mercredi 10 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2404079 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | POIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces et un mémoire complémentaire, enregistrés le 27 septembre 2024, le 18 octobre 2024 et le 27 février 2025, M. A B, représenté par Me Bastien Poix, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite du 28 avril 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire a refusé de lui communiquer la copie intégrale des documents administratifs et données personnelles détenus dans son dossier d'allocataire, la liste des scores de risque afférente à son dossier allocataire ainsi que l'intégralité de son dossier d'enquête administrative ;
2°) d'enjoindre à cette caisse d'allocations familiales de lui communiquer les documents sollicités, dans un délai de 10 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire le versement à son conseil de la somme de 3 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le refus de communication méconnait les articles L. 311-1 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la commission d'accès aux documents administratifs a émis un avis favorable à la communication des documents sollicités ;
- sa requête n'est pas tardive, en l'absence d'accusé de réception comportant la mention des voies et délais de recours ;
- la caisse d'allocations familiales ne lui a communiqué les documents que dans son mémoire en défense, et ce en période estivale ;
- la requête n'a pas perdu son objet.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 janvier 2025, la caisse d'allocations familiales " Touraine " d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête ;
Elle fait valoir que :
- l'intéressé est en possession depuis juin 2023 de l'ensemble des éléments nécessaires à la compréhension de la régularisation de son dossier, après échanges avec le contrôleur ;
- elle a fait droit à la communication du dossier de l'allocataire par lettre recommandée avec accusé de réception adressée le 8 août 2024 au conseil, mais cet envoi est revenu à l'expéditeur avec la mention " pli avisé non réclamé " ;
- elle a adressé une lettre explicative à l'intéressé le 27 août 2024 ;
- la requête est irrecevable en raison du non-respect du délai contentieux et de l'absence d'objet.
Par une décision du 28 mars 2025 M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (55%).
Vu ;
- l'avis n° 20241573 du 18 avril 2024 de la commission d'accès aux documents administratifs ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () /; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; /() 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; /(). ".
2. Il résulte de l'instruction, et n'est pas contesté par M. B qui se borne à déplorer les modalités de leur transmission, que celui-ci a reçu, en cours d'instance, l'intégralité de ceux des documents demandés par l'intéressé que la commission d'accès aux documents administratifs a, par son avis n° 20241573 du 18 avril 2024, considéré comme des documents administratifs communicables, à savoir les documents et les données personnelles détenus dans son dossier d'allocataire, la liste des scores de risque afférente à son dossier d'allocataire et le dossier d'enquête administrative qui a entraîné la suppression des aides sociales par décision du 27 juillet 2023. Dans ces conditions, M. B doit être regardé comme ayant obtenu satisfaction. Dès lors, ses conclusions en annulation et en injonction ont perdu leur objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales " Touraine " d'Indre-et-Loire le versement d'une somme sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la caisse d'allocations familiales " Touraine " d'Indre-et-Loire.
Fait à Orléans, le 10 septembre 2025.
Le président du tribunal,
Benoist GUÉVEL
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026