Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2301481
mercredi 19 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2301481 |
| Type | Décision |
| Avocat requérant | CABINET LMT AVOCATS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 avril 2023, la région Centre Val-de-Loire, représentée par le cabinet LMT Avocats, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de prescrire une expertise aux fins de décrire et de constater les désordres affectant le Fonds Régional d'Art Contemporain (FRAC), qu'elle a fait construire, d'en déterminer l'étendue, les causes et les origines, de donner son avis sur les travaux réparatoires nécessaires pour y mettre fin et chiffrer le coût de ces derniers, de dire si ces désordres proviennent d'une non-conformité aux documents contractuels et aux règles de l'art, d'une exécution défectueuse, ou de toute autre cause, d'apprécier s'ils sont de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination, de manière générale de fournir tous éléments techniques et de fait et de faire toutes constatations ou investigations utiles de nature à permettre au tribunal administratif de déterminer les responsabilités éventuellement encourues et d'évaluer, s'il y a lieu, les préjudices subis par la région.
Elle soutient que :
- à partir des années 2009 et 2010, elle a entrepris des travaux de réaménagement et d'agrandissement du site des Subsistances militaires, sis 88 rue du Colombier à Orléans, afin de permettre l'implantation du FRAC ;
- la maîtrise d'œuvre du projet a été attribuée à un groupement solidaire composé de la société Jakob+MacFarlane en qualité de mandataire du groupement solidaire, la société Batiserf Ingénierie, la société BET Choulet et la société Bureau Michel Forgue. Par ailleurs, la société Qualiconsult est intervenue en qualité de contrôleur technique ;
- les travaux ont fait l'objet d'une répartition en 10 lots ;
- la réception des travaux a été prononcée avec réserves, sans lien avec les désordres, le 7 mai 2013 ;
- à partir de 2015, elle relève d'une part, des dysfonctionnements du système de régulation d'hygrométrie et de température des locaux au regard des standards muséographiques de conservation des œuvres, et d'autre part, des défauts de structure du bâtiment (fissures, trous, infiltrations notamment en sous face de la verrière). L'ensemble de ces désordres sont susceptibles de compromettre la solidité et le bon fonctionnement de l'ouvrage, et dans une perspective de recherche de responsabilité - la région Centre Val-de-Loire sollicite le prononcé d'une mesure d'expertise.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2023, la société BET Choulet et son assureur la D, représentée par le cabinet Arcole Avocats, s'associent aux conclusions à fins d'expertise présentées par la région Centre Val-de-Loire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mai 2023, la société U - Centre Loire, représentée par Me Laurent Crapart, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2023, la société Q, représentée par la SCP Le Metayer et Associés, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2023, la société Jakob+MacFarlane et la société Bureau Michel Forgue, représentées par le cabinet CMetB et associés, s'en rapportent à justice quant à l'opportunité de recourir à l'expertise et formulent d'ores et déjà toutes protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2023, la société O prise en qualité d'assureur de la société Atelier Métallerie Sud Est Société Application (AMSESA), représentée par le cabinet Gallica conclut, à titre principal, au rejet de sa mise en cause, et à titre subsidiaire, elle entend formuler toutes protestations et réserves sur sa responsabilité, elle demande que la mission de l'expert soit amendée, et enfin, elle appelle en intervention forcée la D, assureur de la société BET Choulet.
Elle soutient que :
- la société AMSESA, titulaire du lot n°4 " Menuiseries extérieures - Métalliques Serrurerie " a été placée, le 15 mars 2012, en redressement puis, le 27 septembre 2012, en liquidation judiciaire. Ces travaux ont, par la suite, été attribués aux sociétés N et Eiffage énergie Systèmes - M ;
- en l'absence de production de facture de cette entreprise ou de procès-verbal de résiliation de son marché, il faut en déduire une réception anticipée et partielle du chantier de la société AMSESA au cours de l'année 2012, révélant le caractère tardif de la requête de la région Centre- Val-de-Loire ;
- au surplus, sa responsabilité ne peut être recherchée dans la mesure où la police d'assurance contractée par la société AMSESA a été résiliée le 1er août 2012 ;
- par conséquent, la présente procédure est dépourvue de toute utilité à l'égard de cette entreprise défaillante et de son assureur.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mai 2023, les sociétés D, BET Choulet, Briand Construction Blois, S L, Paul Bonnet et B, et N, représentées par le cabinet Gallica, concluent, à titre principal, au rejet de la demande d'expertise, et à titre subsidiaire, à la mise hors de cause des sociétés S L, H, N et de la D en qualité d'assureur de ces dernières.
Elle soutient que :
- la requête en expertise est imprécise, la région se bornant à mettre en cause les intervenants sans identifier en quoi ils sont concernés par les désordres dénoncés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 août 2023, la société Batiserf Ingénierie intervenue en co-traitance au sein du groupement de maîtrise d'œuvre en tant que bureau d'études structure, représentée par Me Anne Hauptman, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 août 2023, les sociétés Q et Qualiconsult, représentées par la SELARL Ethis Avocats, ne s'opposent pas à la demande d'expertise mais formulent toutes protestations et réserves d'usage.
La requête a été communiquée à la société Mutuelle des Architectes Français (MAF), à la société ERTCM Industries, à la société Atelier Métallerie Sud Est (A), à la société H, à la société SPIE Centre Ouest, à la société G, à la société E et B et à M. T C qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. ". La prescription d'une mesure d'expertise en application de ces dispositions est subordonnée à son utilité pour le règlement d'un litige principal qui doit être appréciée en tenant compte, notamment, de l'existence d'une perspective contentieuse recevable, des possibilités ouvertes au demandeur pour arriver au même résultat par d'autres moyens et de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir en prenant en compte, à cet effet, les expertises judiciaire ou amiable qui ont pu être prescrites ou réalisées au titre du même litige et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée.
2. En second lieu, la circonstance que les assurés qu'ils représentent soient présents à une expertise prescrite sur le fondement des dispositions précitées ne fait pas obstacle à ce que le juge des référés soit saisi de conclusions tendant à ce que cette expertise soit réalisée au contradictoire des assureurs des parties.
3. Il résulte de l'instruction que la région Centre Val-de-Loire a décidé d'engager des travaux de réaménagement et d'agrandissement du site des Subsistances militaires, sis 88 rue du Colombier à Orléans en vue d'y aménager les locaux du FRAC. A cette fin, la maîtrise d'œuvre du projet a été attribuée à un groupement solidaire composé de la société Jakob+MacFarlane, la société Batiserf Ingénierie, la société BET Choulet et la société Bureau Michel Forgue. Le contrôle technique des opérations est assuré par société Qualiconsult. Les travaux sont décomposés en 10 lots parmi lesquels : le lot n°1 " Démolition - Gros œuvre - VRD - Ravalement a été confié à la société SN Bloch aux droits de laquelle intervient désormais la société Briand Construction Blois, le lot n° 2 " Charpente - Façades - Couvertures Métalliques - Etanchéité " a été confié à la société ERTCM ayant sous-traité auprès des sociétés A et E et fils, le lot n° 3 " Charpente - Bois- Couverture - Tuiles " a été confié à la société Paul Bonnet et fils, le lot n° 4 " Menuiseries extérieures - Métalliques Serrurerie " a d'abord été confié à la société AMSEA par acte puis repris par les sociétés N et Eiffage énergie Systèmes - M, le lot n° 5 " Menuiseries extérieures Bois - Menuiserie intérieure - Parquet - Signalétiques " a été confié à la société Bonnardel ayant sous-traité auprès de M. T C exerçant sous l'enseigne A-E BAT, le lot n° 6 " Cloison - Projection plâtre " a été confié à la société S L, le lot n° 7 " Peinture - Carrelage - Résine " a été confié à la société H et le lot n° 9 " Electricité courants forts et faibles - Génie climatique - Plomberie - Diodes " a été confié à la société SPIE Ouest-Centre. Les travaux ont fait l'objet de réception avec réserves, sans lien avec les désordres, le 7 mai 2013. A compter de 2015, la région constate des désordres affectant la régulation thermique des locaux au préjudice de la conservation des œuvres et plusieurs défauts de structure portant sur des fissures et des trous sur le plancher chauffant, d'importantes infiltrations, coulures et écoulements dans le bâtiment, notamment en sous face des verrières, des éléments métalliques et sur les boiseries, notamment sur la façade est-ouest et dans le couloir.
4. La région Centre Val-de-Loire demande au juge des référés de désigner un expert aux fins de décrire et de constater les dommages et leur importance, d'en déterminer les causes ainsi que les travaux nécessaires, de chiffrer les mesures et travaux d'urgence, de fournir tous les éléments permettant de déterminer l'origine des désordres et tous éléments techniques permettant au tribunal administratif de déterminer les responsabilités éventuellement encourues et d'évaluer les préjudices matériels et immatériels.
5. Au soutien de leurs conclusions à fins de rejet de la présente requête, les sociétés D, BET Choulet, Briand Construction Blois, S L, Paul Bonnet et B et N font valoir que la collectivité requérante n'apporte pas de précisions suffisantes et ne caractérise pas l'implication des entreprises en défense pour que soit utilement ordonnée l'expertise sollicitée. Il ressort toutefois de l'instruction que, contrairement aux allégations de ces dernières, la région Centre Val-de-Loire produit deux études réalisées en octobre 2015 et juillet 2018 portant sur les installations de traitement d'air et de conservation des œuvres et un rapport amiable d'expertise en date du 25 février 2022 relatif aux infiltrations par la verrière et par l'étanchéité et aux condensations en divers endroits. Ces documents précisent et documentent clairement les dysfonctionnements, les désordres et les préjudices subis. En outre, par leur participation aux travaux, à titre de bureau d'étude, de constructeurs en charge de différents lots ou d'assureur de ces derniers, les sociétés D, BET Choulet, Briand Construction Blois, S L, Paul Bonnet et B et N ne sont manifestement pas étrangères au litige. Enfin, le litige au fond susceptible d'opposer la région Centre- Val-de-Loire aux entreprises concernant les désordres précités relève de la compétence de la juridiction administrative dès lors qu'il concerne la réalisation de marchés et de travaux publics ainsi que les participants à ces travaux et leurs assureurs, comme indiqué au point 2. La mesure sollicitée entre dans le champ d'application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et elle est utile afin de constater contradictoirement l'ampleur du sinistre, déterminer les responsabilités et les travaux à exécuter pour y remédier. Par suite, il y a lieu d'ordonner l'expertise, de désigner un collège d'experts et de fixer leur mission comme il est dit à l'article 2 de la présente ordonnance.
Sur les demandes de mise hors de cause des sociétés S L, H, N et de la D en qualité d'assureur de ces dernières :
6. Peuvent être appelées à une expertise ordonnée sur le fondement des dispositions citées au point 1, non seulement les personnes dont la responsabilité est susceptible d'être engagée par l'action qui motive la demande d'expertise, mais aussi toute personne dont la présence est de nature à éclairer les travaux de l'expert. Il résulte des pièces du dossier que les sociétés S L, H et N sont respectivement titulaires des lots n° 6 " Cloison - Projection plâtre ", n° 7 " Peinture - Carrelage - Résine " et n° 4 " Menuiseries extérieures - Métalliques Serrurerie " pouvant avoir un lien avec les fissures et les infiltrations dénoncées. En raison de l'intervention de ces entreprises dans ce dossier, leurs présences et celle de leur assureur, la D, aux opérations d'expertise est de nature à éclairer les travaux de l'expert. Il est utile de les attraire à la présente procédure qui ne tend qu'au prononcé d'une mesure d'instruction ne faisant pas préjudice au principal. Le cas échéant, il appartiendra à l'expert, s'il l'estime pertinent, de solliciter du juge des référés, en fournissant toute justification, la mise hors de cause des parties dont la participation ne serait pas ou plus nécessaire, en application des dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Par suite, la présence à l'expertise des sociétés S L, H, N et la D est nécessaire, de sorte que leurs demandes tendant à être mises hors de cause doivent être rejetées.
Sur la demande de mise hors de cause de la société O :
7. La société O allègue, sans être contredite, que l'entreprise AMSESA qu'elle assurait a rapidement fait défaut au cours du chantier. Sa liquidation judiciaire intervenue le 27 septembre 2012, la réception en l'état des travaux dont elle avait la charge et la résiliation subséquente de son marché emportent nécessairement l'expiration du délai de garantie décennale à la date d'introduction de la présente requête en référé expertise. En l'état actuel de l'instruction, rien ne permet d'exclure avec certitude la prescription de l'action en responsabilité à l'égard de la société O garantissant la société AMSESA. Il suit de là qu'il y a lieu de faire droit à sa demande de mise hors de cause.
Sur les conclusions des entreprises et de leurs assureurs tendant à leur donner acte de leurs protestations et réserves :
8. Les parties en défense demandent de leur donner acte de leurs protestations et réserves. Il n'appartient pas au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de donner acte de telles protestations et réserves. Les conclusions présentées à cette fin doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La société O est mise hors de cause en qualité d'assureur de la société AMSESA.
Article 2 : Le collège d'experts composé de M. P J, architecte spécialisé en menuiserie et en vitrerie, demeurant 39 rue Guy Môquet à Paris (75017), et de M. I F, ingénieur en génie thermique, demeurant 102 rue de Paris à Torcy (77200) est désigné avec pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux du FRAC, sis 88 rue du Colombier à Orléans, de se faire remettre tous documents utiles à l'accomplissement de leur mission et d'entendre toute personne susceptible de les éclairer, procéder à toutes constatations utiles relatives à l'état de l'établissement et notamment procéder au relevé précis et détaillé de tous les désordres l'affectant tels qu'identifiés par les diagnostics et rapports d'octobre 2015, juillet 2018 et février 2022 produits à l'appui de la requête introductive, dire s'ils sont évolutifs ou généralisés ;
2°) dire si les désordres concernant les défauts et la non-conformité des systèmes thermiques dénoncés par la région Centre Val-de-Loire sont de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination notamment en matière de conservation des œuvres, s'ils sont imputables à un défaut de conception, à un défaut de surveillance des travaux, à des défauts d'exécution, à des défauts de maintenance ou à toute autre cause et, en cas de causes multiples, d'indiquer la part imputable à chacune des causes ;
3°) fournir tous éléments techniques et de fait de nature à permettre à la juridiction éventuellement saisie de déterminer les responsabilités encourues ;
4°) déterminer les travaux de réparation nécessaires pour remédier aux désordres ;
5°) indiquer les travaux éventuels à réaliser d'urgence, dans l'hypothèse où les désordres relevés seraient de nature à constituer un risque pour la sécurité des usagers ou des collections ;
6°) fournir tous éléments permettant à la juridiction éventuellement saisie d'évaluer l'ensemble des préjudices subis par la région, notamment le coût des travaux de réparation des désordres ;
7°) apporter, d'une manière générale, tous éléments qui seraient utiles à la solution du litige par la juridiction saisie.
Article 3 : Les experts accompliront leur mission dans les conditions prévues aux articles R. 621.2 à R. 621.14 du code de justice administrative. Ils ne pourront recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 4 : Préalablement à toute opération, les experts effectueront une déclaration sur l'honneur dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 5 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement en présence des représentants de la communauté de la région Centre Val-de-Loire, et des sociétés Jakob+MacFarlane, Batiserf Ingénierie, BET Choulet, Bureau Michel Forgue, MAF, Qualiconsult, Briand Construction Blois, ERTCM Industries, Paul Bonnet et B, A, V et B, S L, H, R, N, U M, G, D, Q, E et fils et M. T C.
Article 6 : Les experts avertiront les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 7 : Les experts déposeront leur rapport définitif au greffe par voie électronique avant le 31 décembre 2024. Des copies seront notifiées par les experts aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. Les experts justifieront auprès du tribunal de la date de réception de leur rapport par les parties.
Article 8 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 9 : Le surplus des demandes des parties est rejeté.
Article 10 : La présente ordonnance sera notifiée à la région Centre Val-de-Loire, et aux sociétés Jakob+MacFarlane, Batiserf Ingénierie, BET Choulet, Bureau Michel Forgue, MAF, Qualiconsult, Briand Construction Blois, ERTCM Industries, Paul Bonnet et B, A, V et B, S L, H, R, N, U M, G, D, Q, E et fils, O, à M. T C et aux experts.
Fait à Orléans, le 19 juin 2024.
Le Président,
Juge des référés,
Benoist GUÉVEL
La République mande et ordonne à la préfète de la région Centre Val-de-Loire, préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
ABo