LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2101835

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2101835

mercredi 1 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2101835
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge unique - 3ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 août 2021, Mme B A demande au tribunal l'annulation de la décision du 22 juillet 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales

de la Marne a rejeté sa demande de remise gracieuse de la somme de 714,21 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active pour la période de décembre 2020 à mars 2021.

Elle soutient qu'elle ne perçoit que 12,64 euros nets par jour d'allocation de retour

à l'emploi, qu'elle a deux enfants à charge et que sa situation est trop difficile.

Par un mémoire enregistré le 12 janvier 2023, le département de la Marne conclut

au rejet de la requête.

Il soutient que la requérante ne conteste pas l'indu et qu'il n'est pas justifié

d'une situation de précarité qui pourrait conduire à une remise de dette.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges relevant

de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Cristille, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. En vertu des dispositions combinées des articles L. 262-1, L. 262-13, L. 262-16, L. 262-25 et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, le revenu de solidarité active, qui a pour objet d'assurer à ses bénéficiaires des moyens convenables d'existence, de lutter contre la pauvreté et de favoriser l'insertion sociale et professionnelle, est attribué

par le président du conseil départemental ou, par délégation, par les caisses d'allocations familiales et par les caisses de mutualité sociale agricole, lesquelles en assurent également

le service et le contrôle dans des conditions fixées par voie de convention.

2. Lorsque l'un de ces organismes décide de récupérer un paiement indu de revenu

de solidarité active et que le ressortissant concerné, sans contester le principe ou la quotité

de l'indu mis à sa charge, présente une demande de remise gracieuse de sa dette, le président

du conseil départemental peut décider d'accorder une remise totale ou de réduire le montant

de cette créance en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. Statuant sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une telle demande,

il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité

de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible

d'être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date

de sa propre décision.

3. Il résulte de l'instruction que Mme A, bénéficiaire du revenu de solidarité active, a cessé son activité professionnelle à temps partiel à compter du 1er janvier 2021.

Ce changement de situation, dont elle a averti la caisse d'allocations familiales de la Marne,

a porté à 714,21 euros le montant de l'indu de revenu de solidarité active dont la requérante était redevable. La caisse d'allocations familiales, agissant pour le compte du département

de la Marne, en a refusé la remise gracieuse. Si la requérante invoque la précarité de sa situation en se prévalent d'un montant d'allocation de retour à l'emploi limité à 12,64 euros par jour

et des charges liées à l'entretien de ses deux enfants, il résulte de l'instruction que celle-ci, outre le solde de tout compte d'un montant de 1 376 euros reçu à l'occasion de son licenciement, bénéficie d'une pension alimentaire de 80 euros par mois. Alors que Mme A, malgré l'invitation qui lui a été faite par le mémoire en défense du département de la Marne, n'a produit aucun élément sur l'évolution de sa situation, elle n'établit pas que la précarité de sa situation justifierait d'une remise de dette. Par suite, sa requête doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au département

de la Marne.

Copie en sera adressé à la caisse d'allocations familiales de la Marne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er mars 2023.

Le magistrat désigné,

signé

P. CLe greffier,

signé

A. PICOT

No 2101835

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions