LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2203917

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2203917

lundi 8 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2203917
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantROALES-NIETO LOPEZ

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Solergy Montajes SL, qui contestait des amendes administratives de 12 000 euros pour défaut de déclaration de détachement et défaut de présentation de documents. La requête, enregistrée le 3 novembre 2022, visait des décisions des 16 mars et 27 août 2020, mais la société avait déjà introduit un premier recours le 17 novembre 2020, rejeté par une ordonnance du 4 février 2021. Le tribunal a jugé que le délai de recours raisonnable d'un an expirait au plus tard le 17 novembre 2021, rendant la nouvelle requête tardive. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1, R. 421-5 et R. 421-7 du code de justice administrative, ainsi que sur le principe de sécurité juridique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 novembre 2022, Solergy Montajes SL (sociedad limitada), représentée par Me Roales Nieto Lopez, demande au tribunal d’annuler la décision du 27 août 2020 du directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi du Centre-Val de Loire rejetant son recours gracieux dirigé contre la décision du 16 mars 2020 par laquelle la même autorité a prononcé à son encontre deux amendes administratives d’un montant total de 12 000 euros pour défaut de déclaration préalable de détachement et défaut de présentation sans délai des documents utiles au contrôle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2023, la directrice régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités du Centre-Val de Loire conclut au rejet de la requête.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l’ordonnance n° 2004095 du 4 février 2021 de la présidente de la 4ème chambre du tribunal.

Vu :
- le code du travail ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ».

D’une part, il résulte de la combinaison des dispositions des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative que le destinataire d’une décision administrative individuelle dispose, pour déférer cette décision devant la juridiction administrative, d’un délai de deux mois à compter de sa notification, qui n’est cependant opposable qu’à la condition que les délais et les voies de recours aient été indiqués dans cette notification. Selon l’article R. 421-7 du même code, ce délai est augmenté de deux mois pour les personnes qui demeurent à l’étranger.

D’autre part, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l’effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d’une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l’obligation d’informer l’intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l’absence de preuve qu’une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d’un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières, dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l’exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu’il en a eu connaissance.

Solergy Montajes SL demande expressément au tribunal, dans sa requête enregistrée au greffe le 3 novembre 2022, d’annuler des décisions des 16 mars et 27 août 2020, lesquelles comportent certes une mention des voies et délais de recours mais ne précisent pas à la destinataire, ayant son siège à l’étranger, qu’elle bénéficie d’un délai de recours contentieux augmenté de deux mois ainsi que le prévoit l’article R. 421-7 du code de justice administrative. Toutefois, il est constant que cette société a déjà introduit un recours contre ces décisions, le 17 novembre 2020, lequel a été rejeté par une ordonnance n° 2004095 de la présidente de la 4ème chambre du tribunal du 4 février 2021. Il s’en déduit que le délai de recours expirait au plus tard le 17 novembre 2021, et que la nouvelle requête de Solergy Montajes SL, enregistrée postérieurement à cette date, est tardive.

Au surplus, à supposer même que Solergy Montajes SL ait entendu contester le titre de perception émis à son encontre le 10 août 2022, qu’elle joint à sa requête sous le titre « décision attaquée », il lui appartenait avant de saisir la juridiction administrative d’adresser une contestation au comptable chargé du recouvrement, ainsi que le prévoient les articles 117 et 118 du décret du 7 novembre 2012 et que le lui oppose la directrice régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités en défense.

Il résulte de ce qui précède que la requête de Solergy Montajes SL est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Solergy Montajes SL est rejetée.



Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Solergy Montajes SL et à la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités.


Fait à Orléans, le 8 septembre 2025.


La présidente de la 4ème chambre,





Sophie LESIEUX

La République mande et ordonne à la ministre chargée du travail et de l’emploi en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions