Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2305172

vendredi 9 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2305172
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantSCP ODILE BORDIER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'une requête contestant le montant de son indemnisation forfaitaire de 7 000 euros, allouée par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis sur le fondement de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. En défense, l'Office national des combattants et des victimes de guerre a fait valoir qu'une indemnisation supplémentaire de 8 000 euros avait été versée au requérant. Le tribunal, constatant que M. A... n'a pas confirmé expressément le maintien de sa requête après y avoir été invité, a prononcé son désistement d'instance par ordonnance, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 décembre 2023, M. B... A..., représenté par Me Bordier, demande au tribunal d’annuler la décision du 19 octobre 2023 de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis et les autres personnes rapatriées d'Algérie en tant qu’elle limite le montant de son indemnisation forfaitaire, sur le fondement de l’article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022, à la somme de 7 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2024, l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) conclut au rejet de la requête dès lors qu’il a été fait droit à la demande du requérant et qu’une indemnisation supplémentaire de 8 000 euros lui a été versée.

La requête a été communiquée au Premier ministre qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements (...) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ».

L’état du dossier permettant de s’interroger sur l’intérêt que la requête conservait pour son auteur, M. A... a été invité, par un courrier du 30 octobre 2025 de la présidente de la 4ème chambre, à confirmer expressément le maintien de sa requête et informé qu’à défaut de confirmation dans le délai d’un mois il serait réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Ce courrier a été mis à la disposition du conseil du requérant le jour même par voie dématérialisée sur l’application Télérecours et est réputé avoir été notifié à l’issue d’un délai de deux jours ouvrés à compter de cette date, faute d’avoir été consulté dans ce délai, conformément à l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative. M. A... n’ayant pas répondu expressément à l’invitation qui lui était faite dans le délai imparti, il est réputé s’être désisté de sa requête. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à l’Office national des combattants et des victimes de guerre et au Premier ministre

Fait à Orléans, le 9 janvier 2026.


La présidente de la 4ème chambre,





Sophie LESIEUX

La République mande et ordonne au Premier ministre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.