vendredi 2 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2100736 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | TAMBURINI-BONNEFOY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 avril 2021, Mme A B, représentée
par Me Delgenes, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Charleville-Mézières à lui verser la somme de 96 917 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'infection nosocomiale contractée au cours de sa prise en charge à compter du 28 septembre 2018 ;
2°) de condamner le centre hospitalier de Charleville-Mézières aux dépens
de l'instance ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Charleville-Mézières
la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'infection contractée lors de sa prise en charge au sein du centre hospitalier
de Charleville-Mézières à partir du 28 septembre 2018 présente un caractère nosocomiale ;
- des dépenses de santé actuelles sont demeurées à sa charge ;
- elle a été contrainte de se déplacer pour assister aux opérations d'expertise,
pour un montant total de 248, 40 euros ;
- l'infection nosocomiale l'a obligée à changer de logement en raison de la dyspnée entraînant un surcoût de loyer de 150 euros par mois, soit un montant de 67 908, 60 euros après capitalisation ;
- le déficit fonctionnel temporaire, total et partiel, sera indemnisé à hauteur
de 1 360 euros ;
- les souffrances endurées, évaluées à 4, 5/7, donneront lieu au versement de la somme de 12 000 euros ;
- le préjudice esthétique temporaire sera indemnisé à hauteur de 400 euros ;
- au titre du déficit fonctionnel permanent, déterminé à 5 %, il lui sera alloué une somme de 6 000 euros ;
- le préjudice esthétique permanent doit être indemnisé à 4 000 euros ;
- le préjudice d'agrément sera indemnisé à la somme de 5 000 euros.
Par des mémoires enregistrés les 4 juin 2021 et 27 octobre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne conclut, dans le dernier état de ses écritures,
à ce que le centre hospitalier de Charleville-Mézières soit condamné à lui verser 612 513, 07 euros au titre des prestations déjà acquittées ou à venir concernant Mme B, assortis
des intérêts au taux légal à compter de la mise à disposition du jugement, 1 098 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion, et à ce que soit mis à sa charge la somme de 1 000 euros
en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 mai 2022, le centre hospitalier
de Charleville-Mézières, représenté par Me Tamburini-Bonnefoy, conclut ainsi :
- limiter l'indemnisation de Mme B à la somme de 18 407, 15 euros ;
- limiter les sommes à allouer à la caisse primaire d'assurance maladie
de la Haute-Marne à 76 351, 65 euros ;
- rejeter la demande présentée par Mme B au titre des dispositions
de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- réévaluer à de plus justes proportions les conclusions présentées par la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne sur le même fondement.
La clôture de l'instruction a été fixée au 30 mai 2022 par une ordonnance
du 30 mars précédent.
Mme B a produit un mémoire postérieurement à la clôture de l'instruction,
qui a été enregistré le 15 juin 2022.
En application des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, des pièces pour compléter l'instruction ont été demandées à Mme B et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne le 4 octobre 2022. Elles ont été réceptionnées les 18 et 25 octobre 2022 puis communiquées.
Vu :
- le rapport des experts désignés par l'ordonnance n° 1901520 du 30 septembre 2019 ;
- les ordonnances de taxation du 9 juin 2020 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 14 décembre 2021 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Maleyre, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Deschamps, rapporteur public ;
- et les observations de Me Belbeoc'h pour le centre hospitalier
de Charleville-Mézières.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, alors âgée de 44 ans, souffrait depuis plusieurs mois
d'une lombocruralgie gauche. L'échec des premiers traitements a conduit à ce qu'elle soit admise dans le service de rhumatologie du centre hospitalier de Charleville-Mézières (CHCM), devenu centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes (CHINA) à compter
du 28 septembre 2018 où elle a bénéficié de différents soins, dont une corticothérapie par voie veineuse. Le 1er octobre suivant, la constatation d'un état septique et d'une veinite a conduit à la réalisation d'une culture qui a mis en évidence la présence d'un staphylocoque doré résistant à la pénicilline G. La patiente a été traitée par antibiothérapie et a quitté l'hôpital le 10 octobre 2018 avec une prescription de pyostacine. En raison de nausées, de vomissements et de fièvre, l'intéressée a été prise en charge aux urgences du centre hospitalier de Charleville-Mézières
le 12 octobre 2018. Un sepsis en lien avec une endocardite infectieuse à staphylocoque doré compliqué d'un infarctus hépatique a été diagnostiqué. Mme B a été transférée
le 14 octobre 2022 à l'hôpital privé de Parly 2 Le Chesnay afin de subir une intervention chirurgicale consistant à lui poser une bioprothèse de valve aortique. Elle a été rapatriée
au centre hospitalier de Charleville-Mézières le 25 octobre 2018 et a quitté cet établissement
le 26 novembre suivant. Mme B demande au tribunal de condamner l'hôpital à lui verser la somme de 96 917 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison
de l'infection nosocomiale contractée au cours de sa prise en charge.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité du centre hospitalier de Charleville-Mézières :
2. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère () ". Doit être regardée comme présentant un caractère nosocomial au sens du second alinéa du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était ni présente, ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge.
3. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport des experts désignés par le juge des référés du tribunal, et n'est pas contesté par l'établissement de santé, que Mme B a été victime d'une infection liée à la présence d'un staphylocoque doré au cours de sa prise en charge, débutée le 28 septembre 2018, au sein de cet hôpital pour le traitement, notamment par corticothérapie par voie veineuse, d'une lombocruralgie gauche, révélée par les résultats
d'une culture à la suite de la constatation d'un état septique et d'une veinite le 1er octobre suivant. Il ne résulte pas de l'instruction ni n'est allégué que cette infection aurait été présente ou en incubation lorsque l'intéressée a été pris en charge et qu'elle aurait une autre origine que celle-ci. Cette infection, nosocomiale, est dès lors de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier de Charleville-Mézières pour les préjudices en lien direct et certain avec cette dernière.
En ce qui concerne l'étendue de la réparation :
4. Dans le cas où une infection nosocomiale a compromis les chances d'un patient d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de cette infection et qui doit être intégralement réparé n'est pas le dommage corporel constaté, mais la perte de chance d'éviter que ce dommage soit advenu. La réparation qui incombe à l'hôpital doit alors être évaluée à une fraction du dommage corporel déterminée en fonction de l'ampleur de la chance perdue.
5. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport des experts, et n'est pas contesté, que ces derniers ont évalué les dommages en prenant uniquement en compte ceux ayant un lien direct et certain avec l'infection nosocomiale. Dès lors, il n'y a pas lieu d'appliquer un taux de perte de chance en l'espèce.
En ce qui concerne les préjudices :
6. Les experts ont fixé la date de consolidation au 10 janvier 2019.
S'agissant des préjudices patrimoniaux :
Quant aux dépenses de santé actuelles :
7. A supposer que Mme B aurait présenté des prétentions au titre de ce poste de préjudice, l'intéressée, en dépit de la demande qui lui a été faite le 4 octobre 2022, n'établit pas, par les documents qu'elle a produit en réponse, la réalité de son préjudice, qui ne pourra donc être indemnisé.
Quant au frais divers :
8. D'une part, Mme B demande le remboursement des frais de déplacement pour la réunion d'expertise s'étant tenue Quincy-sous-Sénart. Il résulte de l'instruction
que la requérante était présente à cette réunion. Il lui sera allouée la somme qu'elle demande
et que le CHCM ne conteste pas, soit 248, 40 euros.
9. D'autre part, Mme B sollicite le versement d'une somme capitalisée de 67 908, 60 euros liée à la nécessité de changer de logement, ayant développé une dyspnée
à la suite de l'infection nosocomiale rendant très difficile la montée d'étages. Toutefois, malgré la demande qui lui a été faite le 4 octobre 2022, les documents produits par la requérante
ne permettent pas d'établir l'étendue du préjudice dont elle se prévaut.
10. Il résulte de ce qui précède que le centre hospitalier versera à Mme B
la somme de 248, 40 euros au titre de l'indemnisation de ses préjudices patrimoniaux.
S'agissant des préjudices personnels :
Quant aux temporaires :
11. Le déficit fonctionnel temporaire subi par Mme B et imputable à l'infection nosocomiale a été, selon les experts, total du 12 au 26 novembre 2018 et partiel à hauteur de 25 % du 27 novembre 2018 jusqu'à la date de consolidation le 10 janvier 2019.
Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en allouant à Mme B la somme de 933, 52 euros.
12. Les experts ont mesuré les souffrances endurées par Mme B à 4, 5/7.
Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en l'évaluant à 10 000 euros.
13. Si les experts n'ont pas retenu que Mme B avait subi un tel préjudice, l'opération dont elle a fait l'objet, et donc la cicatrice qui en est résulté, lui a nécessairement causé préjudice esthétique avant la consolidation qui sera évalué à la somme de 400 euros.
14. Il résulte de ce qui précède que les préjudices personnels temporaires
de Mme B doivent être évalués à la somme de 11 333, 52 euros.
Quant aux permanents :
15. Le déficit fonctionnel permanent de Mme B a été fixé par les experts
à 5 %. L'intéressée étant âgée de 44 ans à la date de consolidation, la réparation de ce poste
de préjudice sera fixée à la somme de 6 000 euros.
16. Malgré les mentions figurant dans le rapport d'expertise, la circonstance
que Mme B ne puisse plus ou éprouve des difficultés à faire de longues marches avec son chien et à aller à la piscine une fois par semaine avec son plus jeune fils ne suffit pas à caractériser l'existence d'un préjudice d'agrément distinct du préjudice fonctionnel permanent.
17. Les experts ont évalué le préjudice esthétique permanent à 2 sur une échelle
de 7. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en fixant son indemnisation
à la somme de 1 800 euros.
18. Il résulte de ce qui précède que le centre hospitalier sera condamné à verser
à Mme B la somme de 7 800 euros.
19. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier intercommunal
Nord Ardennes sera condamné à verser à Mme B la somme totale de 19 381,92 euros
en réparation de ses préjudices.
Sur les droits de caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Haute-Marne :
20. D'une part, la CPAM de la Haute-Marne justifie avoir exposé 76 351, 65 euros de frais hospitaliers, médicaux, pharmaceutiques et de transport entre le 12 octobre 2018
et le 10 janvier 2019, date de consolidation.
21. D'autre part, le remboursement à la caisse par le tiers responsable des prestations qu'elle sera amenée à verser à l'avenir, de manière certaine, prend normalement la forme
du versement d'une rente. Il ne peut être mis à la charge du responsable sous la forme
du versement immédiat d'un capital représentatif qu'avec son accord. S'agissant, en revanche, des préjudices futurs de la victime, non couverts par des prestations de sécurité sociale,
il appartient au juge de décider si la réparation par le tiers responsable doit prendre la forme
du versement d'un capital ou d'une rente selon que l'un ou l'autre de ces modes d'indemnisation assure à la victime, dans les circonstances de l'espèce, la réparation la plus équitable,
sans que le choix ne soit subordonné à l'accord du responsable.
22. Au titre des frais de santé futurs, la CPAM de la Haute-Marne, après avoir rectifié ses écritures, demande le versement de la somme de 536 161, 42 euros comprenant des frais
de surveillance annuelle et de renouvellement de prothèse valvulaire, qui sont en lien direct
et certain avec les conséquences de l'infection nosocomiale, contrairement à ce que fait valoir
le centre hospitalier. Il ne résulte pas de l'instruction que le centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes aurait donné son accord au versement d'un capital et l'incertitude quant aux dates de remplacement de la prothèse conduit à écarter la condamnation de l'hôpital
au versement d'une rente annuelle. En revanche, dans les circonstances particulières de l'espèce, tant pour la période depuis la consolidation jusqu'à la date du jugement que pour
celle postérieure au jugement, il y a lieu de reconnaître à la caisse un droit au remboursement
de ses frais dans la limite de la somme qu'elle demande, sur présentation de justificatifs.
Sur l'indemnité forfaitaire de gestion :
23. En application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale
et de l'article 1er de l'arrêté du 14 décembre 2021, il y a lieu d'allouer à la caisse la somme
de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Sur les dépens :
24. Les frais de l'expertise ordonnée par le juge des référés, liquidés et taxés
à la somme de 5 000 euros TTC par deux ordonnances du 9 juin 2020, sont mis à la charge définitive du CHCM.
Sur les frais liés au litige :
25. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la CPAM de la Haute-Marne présentées sur le fondement des dispositions de l'articleL. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, en revanche, de faire application
de ces dispositions et de mettre à la charge du centre hospitalier une somme de 1 500 euros
au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes est condamné à verser
à Mme B la somme de 19 381, 92 euros.
Article 2 : Le centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes est condamné à payer à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne la somme de 76 351, 65 euros, outre le remboursement sur présentation de justificatifs des frais futurs de surveillance annuelle
et de renouvellement de prothèse valvulaire dans la limite de 536 161, 42 euros, ainsi
que la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Article 3 : Les frais de l'expertise ordonnée par le juge des référés, liquidés et taxés à la somme de 5 000 euros TTC par deux ordonnances du 9 juin 2020, sont mis à la charge définitive
du centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes.
Article 4 : Le centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes versera à Mme B
la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes, à la caisse primaire d'assurance maladie des Ardennes,
à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne, ainsi qu'aux docteurs Interseeh
et Denis.
Délibéré après l'audience du 18 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, président,
Mme Lambing, première conseillère,
M. Maleyre, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
P. H. MALEYRELe président,
signé
P. CRISTILLE
Le greffier,
signé
A. PICOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026