les conditions d'existence allégués ne sont pas établis et les troubles de la famille du requérant n'ont pas fait l'objet d'une demande indemnitaire ;

- le complément indemnitaire annuel n'est pas accordé de plein droit ;

- les souffrances endurées du fait de l'accident du 6 décembre 2019 ne sont pas établies en l'absence d'expertise médicale.

Vu les autres pièces du dossier.

La demande d'aide juridictionnelle présentée par M. C a été rejetée par une décision du 8 juillet 2022.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

En application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées que le tribunal était susceptible de fonder sa décision sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'indemnisation du préjudice lié au défaut de protection fonctionnelle.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de M. Lombard, rapporteur public,

- et les observations de Me Gentilhomme, représentant M. C, et de Me Picard, substituant Me Rainaud, représentant la commune de Montlouis-sur-Loire.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, adjoint administratif territorial principal de 1ère classe, qui exerçait des fonctions de conseiller en insertion professionnelle au sein de la mairie de Montlouis-sur-Loire (37270) , a été victime d'un accident de service lié aux propos tenus par un autre agent lors d'une réunion, reconnu imputable au service, dont il avait informé le maire de la commune par une lettre du 10 décembre 2019. Placé en arrêt de travail du 2 au 10 janvier 2020, M. C a repris ses fonctions dans le cadre d'un temps partiel thérapeutique d'une durée de six mois, prolongé pour la même durée avant d'être arrêté pour cause de pathologie reconnue imputable au service à compter du 6 janvier 2021. L'entretien professionnel de M. C au titre de l'année 2020 s'est tenu le 14 décembre 2020, en présence du directeur de la solidarité de la commune. Saisi par M. C, la Défenseure des droits a demandé le 27 septembre 2021 au maire de Montlouis-sur-Loire de réexaminer la situation de M. C en vue d'une modification de son évaluation professionnelle pour 2020 afin de faire disparaître tout caractère discriminatoire lié à son état de santé, notamment les mentions selon lesquelles " la mise en place du mi-temps thérapeutique et les crises sanitaires n'ont pas permis d'atteindre les objectifs " et " son implication dans la gestion de la crise globale de tout le service a été difficile de par l'organisation du temps de travail (temps partiel thérapeutique) et de la relation avec ses collègues ". Les modifications demandées par la Défenseure des droits ont été effectuées et un nouveau compte-rendu d'entretien a été remis à M. C. Estimant que des éléments de son évaluation professionnelle demeuraient empreints d'un caractère discriminatoire lié à son état de santé, M. C a saisi le maire de Montlouis-sur-Loire d'une demande indemnitaire le 27 janvier 2022 qui a été implicitement rejetée. Par la présente requête, M. C demande au tribunal de condamner la commune à l'indemniser des différents chefs de préjudices subis.

Sur les conclusions à fin de condamnation :

En ce qui concerne la discrimination :

2. Aux termes de l'article L. 121-1 du code général de la fonction publique : " L'agent public exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. " Aux termes de l'article L. 131-1 de ce même code : " Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les agents publics en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille ou de grossesse, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race, sous réserve des dispositions des articles L. 131-5, L. 131-6 et L. 131-7. ".

3. Il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

4. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'alors que ses comptes-rendus d'évaluation des années précédentes correspondant à un emploi identique mentionnent que les objectifs fixés à l'agent en matière de ponctualité, de qualités relationnelles avec les collègues et la hiérarchie et de capacité à travailler en équipe étaient réalisés, ces critères ont été jugés partiellement réalisés par M. C au titre de l'année 2020. L'évaluation littérale du supérieur hiérarchique mentionne que M. C a connu quelques retards, que son implication dans la gestion de la crise globale de tout le service a été difficile de par la relation avec les collègues, que l'évènement d'équipe survenu en décembre 2019 n'a pas permis un travail efficient avec les collègues et entraîné un sentiment d'isolement. La fiche d'évaluation mentionne également que les trois objectifs principaux fixés au titre de l'année 2020 n'ont pu être réalisés en raison de la crise sanitaire. Si M. C soutient qu'il n'a pu assister à l'ensemble des réunions de service alors qu'il avait formulé le souhait qu'elles soient organisées pendant son temps de travail, qu'aucun reproche ne lui a été formulé au cours des années antérieures et que son état de santé a été tellement affecté par les faits traumatisants vécus qu'il en a développé une souffrance psychologique reconnue par l'ensemble des professionnels de santé, il ne résulte toutefois pas de l'instruction et des éléments produits que les appréciations portées sur ses compétences et son savoir-être seraient entachées d'erreur de fait. Il s'ensuit qu'il n'est pas justifié que ces faits seraient de nature à faire présumer une circonstance fondée sur son état de santé.

5. En deuxième lieu, M. C soutient qu'une note interne du 20 juin 2019 de la directrice de la solidarité mentionnait sa promotion interne au grade de rédacteur en tant que priorité n°1 et qu'il occupe déjà de fait des fonctions d'agent de catégorie B. Il se prévaut également de l'article 93 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019, selon lequel à compter du 1er janvier 2020 et jusqu'au 31 décembre 2025, par dérogation à l'article 13 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, les fonctionnaires en situation de handicap relevant de l'une des catégories mentionnées aux 1°, 2°, 3°, 4°, 9°, 10° et 11° de l'article L. 5212-13 du code du travail peuvent accéder à un corps ou cadre d'emplois de niveau supérieur ou de catégorie supérieure par la voie du détachement, sous réserve d'avoir accompli préalablement une certaine durée de services publics. Toutefois, ainsi que le fait valoir en défense la commune de Montlouis-sur-Loire, aucune disposition législative ou règlementaire ne fait obligation à une collectivité locale de procéder à la promotion interne d'un agent satisfaisant les critères requis par les dispositions statutaires. Au demeurant, les évaluations professionnelles de M. C au titre des années antérieures émettent également un avis favorable à sa promotion au grade de rédacteur territorial. Par suite, le moyen tiré de ce que le refus de promotion interne du requérant au titre de l'année 2020 constitue une discrimination liée à son état de santé doit être écarté.

6. Les éléments de fait allégués aux points précédents qui, pris isolément, ne permettent pas de faire présumer l'existence d'une discrimination, ne sont pas davantage de nature, considérés dans leur ensemble, à faire présumer l'existence d'une telle discrimination.

En ce qui concerne le refus illégal de protection fonctionnelle :

7. Si M. C soutient que la commune de Montlouis-sur-Loire aurait commis une faute en ne lui accordant aucune protection fonctionnelle lors de son retour de congé maladie, alors qu'il côtoyait l'agent avec lequel l'altercation avait eu lieu, les conclusions tendant à l'indemnisation d'un tel préjudice, fondées sur un fait générateur distinct de celui soulevé dans la réclamation préalable du requérant, ne peuvent qu'être rejetées. La commune de Montlouis-sur-Loire fait en outre valoir sans être contredite sur ce point qu'aucun différend n'avait depuis lors opposé le requérant et cet agent.

8. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris les conclusions à fin d'injonction, sans qu'il y ait lieu de statuer sur sa recevabilité.

Sur les frais d'instance :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montlouis-sur-Loire, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande M. C. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune sur le fondement de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Montlouis-sur-Loire sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune de Montlouis-sur-Loire.

Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Samuel Deliancourt, président,

M. Jean-Luc Jaosidy, premier conseiller,

Mme Aurore Bardet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 novembre 2024.

Le rapporteur,

Jean-Luc B

Le président,

Samuel DELIANCOURT

La greffière,

Aurore MARTIN

La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions