LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2600137

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600137

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600137
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté les requêtes de la SELARL Pharmacie Martino. Le litige, portant sur le remboursement de taxes foncières et d'ordures ménagères réclamé par la commune de Bourges, naît de l'exécution d'un bail commercial. Le tribunal a jugé que ce contrat de droit privé relevait de la compétence exclusive des juridictions judiciaires, et a donc déclaré son incompétence en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 11 janvier 2026 sous le n° 2600137, la SELARL Pharmacie Martino demande au tribunal :

1°) d’annuler le titre de recettes n° 354 émis le 23 décembre 2025 par le maire de Bourges pour le recouvrement d’une somme de 693 euros correspondant au remboursement des cotisations de taxe foncière et de taxe d’enlèvement des ordures ménagères acquittées par la commune au titre de l’année 2025 à raison d’un local commercial ;

2°) de prononcer la décharge de la somme litigieuse ;

3°) de mettre les dépens à la charge de la commune.

II. Par une requête enregistrée le 19 janvier 2026 sous le n° 2600420, la SELARL Pharmacie Martino demande au tribunal :

1°) d’annuler le titre de recettes n° 366 émis le 30 décembre 2025 par le maire de Bourges pour le recouvrement d’une somme de 640 euros correspondant au remboursement des cotisations de taxe foncière et de taxe d’enlèvement des ordures ménagères acquittées par la commune au titre de l’année 2024 à raison d’un local commercial ;

2°) de prononcer la décharge de la somme litigieuse ;

3°) de mettre les dépens à la charge de la commune.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes susvisées n°s 2600137 et 2600420 de la SELARL Pharmacie Martino concernent l’exécution d’un même contrat. Il y a lieu de les joindre pour qu’elles fassent l’objet d’une même ordonnance.
2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (…) ».

3. Le 3 avril 2017, la SELARL Pharmacie Martino a signé avec la SAS Les Gibjoncs un bail commercial portant sur des locaux situés dans le centre commercial « Cap Nord » à Bourges. Ces locaux ont été rachetés le 31 janvier 2024 par la commune de Bourges. La commune, désormais bailleresse de la SELARL Pharmacie Martino, a entendu se faire rembourser par la preneuse les cotisations de taxe foncière et de taxe d’enlèvement des ordures ménagères qu’elle a acquittées à raison du local donné à bail. Deux titres de perception ont été émis les 23 et 30 décembre 2025 pour le remboursement des impositions acquittées au titre des années 2024 et 2025. La SELARL Pharmacie Martino demande l’annulation de ces titres de perception et la décharge des sommes litigieuses.

4. Le bail commercial qui lie la commune de Bourges à la SELARL Pharmacie Martino constitue un contrat de droit privé. Les juridictions judicaires sont seules compétentes pour connaître des litiges nés de l’exécution d’un tel contrat. Par suite, les requêtes de la SELARL Pharmacie Martino ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il y lieu de les rejeter par application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Les requêtes n°s 2600137 et 2600420 de la SELARL Pharmacie Martino sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SELARL Pharmacie Martino.


Fait à Orléans, le 13 mars 2026.


Le président,





Frédéric DORLENCOURT




La République mande et ordonne au préfet du Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions