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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2504375

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2504375

mercredi 10 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2504375
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une contrainte émise par la CAF du Loiret pour le recouvrement d’indu de prime d’activité, de prestations familiales et de primes exceptionnelles. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n’a pas produit la contrainte attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée. Le tribunal s’est fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et l’article R. 412-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 août 2025, Mme A B doit être vue comme demandant au tribunal d'annuler la contrainte émise par la Caisse d'allocations familiales du Loiret le 22 juillet 2025 pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 2205,54 euros pour la période du 1er juin 2022 au 29 février 2024, un indu de prestations familiales de 862,63 euros pour la période du 1er août 2022 au 31 août 2023, des indus de primes exceptionnelles de fin d'année de 228,67 euros et 308,72 euros pour les mois de décembre 2022 et décembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale : " Pour le recouvrement d'une prestation indûment versée (), le directeur d'un organisme de sécurité sociale peut, dans les délais et selon les conditions fixées par voie réglementaire, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement () ".

3. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ". L'article R. 612-1 de ce code dispose que : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. () ".

4. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier du 20 août 2025 revenu au tribunal revêtu de la signature de la destinataire en date du 22 août 2025, Mme B n'a pas justifié avoir produit la contrainte qui lui a été décernée le 22 juillet 2025 par la Caisse d'allocations familiales du Loiret dans le délai qui lui était imparti. Par suite, sa requête doit être regardée comme étant manifestement irrecevable et rejetée, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Orléans, le 10 septembre 2025.

Le président du tribunal,

B. GUÉVEL

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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