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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2002696

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2002696

vendredi 20 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2002696
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantCIMARELLI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 décembre 2020, M. B C et Mme A C, agissant en leur nom propre et en qualité de représentant légal de leur fils mineur D, représentés par Me Estelle Cimeralli, demandent au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Reims à leur verser la somme provisoire de 72 375 euros en réparation des préjudices supportés par leur enfant et résultant de la faute commise par l'équipe médicale au moment de l'accouchement et la somme de 20 000 euros chacun au titre de leur préjudice d'affection ;

2°) d'assortir cette somme des intérêts au taux légal à compter du 31 juillet 2019, date de la saisine de la commission de conciliation et d'indemnisation ;

3°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Reims aux entiers dépens de l'instance ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le centre hospitalier a commis une faute dans la prise en charge de l'accouchement ; à 20h40, devant un tableau évoquant une acidose fœtale qui évoluait depuis plus de 40 minutes, une extraction instrumentale s'imposait ; or l'équipe médicale a préféré différer ce geste car elle était mobilisée sur un autre accouchement et mettre en place une perfusion de syntocinon qui était inutile ; cette attitude est contraire aux règles de l'art, ainsi le travail a été prolongé de plus de deux heures ; ce retard a majoré le risque de survenue de l'encéphalopathie anoxo-ischémique dont le nouveau-né a été victime et est à l'origine d'une perte de chance de 75% d'éviter l'encéphalopathie néonatale ; l'état de l'enfant à la naissance est la conséquence de ce retard de prise en charge ; les troubles de l'apprentissage présentés par Myckaeil sont directement imputables à l'état hypoxique per-natal de l'enfant, ce qui engage la responsabilité du centre hospitalier de Reims ;

- l'état de l'enfant n'est pas consolidé mais son déficit fonctionnel est d'ores et déjà certain et justifie d'une indemnisation à titre provisionnel ; au titre du déficit fonctionnel temporaire total, une somme de 375 euros lui sera alloué ; pour le déficit fonctionnel temporaire partiel à compter du 5 avril 2017 en lien avec des troubles de l'attention et du langage qui empêchent une autonomie dans les apprentissages et la communication, une provision d'au moins 10 000 euros est justifiée ; les souffrances endurées par l'enfant en lien avec la réanimation néonatale, l'hypothermie et les crises convulsives subies seront indemnisées par le versement d'une somme de 8 000 euros ; l'enfant a supporté durant la période d'hospitalisation en pédiatrie un déficit esthétique temporaire qui peut être estimé à 4 000 euros ; l'état de la pathologie de l'enfant nécessite des soins médicaux et paramédicaux qui devront être indemnisés ; il a besoin d'une aide humaine non spécialisé de 6h30 par semaine depuis avril 2017 ; il est aidé par ses parents ; une indemnisation de 50 000 euros lui devra d'ores et déjà versée à ce titre ;

- en tant que parents, ils supportent un préjudice d'affection en ce qu'ils s'inquiètent du retard de langage et de développement de l'enfant ; leur vie est rythmée par les déplacements chez des personnels de santé ; l'attention de tous les instants qu'ils doivent porter à leur enfant affecte la vie familiale et leur organisation professionnelle ; une somme de 20 000 euros chacun constituera une indemnisation convenable.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 mars 2021, le centre hospitalier universitaire de Reims, représenté par Me Cariou de la SCP Normand et associés, conclut à ce qu'il soit sursis à statuer dans l'attente du traitement par l'ONIAM de la demande de substitution.

Le centre hospitalier soutient que :

- les requérants ont présenté à l'ONIAM une demande de substitution et, dans l'attente, en application du principe de la réparation intégrale des préjudices, les intéressés ne peuvent prétendre à une indemnisation de l'établissement sauf à entraîner une double indemnisation ;

- si l'ONIAM indemnise les consorts C, ceux-ci n'auront plus d'intérêt pour agir et leur requête sera irrecevable.

Par un mémoire reçu le 12 mars 2021, la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme demande la condamnation du centre hospitalier à lui verser la somme de 148,20 euros au titre de ses débours provisoires et la somme de 50 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La caisse soutient qu'elle justifie par la production d'une attestation d'imputabilité de frais médicaux provisoires se rattachant à la faute du centre hospitalier à hauteur de 148,20 euros.

Par un mémoire enregistré le 30 mars 2021, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) conclut à sa mise hors de cause.

L'ONIAM soutient que la demande de substitution a été refusée et qu'aucune demande n'est formulée à son encontre.

Par un nouveau mémoire enregistré le 22 juin 2021, le centre hospitalier universitaire de Reims conclut :

- à la limitation de l'indemnisation versée aux requérants en tenant compte d'un taux de perte de chance de 20% au plus, appliqué aux chefs de préjudice et en écartant les chefs de préjudice du déficit fonctionnel temporaire partiel, de l'assistance à tierce personne et des soins médicaux et paramédicaux ;

- au rejet de la demande de la caisse primaire d'assurance maladie ;

- à la limitation des sommes demandées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- il ne nie pas l'existence de manquements mais il entend contester la condition tenant au lien de causalité ; si le nouveau-né présentait une anoxo-ischémie per partum responsable d'une encéphalopathie néonatale et si l'extraction du nouveau-né a été réalisée avec retard, il conteste l'évaluation faite de l'importance de ce retard ainsi que les conséquences d'un tel retard ; l'interprétation d'un rythme cardiaque fœtal est subjective ; au moment de l'extraction l'équipe a légitiment pu laisser le travail se poursuivre alors que l'expert déduit a posteriori, connaissant l'issue défavorable, le caractère péjoratif de la poursuite du travail ; les gynécologues qui ont analysé le tracé du rythme cardiaque fœtal ont eu des appréciations différentes sur l'importance de ce retard dans l'extraction ; compte tenu des circonstances de ce dossier, et notamment des difficultés rencontrées à l'extraction qui auraient en tout état de cause été présentes quel que soit le moment de cette extraction, le nouveau-né avait un risque de souffrir d'une encéphalopathie ; le retard reproché n'est pas à l'origine du phénomène d'anoxo-ischémie mais a fait perdre au fœtus une chance d'éviter la persistance d'une anoxo-ischémie et donc a fait perdre au nouveau-né une chance de ne pas présenter une encéphalopathie ; le retard est moindre que celui retenu par l'expert et ne saurait être supérieur à 20% d'éviter l'encéphalopathie ;

- les experts ont retenu une encéphalopathie modérée en ce que le nouveau-né ne présentait aucune spasticité et que l'IRM réalisée ne montrait aucune atteinte des noyaux gris centraux ; les troubles de l'apprentissage du jeune D, sans qu'il y ait eu de spasticité chez le nouveau-né, ne peuvent pas être rapportés avec certitude à l'anoxie per-partum ; les troubles présentés par le jeune D se rencontrent de manière fréquente dans la population dès lors que les dernières publications médicales font état d'un taux de survenance de l'ordre de 2 à 10% ; des facteurs génétiques pourraient expliquer les troubles de l'apprentissage, certains gènes responsables ont été identifiés ; dans ces conditions, le lien de causalité entre les troubles cognitifs présentés par le jeune D et les troubles de l'oxygénation rencontrés per-partum n'est aucunement établi ; dès lors, en l'absence de lien de causalité certain entre l'anoxie per-partum et les troubles présents par Mikaël, aucune indemnisation ne saurait être mise à la charge du CHU en réparation desdits troubles ;

- seuls les préjudices exclusivement en lien avec l'encéphalopathie présentée à la naissance sont susceptibles d'être indemnisés dans la limite du taux de perte de chance de 20%, soit le déficit fonctionnel temporaire total du 14 au 25 septembre 2013, des souffrances endurées, le préjudice esthétique et le préjudice moral des parents ; en revanche, le déficit fonctionnel temporaire partiel, les frais liés à l'assistance, les soins médicaux et paramédicaux restant à charge, sont directement en lien avec les troubles de développement présentés par Mickaëil dont l'étiologie n'est pas établie ; par suite, de tels préjudices ne sauraient recevoir une indemnisation ;

- avant application du taux de perte de chance, le déficit fonctionnel temporaire total sera indemnisé par le versement d'une somme de 300 euros au plus, les souffrances endurées justifient d'une indemnisation de 4 000 euros, et le préjudice esthétique temporaire sera suffisamment réparé par le versement de la somme de 800 euros ;

- en l'absence de certitude quant à l'étiologie des troubles présentés par Mickaëil, ces derniers ne sauraient être pris en considération dans l'évaluation du préjudice moral des parents ; les complications présentées par leur enfant à la naissance a, cependant, affecté les intéressés, mais la somme qu'ils demandent devra être ramenée à de plus justes proportions ;

- les frais dont la caisse primaire d'assurance maladie demande l'indemnisation correspondent à des consultations spécialisées en pédiatrie réalisée du fait du retard dans le développement de Mickaëil mais, en l'absence d'étiologie certaine de ses troubles, l'indemnisation des préjudices ne saurait lui incomber.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E,

- les conclusions de M. Deschamps rapporteur public,

- et les observations de Me Ronez représentant le centre hospitalier universitaire de Reims.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, alors âgée de 30 ans, a débuté sa première grossesse le 6 décembre 2012. Elle ne présentait aucun antécédent médical ou chirurgical significatif et sa grossesse suivie par l'équipe médicale de la maternité du centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims s'est déroulée sans particularité notable. Le 10 septembre 2013, à 10h15, alors que le terme est dépassé de 4 jours, la patiente a été admise en travail. Le nouveau-né a été extrait par ventouse vers 23h15 au terme d'une extraction très difficile. L'état neurologique du nouveau-né, évocateur d'une asphyxie périnatale (anoxo-ischémie), a imposé une hospitalisation en réanimation et le tableau neurologique présenté par le nouveau-né sera qualifié d'encéphalopathie anoxo-ischémique de stade Sarnat 2. L'échographie transfontannelaire réalisé le lendemain a mis en évidence un œdème cérébral et le premier électroencéphalogramme a montré une activité très discontinue. L'IRM cérébrale effectuée au 14ème jour de vie a décelé un hématome sous dural de la fosse postérieure non compressif, une fine lame d'hématome sous-dural en regard du parenchyme en occipital postérieur. Il n'existait pas d'anomalies de signal sous des noyaux gris centraux mais un discret hypersignal de la substance blanche dans les régions parientales bilatérales. En avril 2017, l'évolution de l'enfant, prénommé D, alors âgé de 3 ans et demi, a inquiété ses parents. Celui-ci présentait un retard de langage et de développement importants, qui ne touchait toutefois pas la mobilité globale, et des troubles cognitifs de l'attention qui le gênaient dans les apprentissages et affectaient ses progrès scolaires. Une rééducation en orthophonie et en psychomotricité a été décidée fin 2017. Une prise en charge psychologique a également été engagée. L'enfant poursuit son cursus avec l'aide d'une auxiliaire de vie scolaire et il a intégré en octobre 2019 un centre médico-psycho-pédagogique. Les parents de Myckael, estimant que l'équipe médicale n'avait pas été assez vigilante au moment de l'accouchement, ont saisi la commission d'indemnisation de Champagne-Ardenne. Le collège d'experts désigné pour évaluer le déroulement du travail de l'accouchement a déposé son rapport le 4 février 2020. Aux termes d'un avis en date du 30 juin 2020, la commission d'indemnisation a estimé qu'il incombait au CHU de Reims d'assumer l'indemnisation des préjudices subis par l'enfant et par ses parents du fait des conditions de la prise en charge de l'accouchement en retenant une perte de chance de 75% d'éviter les séquelles subies. Par un courrier en date du 26 octobre 2020, le centre hospitalier informait les époux C de son intention de ne pas suivre l'avis de la CCI. Ces derniers ont saisi l'ONIAM d'une demande de substitution. Mais l'ONIAM leur a opposé un refus compte tenu de l'engagement d'un recours contentieux dirigé contre l'hôpital avant la fin de la phase d'instruction de la demande. Dans la présente instance, M. et Mme C, agissant en tant que représentants légaux de leur fils mineur, demandent la condamnation du centre hospitalier universitaire de Reims à leur verser à titre de provision la somme de de 72 375 euros et, agissant à titre personnel, la somme de 20 000 euros chacun. La caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme sollicite le remboursement de sa créance évaluée provisoirement à 148,20 euros, somme à parfaire une fois la consolidation de l'enfant intervenue.

Sur les conclusions indemnitaires des consorts C :

En ce qui concerne la responsabilité du centre hospitalier :

2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. (). ".

3. Il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport remis le 4 février 2020 par les docteurs Boudier et Matis, respectivement médecin spécialiste en gynécologie obstétrique et spécialiste en pédiatrie et néonatologie, désignés par la commission régionale d'indemnisation qu'à 20h40, le rythme cardiaque fœtal était anormal et évoquait une acidose fœtale en raison de l'association d'une oscillation pathologique inférieure à 5 battements par minute à des ralentissements variables atypiques et évoluant depuis plus de 40 minutes. Il résulte encore de l'expertise que ce constat imposait la sollicitation des efforts expulsifs et, en cas de non progression, le recours rapide à une extraction par instrument, la présentation de l'enfant étant à partie basse. L'expertise relève qu'au contraire, l'équipe médicale a réalisé un prélèvement au scalp fœtal qui n'avait aucune justification médicale et a laissé évoluer le travail avec la mise en place d'une perfusion de Syntocinon qui n'avait pas d'utilité compte-tenu de la bonne activité utérine. Aussi, alors que l'équipe médicale était occupée par une autre intervention, les efforts expulsifs ont seulement débuté à partir de 22h50 et l'extraction fœtale à 23h15 avec la pose d'une ventouse. L'enfant est né à 23h48. Si le centre hospitalier dans son mémoire en défense admet l'existence d'un retard, il relève que le rythme cardiaque fœtal a fait l'objet d'appréciations divergentes suivant les spécialistes qui l'ont analysé et que certains d'entre eux, notamment le médecin conseil des requérants, ont placé la nécessité de l'extraction à un moment plus tardif, ce qui limite l'importance du retard à l'extraction et la durée de l'hypoxie. Toutefois, les conclusions claires et circonstanciés de l'expertise contradictoire décidée par la commission d'indemnisation, qui ne sont pas contredites par les analyses produites par le centre hospitalier, retiennent que le rythme cardiaque fœtal était anormal à 20h40 et imposait dès ce moment le début des efforts expulsifs qui n'ont été engagés qu'à 22h50, ainsi qu'il vient d'être dit. Cette attitude, qui a conduit à prolonger le travail plus de deux heures, entraînant un retard à l'extraction du nouveau-né, est contraire aux règles de l'art et doit être regardé comme une faute dans la prise en charge du travail de l'accouchement.

En ce qui concerne le lien de causalité entre le retard fautif à déclencher l'extraction et l'état de l'enfant :

4. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport de l'expertise décidée par la commission d'indemnisation et de conciliation, que l'enfant est né après le terme et que l'encéphalopathie qu'il a présentée était modérée du fait d'une absence de spasticité et d'atteinte des noyaux gris centraux constatée par l'IRM cérébrale réalisée au 14ème jour de vie, qui n'a identifié qu'un discret hypersignal de la substance blanche des régions pariétales bilatérales. Par ailleurs, l'extraction instrumentale s'est avérée difficile, sans qu'un manquement puisse être relevé à l'encontre de l'équipe médicale, et les difficultés rencontrées à l'extraction qui, selon l'expertise, auraient été identiques si les efforts expulsifs avaient été sollicités à 20h40, soit 2h10 plus tôt, exposaient également le nouveau-né au risque d'encéphalopathie.

5. Dans ces conditions, il n'est pas établi que le retard fautif à procéder à l'extraction soit de manière directe et certaine à l'origine des dommages subis par l'enfant. Dès lors, les conclusions des consorts C tendant à la condamnation du CHU de Reims à les indemniser des préjudices subis doivent être rejetées.

Sur les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme :

6. Le rejet, par le présent jugement, des conclusions de la requête entraîne, par voie de conséquence, le rejet des conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme tendant au remboursement des prestations servies au profit de l'assuré.

Sur les frais liés à l'instance :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge du CHU de Reims, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par les consorts C et non compris dans les dépens. Par ailleurs, les conclusions présentées au titre du remboursement des frais irrépétibles par la CPAM du Puy de Dôme doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête des consorts C et les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Mme A C, au centre hospitalier universitaire de Reims, à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme et à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.

Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Cristille, président,

M. Maleyre, premier conseiller,

M. Friedrich, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 janvier 2023.

L'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

Signé

P-H. MALEYRELe président-rapporteur,

Signé

P. E

La greffière,

Signé

I. ROLLAND

N°2002696

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