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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2503850

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2503850

mercredi 12 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2503850
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant la délibération du jury du CAP Électricien ayant déclaré son fils non admis. Le juge a considéré que les moyens soulevés étaient inopérants ou insuffisamment précis, notamment l'insuffisance de formation préalable et la contestation des notes attribuées, qui relèvent de l'appréciation souveraine du jury. L'absence d'accès au détail des épreuves a été jugée sans incidence sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 22 juillet 2025 et le 5 septembre 2025, M. C... B... demande au tribunal d’annuler la délibération du jury d’examen du certificat d’aptitude professionnelle (CAP) spécialité Electricien au titre de l’année 2025, qui a déclaré son fils M. A... B... non admis.

Il soutient que :
- les compétences évaluées à l’épreuve EP1A n’ont pas été suffisamment abordées au cours de la formation ;
- le candidat n’a pas pu être sérieusement évalué sur l’épreuve EP2, consistant en la mise en service de l’installation conçue au cours de l’épreuve EP1A, compte tenu du caractère non fonctionnel de l’installation conçue à cette occasion ;
- il n’a pas eu accès au détail de l’épreuve EP1A réalisée par son fils ni à son bilan de compétences C-PRO.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».

En premier lieu, à l’appui de sa contestation des résultats obtenus par son fils lors des épreuves destinées à apprécier l’aptitude de ce dernier au métier d’électricien, M. B... ne peut utilement se prévaloir de la défaillance ou de l’insuffisance de la formation préalable dont son fils a bénéficié.

En deuxième lieu, il n’appartient pas au juge administratif de contrôler l’appréciation faite par le jury de la valeur et des performances d’un candidat, sauf en cas d’erreur matérielle ou si la décision du jury est fondée sur des considérations autres que la seule valeur de la candidature qui lui est soumise. Par suite, M. B... ne peut utilement contester la note obtenue par son fils à l’épreuve EP2. A supposer que le requérant entende également contester les modalités d’organisation de cette épreuve, il n’assortit manifestement pas cette contestation des précisions, de droit notamment, permettant au juge d’en apprécier le bien-fondé.

Enfin, la circonstance que M. B... n’a pas eu accès au détail de l’épreuve EP1A réalisée par son fils est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Si le requérant indique également qu’il n’a pas davantage pu avoir accès à son « bilan de compétences C-PRO », il n’assortit manifestement ce moyen d’aucune précision permettant d’en apprécier le bien-fondé.

Ainsi, cette requête, qui n’a pas été utilement complétée ultérieurement, n’est assortie que de moyens inopérants et de moyens manifestement non assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé, au sens des dispositions citées au point 1. Elle doit, pour ce motif, être rejetée.



O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B....


Fait à Orléans, le 12 novembre 2025.


Le président de la 2ème chambre,





Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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