mardi 4 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2101955 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL PIERREPINTAT AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er septembre 2021, la SAS Selya, représentée par
Me Pintat, demande au tribunal :
1°) d'ordonner la reprise des relations contractuelles ;
2°) de condamner la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole au paiement de la somme de 50 000 euros par mois, à due proportion de la durée de non-exécution du contrat de délégation de service public, courant à compter de la date de prise d'effet de la résiliation jusqu'à la date fixée pour la reprise des relations contractuelles ;
3°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Troyes Champagne métropole la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision de résiliation n'est pas justifiée par l'existence d'un motif d'intérêt général ;
- ce vice d'une particulière gravité est de nature à justifier la reprise des relations contractuelles ;
- aucun motif d'intérêt général ne s'oppose à la reprise des relations contractuelles ;
- si la reprise des relations contractuelles est ordonnée, elle peut prétendre à être indemnisée à hauteur de 50 000 euros par mois au titre de la période à compter de la date de prise d'effet de la résiliation jusqu'à la date fixée pour la reprise des relations contractuelles.
Une mise en demeure a été adressée le 16 novembre 2022 à la communauté d'agglomération Troyes Champagne métropole.
Par un mémoire, enregistré le 15 mai 2023, la société Selya entend se désister purement et simplement de son recours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Stéphanie Lambing,
- les conclusions de Mme Violette de Laporte, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un contrat du 30 octobre 2012, couvrant la période du 1er novembre 2012 au
31 octobre 2025, la communauté d'agglomération du Grand Troyes, devenue Troyes Champagne Métropole, a délégué à un groupement composé de la société d'économie mixte Energie, de la société GDF Suez énergie service-Cofely services, le service public de production et de distribution publique d'énergie calorifique du réseau de la Chapelle-Saint-Luc et de Noës-près-Troyes. La délégation de service public a ensuite été reprise par la société Selya, constituée à cette fin par les sociétés précitées. Par une décision du 25 juin 2021, Troyes Champagne Métropole a décidé de résilier, pour un motif d'intérêt général, cette délégation de service public pour une reprise en régie au 3 janvier 2022. Par la présente requête, la SAS Selya demande au tribunal d'ordonner la reprise des relations contractuelles et de l'indemniser à hauteur de la somme de 50 000 euros par mois au titre de la période à compter de la date de prise d'effet de la résiliation jusqu'à la date fixée pour la reprise des relations contractuelles.
2. Par son mémoire, enregistré le 15 mai 2023, la société Selya déclare se désister de l'instance et de l'action. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la SAS Selya.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Selya et la communauté d'agglomération Troyes Champagne métropole.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Alain Poujade, président,
Mme Stéphanie Lambing, première conseillère,
M. Clemmy Friedrich, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2023.
La rapporteure,
S. LAMBING
Le président,
A. POUJADE
La greffière,
N. MASSON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026