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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2101080

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2101080

vendredi 8 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2101080
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge unique - 2ème chambre
Avocat requérantMFENJOU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 mai 2021, Mme C A, représentée par Me Nji Mfenjou, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 23 mars 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Marne a rejeté son recours contestant la décision du 10 juillet 2019 mettant à sa charge un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 12 486,91 euros ;

2°) de mettre à la charge du département de la Marne la somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle remplissait les conditions pour avoir droit au revenu de solidarité active ;

- elle résidait effectivement à Reims pendant la période litigieuse.

La requête a été communiquée au département de la Marne qui n'a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin d'annulation :

1. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

2. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective () a droit au revenu de solidarité active () ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. () En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire. "

3. Il résulte de ces dispositions que, pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir la condition de ressources qu'elles mentionnent et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.

4. La décision attaquée est fondée sur la circonstance que Mme A résiderait à l'étranger depuis le mois de mai 2017, ce que cette dernière conteste. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'enquête établi le 13 juin 2019 par un contrôleur assermenté de la caisse d'allocations familiales de la Marne, lequel fait foi jusqu'à preuve du contraire qu'elle s'est abstenue de répondre à deux courriers qui lui ont été adressés et que le contrôleur a constaté que tous les mois depuis l'année 2017, Mme A procède à des retraits d'argent depuis le Maroc. L'intéressée ne produit à la présente instance, aucun élément de nature à prouver sa présence effective sur le territoire français entre mai 2017 et juillet 2019. Dans ces conditions, la requérante doit être regardée comme ayant résidé de manière stable et effective, entre les mois de mai 2017 et juillet 2019, hors de France. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur de fait dès lors qu'elle résidait effectivement en France pendant la période en litige. Eu égard au motif retenu, elle n'est pas fondée à soutenir qu'elle remplissait au titre de la période en litige les conditions requises pour bénéficier du RSA.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au département de la Marne.

Copie en sera transmise pour information à la caisse d'allocations familiales de la Marne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2022.

Le magistrat désigné,

Signé

O. BLa greffière,

Signé

N.MASSON

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