LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2101948

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2101948

jeudi 6 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2101948
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantDERUELLE ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 août 2021, la société à responsabilité limitée Etude réalisation service maintenance (ERSM), représentée par Me Cusset, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2016 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'abandon de créance consenti à la société Sylviculture exploitation énergie n'est pas dépourvu de contreparties suffisantes mais répond à l'intérêt commercial de la société et constitue un acte normal de gestion ; la société Sylviculture exploitation énergie rencontrait d'importantes difficultés financières depuis l'année 2012 ; elle sous-traite auprès de cette société la majeure partie des prestations de débroussaillage, ce qui lui permet d'obtenir des marchés publics, notamment auprès de la SNCF et de Betafence qui représentent plus de 80% de son chiffre d'affaires ; cette sous-traitance auprès de la société Sylviculture exploitation énergie lui est nécessaire afin de rester compétitive ;

- les énonciations contenues à l'instruction BOI-BIC-BASE-50-10 admettent le caractère normal d'une aide consentie à une autre société lorsqu'il existe une contrepartie réelle et suffisante ; il en est ainsi lorsqu'il s'agit de préserver ses débouchés commerciaux, d'assurer le maintien de sa propre activité ou d'assainir la situation financière d'une filiale en difficulté.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 janvier 2022, l'administratrice générale des finances publiques chargée de la direction spécialisée de contrôle fiscal Est conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par la société Etude réalisation service maintenance ne sont pas fondés.

L'instruction a été close avec effet immédiat le 17 mars 2023 en application des dispositions combinées des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gauthier-Ameil, conseiller,

- les conclusions de M. Torrente, rapporteur public,

- et les observations de Me Cusset, représentant la société Etude réalisation service maintenance.

Considérant ce qui suit :

1. La société Etude réalisation service maintenance (ERSM) exerce une activité de pose de clôtures. Elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les années 2015, 2016 et 2017, à l'issue de laquelle l'administration a remis en cause la déductibilité d'une charge correspondant à un abandon de créance consenti à une autre société. Par une proposition de rectification du 25 mars 2019, le service lui a notifié des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2016. La société ERSM a contesté ces impositions par une réclamation du 14 janvier 2021 qui a fait l'objet d'une décision de rejet le 2 juillet suivant. La société ERSM demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2016.

2. En premier lieu, en vertu des dispositions combinées des articles 38 et 209 du code général des impôts, le bénéfice imposable à l'impôt sur les sociétés est celui qui provient des opérations de toute nature faites par l'entreprise, à l'exception de celles qui, en raison de leur objet ou de leurs modalités, sont étrangères à une gestion commerciale normale. Les abandons de créances accordés par une entreprise au profit des tiers ne relèvent pas, en règle générale, d'une gestion commerciale normale, sauf s'il apparaît qu'en consentant de tels avantages l'entreprise a agi dans son propre intérêt. Dans un tel cas, s'il appartient à l'administration d'apporter la preuve des faits sur lesquels elle se fonde pour estimer qu'un abandon de créances consenti par une entreprise à un tiers constitue un acte anormal de gestion, elle est réputée apporter cette preuve dès lors que cette entreprise n'est pas en mesure de justifier qu'elle a bénéficié en retour de contreparties.

3. La société ERSM a déduit, au titre de l'exercice clos en 2016, une somme de 270 000 euros correspondant à un abandon de créance consenti à sa société-sœur, la société Sylviculture exploitation énergie (SEE). Pour justifier de l'existence des contreparties dont elle a bénéficié à raison de cet abandon de créance, la société requérante invoque les difficultés financières et commerciales rencontrées par la société SEE depuis 2012 ainsi que la nécessité de maintenir l'activité de cette dernière afin de préserver ses propres débouchés commerciaux ainsi que la fourniture des biens et services de la société SEE à son profit. La société requérante fait valoir que plus de 80% de son chiffre d'affaires provient de marchés publics conclus avec les sociétés SNCF et Betafence et qu'elle ne serait pas en mesure d'obtenir ces marchés sans les conditions tarifaires et les modalités d'interventions en matériels et personnels proposées par la société SEE, à laquelle elle sous-traite les lots portant sur des prestations de débroussaillage. Toutefois, la société ERSM n'apporte aucun élément permettant d'établir qu'en l'absence des contrats de sous-traitance conclus avec sa société-sœur, elle ne pourrait soumissionner de manière compétitive aux marchés publics de la SNCF et de la société Betafence. Par ailleurs, il n'est pas contesté que les moyens mis à la disposition de la société ERSM par la société SEE ne représentent qu'une faible part du chiffre d'affaires généré par les marchés conclus avec ses deux principaux clients. Enfin, l'administration fait valoir, sans être contredite, que la part du chiffre d'affaires tiré par la société requérante de sa relation avec la société SEE, comprise entre 4,3% et 8,2% selon les années, est également limitée. Dans ces conditions, et à supposer même que les difficultés financières rencontrées par la société SEE puissent être regardées comme établies, la société ERSM ne justifie pas de l'existence d'une contrepartie à l'abandon de créance litigieux. Par suite, le service doit être réputé apporter la preuve que l'abandon de créance litigieux ne procédait pas d'un acte normal de gestion.

4. En second lieu, la société ERSM n'est pas fondée à se prévaloir des énonciations contenues aux paragraphes 80 et 90 de l'instruction BOI-BIC-BASE-50-10, qui ne comportent aucune interprétation de la loi fiscale différente de celle dont il est fait application dans le présent jugement.

5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la société ERSM à fin de décharge ne peuvent qu'être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions relatives aux frais de l'instance doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Etude réalisation service maintenance est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Etude réalisation service maintenance et à l'administratrice générale des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Est.

Délibéré après l'audience du 22 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Mach, présidente,

Mme Castellani, première conseillère,

M. Gauthier-Ameil, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juillet 2023.

Le rapporteur,

signé

F. GAUTHIER-AMEILLa présidente,

signé

A-S. MACH

Le greffier,

signé

E. MOREUL

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions