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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2503173

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2503173

lundi 1 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2503173
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait une injonction de logement et une indemnisation, pour défaut de signature de sa requête. La requérante n'a pas régularisé sa demande malgré une invitation du tribunal, le courrier de notification étant revenu avec la mention "pli avisé et non réclamé". Cette irrecevabilité manifeste a été constatée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, combiné à l'article R. 431-4 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 juin 2025, Mme B A demande au tribunal :

1°) d'enjoindre à la préfète du Loiret à lui proposer un logement adapté à sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à venir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;

2°) de condamner l'État à lui verser une indemnité en réparation du préjudice subi, évalué à 5 000 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-4 du code de justice administrative : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir ".

3. Il ressort des pièces du dossier que Mme A n'a pas signé sa requête. Par courrier du 24 juin 2025, cette dernière a été invitée à régulariser sa requête en la signant dans un délai de quinze jours. Le courrier est revenu au tribunal en date du 19 juillet 2025 avec la mention " pli avisé et non réclamé " et Mme A n'a pas justifié avoir adressé au tribunal un exemplaire de sa requête revêtu de sa signature dans le délai qui lui était imparti. Par suite, sa requête doit être regardée comme étant manifestement irrecevable et rejetée, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Orléans, le 1er septembre 2025.

Le président du tribunal,

B. GUÉVEL

La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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