Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401222

jeudi 3 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2401222
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B pour contester le rejet de sa demande de logement social par la commission départementale de médiation d'Eure-et-Loir. En cours d'instance, le préfet a démontré que la décision contestée avait été retirée par une nouvelle décision du 10 avril 2024, devenue définitive. Constatant que la requête avait perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mars 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 7 février 2024 par laquelle la commission départementale de médiation d'Eure-et-Loir a rejeté sa demande de logement locatif social.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2024, le préfet d'Eure-et-Loir conclut au non-lieu à statuer sur la requête en faisant valoir que la décision contestée a été retirée par une décision du 10 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : ()/ ; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; /() ".

2. M. B demande l'annulation de la décision du 7 février 2024 par laquelle la commission départementale de médiation d'Eure-et-Loir a rejeté sa demande de logement locatif social au motif que son dossier était incomplet.

3. Il ressort des pièces du dossier que la commission départementale de médiation d'Eure-et-Loir a, par une décision du 10 avril 2024, versée à l'instance et qui est devenue définitive faute d'avoir été contestée dans le délai du recours contentieux, retiré la décision attaquée du 7 février 2024 et décidé que M. B devra se voir proposer un accueil dans une structure d'hébergement, un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale. Dès lors que la décision attaquée a été retirée, la requête de M. B a perdu son objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet d'Eure-et-Loir.

Fait à Orléans, le 3 avril 2025.

Le président du tribunal,

Benoist GUÉVEL

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.