vendredi 2 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2002351 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP SAMMUT CROON JOURNÉ-LÉAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 novembre 2020, Mme E C épouse B, représentée par M. D, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Troyes à lui verser la somme
de 56 862,50 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de sa prise en charge défaillante à compter du 19 avril 2017 ;
2°) de condamner le centre hospitalier de Troyes aux dépens ;
3°) de mettre à sa charge la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le centre hospitalier de Troyes et la caisse primaire d'assurance maladie
de la Haute-Marne, à qui la procédure a été communiquée, n'ont pas produit d'observations.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 décembre 2020.
La clôture de l'instruction a été fixée au 6 octobre 2022 par une ordonnance
du 5 septembre précédent.
Par un acte enregistré le 5 septembre 2022, communiqué le même jour, Mme C déclare se désister purement et simplement de la requête.
Vu :
- le rapport de l'expert désigné par ordonnance n° 1900168 du 11 mars 2019 ainsi que l'ordonnance de taxation du 23 septembre 2019 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 14 décembre 2021 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Maleyre, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Deschamps, rapporteur public
- et les observations de Me Croon pour le centre hospitalier de Troyes.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, née le 14 avril 1955, a été prise en charge aux urgences du centre hospitalier de Troyes (CHT) le 19 avril 2017 pour des douleurs abdominales aigues
à prédominance épigastrique d'apparition brutale. Les examens pratiqués ont mis en évidence qu'elle souffrait d'une cholécystite aigüe lithiasique. Elle a subi une cholécystectomie sous cœlioscopie le 21 avril suivant. Elle a pu regagner son domicile le 28 avril 2017 en dépit
de douleurs qui ont immédiatement suivi l'opération. Les douleurs ne s'estompant pas,
de nouveaux examens ont été réalisés, qui ont permis de constater la présence d'une lame
de drainage consécutivement à l'intervention du 21 avril 2017. Ce corps étranger a pu être retiré à l'occasion d'une nouvelle opération par cœlioscopie s'étant déroulée le 23 novembre 2017.
Le juge des référés du tribunal a ordonné une expertise le 11 mars 2019. Mme C,
dans le dernier état de ses écritures, déclare se désister de sa requête.
Sur le désistement de Mme C :
2. Par un mémoire enregistré le 5 septembre 2022, Mme C s'est désistée
de sa requête. Ce désistement et pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les dépens :
3. Il résulte de l'instruction que le désistement de Mme C est motivé par l'accord amiable conclu avec le centre hospitalier de Troyes. Dans ces conditions, ce dernier doit être regardé comme ayant succombé à l'instance. Par suite, il y a lieu en l'espèce de mettre
à la charge définitive de l'établissement de santé les frais de l'expertise ordonnée par le juge
des référés, liquidés et taxés à la somme de 2 500 euros par une ordonnance
du 23 septembre 2019.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme C.
Article 2 : Les frais de l'expertise ordonnée par le juge des référés, liquidés et taxés à la somme de 2 500 euros par une ordonnance du 23 septembre 2019, sont mis à la charge définitive
du centre hospitalier de Troyes.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C épouse B,
au centre hospitalier de Troyes, aux caisses primaires d'assurance maladie de l'Aube
et de la Haute-Marne et à M. le docteur A, expert désigné.
Délibéré après l'audience du 18 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, président,
Mme Lambing, première conseillère,
M. Maleyre, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
P. H. MALEYRELe président,
signé
P. CRISTILLE
Le greffier,
signé
A. PICOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026