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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2504158

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2504158

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2504158
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantKOUASSI

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté que le préfet avait produit l'attestation demandée en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Il a également refusé d'accorder les frais de procédure sollicités, estimant que la requérante avait saisi le tribunal prématurément, avant même l'expiration du délai de décision implicite de l'administration.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 août 2025, Mme A... B..., représentée par Me Kouassi, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer dans un délai de deux jours une attestation de prolongation d’instruction, à compter de la présente ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 9 août 2025, le préfet de Loir-et-Cher conclut au non-lieu à statuer en raison de production d’une attestation de prolongation d’instruction (API).

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C... en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».

2. Le préfet de Loir-et-Cher produit en défense l’attestation de prolongation d’instruction (API) délivrée le 7 août 2025 répondant ainsi à la demande de la requérante. Le mémoire en défense a été communiqué le 20 août 2025 et est réputé avoir été lu deux jours plus tard en l’absence d’accusé de réception dans l’application TéléRecours.

3. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions en injonction présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

4. Dès lors que la requérante a saisi le présent tribunal avant même de saisir le préfet de Loir-et-Cher de la demande et, ce à deux jours de l’intervention d’une décision implicite de rejet, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’État la somme, au demeurant excessive, de 2 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet de Loir-et-Cher.

Fait à Orléans, le 19 décembre 2025.

Le juge des référés,




G. C...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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