Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402409

mercredi 19 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2402409
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B pour contester un refus de remise totale de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 931,01 euros, la caisse d'allocations familiales n'ayant accordé qu'une remise partielle. En cours d'instance, le département d'Indre-et-Loire a produit une décision postérieure accordant une remise totale du solde restant de 698,26 euros. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 juin 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 6 juin 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales

d'Indre-et-Loire en tant qu'elle lui a refusé de lui accorder une remise totale de sa dette de 931,01 euros de revenu de solidarité active et ne lui a consenti qu'une remise partielle à hauteur de 232,75 euros, laissant à sa charge une somme restant due de 698,26 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 décembre 2024, le département

d'Indre-et-Loire conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir qu'une remise totale de dette a été accordée à Mme B après que la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire lui a consenti une remise de la dette restante de 698,26 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () ".

2. Il ressort de l'instruction, notamment du mémoire en défense enregistré le 2 décembre 2024 par lequel le département d'Indre-et-Loire produit une décision du 6 février 2025, postérieure à l'introduction de la requête, par laquelle la caisse d'allocations familiales a accordé à Mme B la remise du surplus de sa dette à hauteur de la somme de 698,26 euros. Ainsi, la requête de Mme B est devenue sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au département

d'Indre-et-Loire et à la Caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire.

Fait à Orléans, le 19 mars 2025.

Le président du tribunal,

Benoist GUEVEL

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.