Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2605197
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2605197 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 août 2026, Mme A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de Touraine a suspendu le versement de son allocation aux adultes handicapés depuis 2022 ;
2°) d’annuler la décision de non-renouvellement de son dossier d’aide personnelle au logement ;
3°) d’ordonner le rétablissement de ses droits à l’allocation aux adultes handicapés avec effet rétroactif depuis 2022 et le renouvellement de son dossier d’aide personnelle au logement pour la période 2026 ;
4°) d’enjoindre à la caisse d'allocations familiales de Touraine de prendre en compte les copies des titres de séjour réalisées en agence le 18 août 2026 et de mettre à jour les dossiers en conséquence, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de condamner la caisse d'allocations familiales de Touraine à lui verser une indemnité pour préjudice matériel et moral lié à cette privation arbitraire de ressources.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de l’organisation judiciaire ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ».
Sur les conclusions tendant à l’annulation de la décision de suspension du versement de l’allocation aux adultes handicapés :
2. Aux termes de l’article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles : « I. La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : (…) 3° Apprécier : a) Si l'état ou le taux d'incapacité de la personne handicapée justifie l'attribution, (...) pour l'adulte, de l'allocation prévue aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale (...) ». Aux termes de l’article L. 241-9 du même code : « Les décisions relevant du 1° du I de l'article L. 241-6 prises à l'égard d'un enfant ou un adolescent handicapé, ainsi que celles relevant des 2°, 3° et 5° du I du même article peuvent faire l'objet de recours devant les tribunaux judiciaires spécialement désignés en application de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. (…) ».
3. Il résulte des dispositions citées ci-dessus qu’il n’appartient qu’au tribunal judiciaire spécialement désigné de connaître des recours relatifs à l’allocation aux adultes handicapés. Par suite, les conclusions de Mme B... ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il ressort du tableau VIII-III annexé au code de l’organisation judiciaire que le tribunal judiciaire compétent en la matière est celui de Tours, qu’il appartient à la requérante de saisir si elle s’y croit fondée.
Sur les conclusions tendant à l’annulation de la décision de non-renouvellement du dossier d’aide personnelle au logement :
4. Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué (…) ».
5. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 28 août 2026 via l’application Télérecours, Mme B... n’a pas produit la décision dont elle demande l’annulation. Elle n’a pas davantage justifié de l’impossibilité de produire une telle décision. Les conclusions, qui n’ont pas été régularisées dans le délai imparti, sont ainsi entachées d’une irrecevabilité manifeste et doivent donc être rejetées en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Orléans, le 1er octobre 2026.
Le président du tribunal,
J. Berthet-Fouqué
La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Par une requête, enregistrée le 24 août 2026, Mme A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de Touraine a suspendu le versement de son allocation aux adultes handicapés depuis 2022 ;
2°) d’annuler la décision de non-renouvellement de son dossier d’aide personnelle au logement ;
3°) d’ordonner le rétablissement de ses droits à l’allocation aux adultes handicapés avec effet rétroactif depuis 2022 et le renouvellement de son dossier d’aide personnelle au logement pour la période 2026 ;
4°) d’enjoindre à la caisse d'allocations familiales de Touraine de prendre en compte les copies des titres de séjour réalisées en agence le 18 août 2026 et de mettre à jour les dossiers en conséquence, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de condamner la caisse d'allocations familiales de Touraine à lui verser une indemnité pour préjudice matériel et moral lié à cette privation arbitraire de ressources.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de l’organisation judiciaire ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ».
Sur les conclusions tendant à l’annulation de la décision de suspension du versement de l’allocation aux adultes handicapés :
2. Aux termes de l’article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles : « I. La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : (…) 3° Apprécier : a) Si l'état ou le taux d'incapacité de la personne handicapée justifie l'attribution, (...) pour l'adulte, de l'allocation prévue aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale (...) ». Aux termes de l’article L. 241-9 du même code : « Les décisions relevant du 1° du I de l'article L. 241-6 prises à l'égard d'un enfant ou un adolescent handicapé, ainsi que celles relevant des 2°, 3° et 5° du I du même article peuvent faire l'objet de recours devant les tribunaux judiciaires spécialement désignés en application de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. (…) ».
3. Il résulte des dispositions citées ci-dessus qu’il n’appartient qu’au tribunal judiciaire spécialement désigné de connaître des recours relatifs à l’allocation aux adultes handicapés. Par suite, les conclusions de Mme B... ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il ressort du tableau VIII-III annexé au code de l’organisation judiciaire que le tribunal judiciaire compétent en la matière est celui de Tours, qu’il appartient à la requérante de saisir si elle s’y croit fondée.
Sur les conclusions tendant à l’annulation de la décision de non-renouvellement du dossier d’aide personnelle au logement :
4. Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué (…) ».
5. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 28 août 2026 via l’application Télérecours, Mme B... n’a pas produit la décision dont elle demande l’annulation. Elle n’a pas davantage justifié de l’impossibilité de produire une telle décision. Les conclusions, qui n’ont pas été régularisées dans le délai imparti, sont ainsi entachées d’une irrecevabilité manifeste et doivent donc être rejetées en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Orléans, le 1er octobre 2026.
Le président du tribunal,
J. Berthet-Fouqué
La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
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