mardi 12 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2304276 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET DUPLANTIER |
Vu la procédure suivante :
Par une demande enregistrée le 14 avril 2023, M. B A, représenté par Me Duplantier, a saisi le tribunal administratif d'Orléans d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement n° 2104169 rendu le 13 juillet 2022 par lequel le tribunal a annulé la décision par laquelle la préfète du Loiret lui a implicitement refusé le renouvellement de sa carte de résident et a enjoint à la préfète du Loiret de procéder au réexamen de sa demande de renouvellement de la carte de résident dans un délai de deux mois.
Par une ordonnance en date du 20 octobre 2023 le président du tribunal administratif a en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, ouvert une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement.
Par un mémoire enregistré le 26 octobre 2023 M. B A indique au tribunal que depuis l'intervention du jugement du 13 juillet 2022 il est maintenu sous récépissés et qu'il rencontre des difficultés pour obtenir le renouvellement de chacun de ses récépissés, ce qui le place dans une situation difficile envers son employeur, et lui demande d'enjoindre à l'autorité préfectorale, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de statuer sur sa demande de renouvellement dans un délai de 15 jours à compter de l'intervention de votre décision à intervenir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 novembre 2023, la préfète du Loiret conclut au rejet des conclusions aux fins d'injonction sous astreinte.
La préfète du Loiret indique au tribunal que toutes les diligences requises pour l'exécution du jugement n° 2104169 ont été accomplies au motif que, par une décision du 13 novembre 2023, elle a de nouveau rejeté la demande de renouvellement de la carte de résident présentée par M. B A auquel elle a délivré un titre de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an.
M. B A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (25%) par une décision du 23 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lefebvre-Soppelsa ;
- les conclusions de M. Joos, rapporteur public ;
- et les observations de Me Duplantier, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif () qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. L'exécution de l'article 2 du jugement n° 2104169 du 13 juillet 2022 comporte pour la préfète du Loiret de procéder à un nouvel examen de la demande de renouvellement de la carte de résident présentée par M. B A. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 13 novembre 2023, la préfète du Loiret a de nouveau rejeté la demande de renouvellement de la carte de résident présentée par M. A auquel elle a
délivré un titre de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. Dès lors, elle a, ainsi qu'elle le fait valoir, exécuté le jugement n° 2104169 et les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ont perdu leur objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. B A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Loiret.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Keiflin, première conseillère,
M. Garros, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 novembre 2024.
La présidente-rapporteure,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
L'assesseure la plus ancienne,
Laura KEIFLIN
La greffière,
Nadine PENNETIER-MOINET
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
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