vendredi 1 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2502581 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP SOREL & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 mai 2025, Mme A C épouse B, représentée par Me Stéphanie Jamet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le président du conseil départemental du Cher a implicitement rejeté son recours administratif préalable obligatoire dirigé à l'encontre de la décision du 29 novembre 2024 lui notifiant un avertissement au motif qu'elle aurait commis une fausse déclaration ayant abouti au versement indu de revenu de solidarité active (RSA) ;
2°) de mettre à la charge du département du Cher une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'avertissement est entaché d'incompétence ;
- il résulte d'une interprétation erronée des textes relatifs au RSA concernant les loyers à déclarer à titre de ressources afin d'apprécier le droit au RSA ;
- elle a logiquement déduit les charges locatives qu'elle a supportées ;
- elle présente ainsi des revenus fonciers déficitaires et des revenus locatifs nuls ;
- c'est à tort que la caisse d'allocations familiales du Cher a recalculé ses droits au RSA pour le compte du département du Cher et que ce département a considéré qu'elle avait commis une fausse déclaration.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /(). "
2. Mme A C demande l'annulation de la décision, née du silence gardé par l'administration sur son recours administratif préalable obligatoire formé en application de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et reçu le 25 janvier 2025, par laquelle le président du département du Cher a implicitement rejeté ce recours dirigé à l'encontre de la décision du 29 novembre 2024 lui notifiant un avertissement au motif qu'elle aurait commis une fausse déclaration ayant abouti au versement indu de revenu de solidarité active (RSA).
3. Il résulte toutefois de la mesure d'avertissement contestée par Mme C qu'elle précise explicitement qu'elle " a pour seul effet de [lui] rappeler [ses] obligations déclaratives et d'éviter la réitération des manquements constatés " et " n'emporte aucune conséquence sur [sa] situation, notamment sur [ses] droits au RSA ". Elle lui indique également " pour information " qu'elle reste " redevable d'un indu de RSA de 11 970 euros " et que " la caisse d'allocations familiales recouvrera une indemnité de gestion équivalant à 10% de l'indu ", dans des conditions de recouvrement qu'elle rappelle. Ainsi, l'avertissement en litige ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de faire l'objet d'un recours contentieux.
4. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est manifestement pas recevable à demander l'annulation de la décision implicite rejetant son recours administratif préalable obligatoire dirigé à l'encontre de l'avertissement du 29 novembre 2024. Par suite, sa requête ne peut qu'être rejetée en toutes ses conclusions y compris celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.
Copie sera adressée au département du Cher et à la caisse d'allocations familiales du Cher.
Fait à Orléans le 1er août 2025.
Le président du tribunal,
Benoist GUÉVEL
La République mande et ordonne au préfet du Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026