jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402571 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | GUYON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 juin 2024, M. A B, représenté par Me Guyon, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 12 juin 2024 par lequel le préfet de
Loir-et-Cher a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui restituer son permis de conduire, à titre subsidiaire de procéder au réexamen de sa situation, dans le délai de 72 heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la distance entre sa résidence et son lieu de travail est de 22 kilomètres ; l'urgence est caractérisée ;
- l'arrêté est signé par une autorité incompétente, est insuffisamment motivé, n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire préalable ;
- la durée de la suspension est disproportionnée ;
- il n'a pas été tenu compte de la marge d'erreur maximale tolérée prévue par l'arrêté du 8 juillet 2003 relatif au contrôle des éthylomètres ; il n'est pas établi que l'autorité administrative ait reçu les résultats du dépistage alcoolique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la requête au fond par laquelle le requérant demande l'annulation de l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 12 juin 2024.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 12 juin 2024, pris sur le fondement de l'article L. 224-2 du code de la route, le préfet de Loir-et-Cher a suspendu la validité du permis de conduire du requérant pour une durée de six mois après une infraction de conduite en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme produits stupéfiants commise le 9 juin 2024 sur le territoire de la commune de Vendôme. Le requérant demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cette décision, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens de la requête, analysés précédemment, n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté litigieux. Il suit de là que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Orléans, le 4 juillet 2024.
Le juge des référés,
Jean-Luc C
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.