mercredi 27 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2303874 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP CALENGE GUETTARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 septembre 2023, Mme A B, représentée par Me Micou, demande au tribunal :
1°) de transmettre son dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat pour attribution à une autre juridiction que le tribunal administratif d'Orléans ;
2°) de condamner la commune de Beaugency à lui verser la somme de 90 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Beaugency le versement de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- agent des services de la ville de Beaugency, elle a, par une demande du 16 mai 2023, déposée en mairie le 23 mai suivant, sollicité une indemnisation du préjudice résultant pour elle de la transmission de données à caractère personnel du fait du conjoint d'un magistrat du tribunal administratif d'Orléans ;
- une précédente requête enregistrée sous le n°2300913 a été transmise au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat afin qu'il soit transmis à une autre juridiction, eu égard au conflit d'intérêts évoqué ci-dessus ;
- elle développera dans un mémoire ampliatif sa demande indemnitaire.
Vu :
- l'ordonnance n°2300913 du 16 mars 2023 du président du tribunal administratif d'Orléans adressée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat ;
- les pièces jointes au dossier.
Vu le code de justice administrative, notamment l'article R. 312-5.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 312-5 du code de justice administrative : " Lorsque le président d'un tribunal administratif saisi d'un litige relevant de sa compétence constate qu'un des membres du tribunal est en cause ou estime qu'il existe une autre raison objective de mettre en cause l'impartialité du tribunal, il transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat qui en attribue le jugement à la juridiction qu'il désigne ".
2. La requête de Mme A B, agent de la commune de Beaugency (Loiret), met en cause une personne qui est à la fois le directeur de la communication et de la citoyenneté au cabinet du maire de cette commune et le conjoint d'une magistrate du tribunal administratif d'Orléans. Ainsi, l'un des membres du tribunal étant en cause, il y a lieu de transmettre le dossier de Mme B au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat pour qu'il en attribue le jugement à la juridiction qu'il désignera par application de l'article R. 312-5 du code de justice administrative, sachant que la requête n°2300913 de l'intéressée a donné lieu à une précédente transmission par une ordonnance du 16 mars 2023.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de Mme A B est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat et à Mme A B.
Fait à Orléans, le 27 septembre 2023.
Le président,
Benoist GUEVEL
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026