mardi 13 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2102824 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL HOURCABIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 20 décembre 2021, 22 juillet 2022 et
31 octobre 2022, la société Vinci Construction Terrassement, représentée par Me Jean-Philippe Sorba, demande au tribunal :
1°) d'ordonner avant-dire droit la désignation d'un expert chargé d'émettre un avis sur diverses questions techniques et juridiques afférentes à l'exécution du marché signé avec la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole ;
2°) de condamner la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole à lui verser la somme de 3 302 117,68 euros hors taxes, outre les intérêts moratoires afférents ;
3°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les pénalités qui lui ont été infligées ne sont pas justifiées ;
- les prix forfaitaires du marché et les quantités appliquées ont été réduites, sans motif, pour un montant de 417 274,15 euros hors taxes ;
- elle a droit à une rémunération complémentaire en raison de l'allongement et du décalage du calendrier d'exécution des travaux (713 685 euros hors taxes), des sujétions liées à la présence et au marquage de réseaux souterrains (20 000 euros et 10 800 euros hors taxes), des frais exposés au titre des contraintes inhérentes à l'épidémie covid-19 (412 800 euros hors taxes), de l'inaboutissement de la conception du projet et reprises d'études (19 800 euros hors taxes), de l'arrêt des travaux et retrait de la piste au droit du pont Serqueil (63 600 euros et 139 300 euros hors taxes), des écarts de prix consécutifs à la valorisation de certains prix (57 572,14 euros hors taxes) ;
- elle a droit une indemnité à la perte de chiffre d'affaire (354 200 euros hors taxes), aux frais et investissements engagés et nécessaires à l'exécution du marché constitués par une perte d'amortissement (154 400 euros hors taxes), des frais supplémentaires de résiliation (124 600 euros hors taxes) ainsi que le coût de stockage des matériaux (119 020 euros et 45 300 euros hors taxes) ;
- elle a droit à la révision des prix conformément à ce que prévoit l'article 5.11 du cahier des clauses administratives particulières et les intérêts moratoires sur les sommes dues à compter d'un délai de trente jours suivant la remise du projet de décompte final, le 6 juillet 2020.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 2 mai 2022 et 26 juillet 2022, la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole, représentée par Me Aymeric Hourcabie, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la société Vinci Construction Terrassement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la demande de rémunération des prix n'est pas justifiée ;
- la demande de rémunération complémentaire n'est pas justifiée ;
- les pénalités qui ont été infligées au titulaire du marché sont justifiées ;
- les autres demandes pécuniaires ne sont pas justifiées.
Vu :
- le rapport de l'expert enregistré le 16 décembre 2022 au greffe du tribunal ;
- l'ordonnance du 10 janvier 2023 par laquelle le président du tribunal a liquidé et taxé les frais et honoraires de l'expertise confiée à M. B A à la somme de
10 151,58 euros ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Clemmy Friedrich,
- les conclusions de Mme Violette de Laporte, rapporteure publique,
- les observations de Me Forray, représentant la société Vinci Construction Terrassement et celles de Me Hourcabie, représentant la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole.
Des notes en délibéré présentées respectivement pour la société Vinci Construction Terrassement et pour la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole ont été enregistrées les 11 mai 2023 et 24 mai 2023.
Considérant ce qui suit :
1. La communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole a fait réaliser la réhabilitation et la création de digues fluviales et d'aménagement au droit de la digue de
Fouchy-sur-la-Seine à Troyes. A cet effet, elle a confié, par un acte d'engagement du
5 février 2019, le marché de travaux à un groupement solidaire composé de la société Vinci Construction Terrassement, de la société Vinci Construction France TP Lyon et de la société Leduc, la première des trois étant mandataire de ce groupement. Ce marché, qui a été passé à prix unitaire, est constitué d'une tranche ferme (réhabilitation de la digue de Fouchy) pour un montant estimatif fixé à la somme de 10 439 980,32 euros, et de la tranche optionnelle n° 1 (confortement méandre en rive droite du TH4) qui a été affermie le 12 février 2019 pour un montant estimatif fixé à la somme de 120 966 euros. Par une décision du 18 mai 2020, le vice-président de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole a résilié ce marché pour motif d'intérêt général. Sur la demande de la société Vinci Construction Terrassement, le juge des référés du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, par une ordonnance n° 2001084 du 25 juin 2020, a désigné un expert chargé d'effectuer divers constats concernant les ouvrages réalisés et l'état du chantier. Son rapport a été remis au greffe du tribunal le
16 décembre 2022. Le 24 juillet 2020, le président de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole a arrêté le décompte de liquidation du marché, au crédit du groupement, à la somme de 6 536 839,02 euros hors taxes et, en règlement du solde de ce décompte, la société Vinci Construction Terrassement s'est vue verser la somme de 78 933,36 euros. Par un courrier notifié par voie d'huissier le 19 août 2020, cette société a adressé un mémoire en réclamation tendant à obtenir le versement d'une somme supplémentaire de 3 323 336,68 euros hors taxes, outre les intérêts moratoires, et qui a été rejeté par une décision implicite intervenue le
19 septembre 2020. La société Vinci Construction Terrassement demande au tribunal de condamner la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole à lui verser en propre la somme de 3 302 117,68 euros hors taxes au titre du règlement du solde du marché précité.
Sur le règlement du solde du marché :
En ce qui concerne les pénalités infligées par le maître de l'ouvrage :
2. Il résulte de l'instruction que, si la société requérante réclame le versement de la somme de 98 053 euros correspondant au montant des pénalités qui ont été intégrées au décompte de liquidation établi par le maître de l'ouvrage, elle admet que celui-ci, après rectification des modalités de calcul de ces pénalités, lui a restitué la somme de 21 219 euros qui doit être soustraite de la somme demandée.
3. Il résulte de l'instruction que le maître de l'ouvrage a infligé à la société requérante quatre pénalités justifiées respectivement par le nettoyage insatisfaisant des abords du chantier (article 5.9, B, e) du cahier des clauses administratives particulières), par la nature impropre des matériaux employés au remblai de la fosse du TH11 (article 5.9, B, a) du même cahier), par le défaut de mise en place d'un barrage destiné à retenir les matières en suspension (article 5.9, B, f) du même cahier) et par la transmission tardive de certains documents contractuels (article 5.9, B, b) et f) du même cahier).
4. En ce qui concerne la première des pénalités mentionnées au point précédent, il résulte de l'instruction que l'absence de nettoyage des voiries rentre dans le champ d'application des stipulations de l'article 5.9, B, e) du cahier des clauses administratives particulières qui sont notamment applicables au cas de " non-entretien des abords du chantier " par le titulaire du marché, contrairement à ce que soutient la société requérante. Au surplus, celle-ci ne remet pas utilement en cause le bien-fondé de cette pénalité, laquelle lui a été infligée conformément à ce que prévoient ces mêmes stipulations, applicables notamment en cas de non-entretien des abords de chantier, sur constat simple établi par le maître de l'ouvrage dans le compte-rendu n° 33 du
24 octobre 2019, après plusieurs signalements adressés à la société requérante qui sont restés infructueux.
5. En ce qui concerne la deuxième des pénalités mentionnées au point 3, il résulte de l'instruction que l'article 4.3.3.2 du cahier des clauses techniques particulières stipule que, pour les travaux de restauration de la rive droite, la fosse à combler au TH11 doit l'être avec des matériaux d'atterrissement extraits sur la rive droite. La société requérante, en faisant valoir qu'aucun document contractuel ne spécifie la nature des matériaux d'atterrissement, ne remet pas utilement en cause le bien-fondé de cette pénalité qui est justifiée par le constat, effectué par le maître de l'ouvrage, que ce fossé a été comblé par des pneus et des pieux en bois, qui ne sont pas des matériaux d'atterrissement, et de matériaux vasard, qui, par leur nature, n'ont pu être extraits de la rive droite du fleuve comme les stipulations précitées le précisaient.
6. En ce qui concerne la troisième des pénalités mentionnées au point 3, il résulte de l'instruction que la société requérante, en faisant valoir que le taux de matières en suspension observés dans la Seine en aval du chantier demeurait conforme à la réglementation en vigueur, ne conteste pas utilement le bien-fondé de cette pénalité qui est justifiée par la circonstance, non démentie, qu'elle ne s'est pas conformée à la prescription qui lui a été faite de mettre en place un barrage destiné à retenir les matières en suspension.
7. En ce qui concerne la quatrième et dernière des pénalités mentionnées au point 3, la société requérante, par l'argumentation qu'elle développe à l'appui de son moyen, n'en remet pas en cause le bien-fondé.
En ce qui concerne la rémunération des travaux prévus par le marché :
8. Aux termes de l'article 47.2.2 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux, tel qu'approuvé par l'arrêté du 8 septembre 2009 dans sa version en vigueur à la date de signature du marché en cause : " Le décompte de liquidation comprend : / () b) Au crédit du titulaire : / - la valeur contractuelle des travaux exécutés, y compris, s'il y a lieu, les intérêts moratoires ; () ".
9. La société requérante conteste, pour l'application des stipulations citées au point précédent, l'évaluation par le maître de l'ouvrage de la valeur contractuelle des travaux exécutés, soit que le prix forfaitaire des prestations prévu dans le bordereau des prix unitaires aurait fait l'objet de réfactions non justifiées pour l'établissement du décompte de liquidation, soit que les quantités auxquelles s'applique un prix unitaire auraient été diminuées en-deçà de celles qui ont été effectivement réalisées.
10. Il résulte de l'instruction que, en principe, la rémunération des travaux exécutés par le titulaire avant la résiliation du marché est évaluée au regard des constations effectuées contradictoirement par les parties sur le chantier et consignées dans un procès-verbal, ainsi que le prévoit l'article 47.1.1 du cahier des clauses administratives générales. Si, en l'espèce, ces opérations de constat ont été réalisées le 27 mai 2020 en présence des représentants de la société requérante, le procès-verbal auquel elles ont donné lieu ne permet pas, à lui seul, d'apprécier la nature des travaux effectivement exécutés par cette dernière. Dès lors, il y a lieu, pour compléter ce document, de tenir compte, en outre, de l'état de situation du suivi des travaux que la société requérante a établi et que le maître d'œuvre a validé après y avoir apporté diverses corrections.
11. Il est statué sur l'ensemble des prétentions relatives à la rémunération des travaux exécutés par la société requérante dans le tableau ci-dessous, étant précisé que les prix y sont indiqués hors taxes.
Nomenclature des prestations en cause retenue dans le bordereau des prix unitaires (BPU)Réfactions opérées par le maître de l'ouvrage dans le décompte de liquidation ou quantités retenues par celui-ciSommes demandées par la société requéranteMotivation du tribunalPrix générauxA1 " Installations générales de chantier - Signalisation - hygiène et sécurité "Réfaction de 0,03 % sur le prix forfaitaire prévu par le BPU39 090 euros correspondant au montant de la réfactionPour justifier cette réfaction, le maître de l'ouvrage soutient que la société requérante n'a pas procéder à la remise en état du site du chantier après le démontage de ce dernier, conformément à ce que prévoyait le BPU. Toutefois, cette société conteste cette allégation en faisant valoir que, si le chantier n'a pu être démonté entre la décision de résiliation du marché (18 mai 2020) et la réalisation des opérations de constat réalisées en application de l'article 47.1.1 du cahier des clauses administratives générales (27 mai 2020), cette prestation a été entièrement exécutée postérieurement, ainsi qu'en attestent des procès-verbaux de constat réalisés les 5 et 15 juin 2020 par un huissier diligenté à son initiative. Dès lors que ces allégations sont corroborées par les constatations qui sont consignées dans ces procès-verbaux et dont la matérialité n'est pas démentie par le maître de l'ouvrage, il y a lieu de faire droit à la demande de la société requérante et de condamner le maître de l'ouvrage à lui verser le solde du prix forfaitaire prévu par le BPU, soit la somme de 39 090 euros.A2 " Constat d'huissier "Réfaction de 50 % sur le prix forfaitaire prévu par le BPU10 756 euros correspondant au montant de la réfactionPour justifier cette réfaction, le maître de l'ouvrage soutient que le dernier des deux constats d'huissier prévus par le BPU n'a pas été réalisé par la société requérante. Ainsi, et nonobstant la circonstance que le maître d'œuvre a proposé une réfaction de seulement 20 %, la société requérante, qui ne conteste pas ne pas avoir réalisé ce second constat, ne démontre pas que la réalisation de celui-ci présenterait moins de difficulté que le premier et que, ainsi, il ne correspondrait qu'à 20 % du prix forfaitaire prévu dans le BPU pour la prestation en cause. Par suite, elle n'est pas fondée à obtenir la condamnation du maître de l'ouvrage pour la somme demandée à ce titre.A3 " Etudes d'exécution "Réfaction de 20 % sur le prix forfaitaire prévu par le BPU29 253,80 euros correspondant au montant de la réfactionPour justifier cette réfaction, le maître de l'ouvrage soutient que l'ensemble des études d'exécution n'a pas été réalisé par la société requérante. Toutefois, le seul document qu'il produit concerne uniquement ses relations avec le maître d'œuvre et n'apporte aucun élément propre à déterminer la quotité des études non réalisées. Si la société requérante soutient avoir exécuté l'ensemble de ces études et réclame ainsi le versement du solde du prix forfaitaire prévu dans le BPU pour la prestation en cause, elle ne l'établit pas, alors qu'il résulte de l'instruction que le maître d'œuvre a estimé que seulement 95 % des études prévues pour l'exécution du marché ont été réalisées par la société requérante. Par suite, celle-ci est uniquement fondée à obtenir la condamnation du maître de l'ouvrage à lui verser le solde de la rémunération correspondant à 95 % du prix forfaitaire prévu par le BPU, soit la somme de 21 940,35 euros.A4 " Mission géotechnique G3 "Réfaction de 10 % sur le prix forfaitaire prévu par le BPU4 663,30 euros correspondant au montant de la réfactionLa société requérante se borne, dans ses écritures, à renvoyer à son mémoire en réclamation, lequel renvoie lui-même à une annexe jointe à ce mémoire et consistant dans un tableau au sein duquel sont détaillés les calculs tendant à déterminer le solde qu'elle prétend lui être dû au titre des prestations contractuelles réalisées. Elle n'y développe aucune argumentation justifiant le bien-fondé de sa demande de rémunération en lien avec la prestation en cause et, par suite, cette demande ne peut qu'être rejetée.A5 " Sondages géotechniques complémentaires "Réfaction de 92,66 % sur le prix forfaitaire prévu par le BPU21 040 euros correspondant au montant de la réfactionPour justifier cette réfaction, le maître de l'ouvrage soutient que la somme déduite du prix forfaitaire correspond à celle versée à un sous-traitant de la société requérante qui a sollicité un paiement direct. La réalité de ce paiement au sous-traitant, qui a été effectué le 22 avril 2020, est établie par les éléments produits en défense par le maître de l'ouvrage. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à obtenir la condamnation de celui-ci pour la somme demandée à ce titre.A6 " Etudes des méthodes d'exécution "Réfaction de 20 % sur le prix forfaitaire prévu par le BPU9 792,60 euros correspondant au montant de la réfactionPour justifier cette réfaction, le maître de l'ouvrage soutient que l'ensemble des études d'exécution n'a pas été réalisé par la société requérante. Suivant le même raisonnement que celui développé dans la ligne du présent tableau correspondant à la prestation A3, il y a lieu de retenir l'appréciation du maître d'œuvre, lequel a estimé que la société requérante a réalisé l'intégralité de cette prestation. Par suite, celle-ci est fondée à obtenir la condamnation du maître de l'ouvrage à lui verser le solde du prix forfaitaire prévu par le BPU, soit la somme de 9 792,60 euros.A16 " Immobilisation d'un atelier de travail suite à la découverte d'un imprévu "Réfaction correspondant à deux demi-journées d'arrêt du chantier5 600 euros correspondant à deux demi-journées d'arrêt du chantierPour justifier cette réfaction, le maître de l'ouvrage soutient que deux demi-journées d'arrêt des travaux ne sont pas justifiées par la société requérante. Il s'agit de la découverte d'une canalisation non cartographiée (1er octobre 2019) et de la chute d'un arbre sur le chantier
(21 octobre 2019).
D'une part, il résulte de l'instruction que, si le BPU ne détermine pas exhaustivement les imprévus susceptibles de donner lieu au versement par le maître de l'ouvrage d'une indemnité en compensation de l'arrêt momentané du chantier, il mentionne explicitement le premier des deux événements précités. Dès lors que sa matérialité n'est pas contestée par le maître de l'ouvrage, il y a lieu de le condamner à verser à la société requérante l'indemnité prévue par le BPU.
D'autre part, si la société requérante soutient que la chute d'un arbre en travers du chantier a fait obstacle à la poursuite des travaux, elle n'établit pas que, au regard de la configuration du chantier, cet évènement faisait obstacle à ce que ses ouvriers puissent œuvrer et, en défense, la communauté d'agglomération soutient, sans être utilement démentie, qu'elle n'aurait été prévenue qu'en fin de journée alors que la chute aurait été constatée au commencement de la journée. Dès lors, la société requérante n'est pas fondée à réclamer une indemnité pour cet évènement.
Par suite, celle-ci est seulement fondée à obtenir la condamnation du maître de l'ouvrage à lui verser une somme correspondant à l'indemnité prévue pour une demi-journée d'immobilisation du chantier, soit la somme de 2 800 euros.Sous-total : 73 622,95 eurosTravaux préparatoiresB13 " TH1 - Démontage, entreposage et repose de l'abris bus "Réfaction de 50 % sur le prix forfaitaire prévu par le BPU884 euros correspondant au montant de la réfactionIl y a lieu de rejeter la demande de la société requérante pour la prestation en cause pour les mêmes motifs que ceux développés dans le présent tableau en ce qui concerne la prestation A4.B16 " TH1-TH2 - Mise à sec du bras de St-Quentin - réalisation de deux batardeaux "Réfaction de 35 % sur le prix forfaitaire prévu par le BPU9 240,75 euros correspondant à une réfaction limitée à 20 % du prix forfaitaire prévu par le BPUAlors que la société requérante se prévaut de la validation par le maître d'œuvre qui a estimé que, au regard des travaux effectivement réalisés, la réfaction devait être limitée à 20 % du prix forfaitaire prévu par le BPU, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier la réfaction de 35 % qu'il a opérée. S'il fait valoir, à cet égard, avoir exposé la somme de 10 000 euros hors taxes pour faire retirer les deux batardeaux que la société requérante a omis de retirer, conformément aux prescriptions contractuelles, cette somme est inférieure au montant de la réfaction proposée par le maître d'œuvre. Dès lors, à défaut pour le maître de l'ouvrage de justifier les motifs pour lesquels il ne s'est pas approprié l'appréciation du maître d'œuvre, cette société est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, la réfaction doit être limitée à 20 %. Par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant à 15 % du prix forfaitaire prévu par le BPU, soit la somme de 9 240,75 euros.B18 " Démolition du seuil de St-Quentin "Réfaction de 20 % sur le prix forfaitaire prévu par le BPU1 983,15 euros correspondant à une réfaction limitée à 5 % du prix forfaitaire prévu par le BPUAlors que la société requérante se prévaut de la validation par le maître d'œuvre qui a estimé que, au regard des travaux effectivement réalisés, la réfaction devait être limitée à 5 % du prix forfaitaire prévu par le BPU, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié, hormis une photographie non probante, de nature à justifier la réfaction de 20 % qu'il a opérée. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, la réfaction doit être limitée à 5 % et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant à 15 % du prix forfaitaire prévu par le BPU, soit la somme de 1 983,15 euros.B21 " Dépose et évacuation des barrières existantes situées en crête de digue "4 unités232 euros correspondant à
2 unités supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation par le maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour six unités, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier que, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, il ne décompte que quatre unités. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant six unités et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour deux unités, soit la somme de 232 euros.B23 " TH5-TH10 - Dépose et repose des poteaux téléphone/éclairage public en bois "0 unité2 768 euros correspondant à
346 unitésIl y a lieu de rejeter la demande de la société requérante pour la prestation en cause pour les mêmes motifs que ceux développés dans le présent tableau en ce qui concerne la prestation A4.B24 " TH5 - Démolition et évacuation de la descente à bateau en béton "Réfaction de 10 % sur le prix forfaitaire prévu par le BPU203,20 euros correspondant à 10 %Il y a lieu de rejeter la demande de la société requérante pour la prestation en cause pour les mêmes motifs que ceux développés dans le présent tableau en ce qui concerne la prestation A4.B213 " TH7 - Dépose de deux conduites acier DN650 au droit de la digue "0 unité1 202 euros correspondant à
2 unitésPour justifier un prix nul en rémunération de la prestation en cause, le maître de l'ouvrage soutient qu'elle n'a pas été intégralement réalisée par la société requérante et celle-ci, qui se borne à faire valoir que les plans fournis par le maître de l'ouvrage étaient entachés d'inexactitude, ne dément par cette circonstance. Par suite, cette dernière n'est pas fondée à demander une indemnité à ce titre, nonobstant le début d'exécution de la prestation en cause.B34 " TH10 - D2pose et évacuation d'une fosse septique (Paradise) "0 euros864 euros correspondant à 100 %Il y a lieu de rejeter la demande de la société requérante pour la prestation en cause pour les mêmes motifs que ceux développés dans le présent tableau en ce qui concerne la prestation A4.B41 " Dépose et évacuation de clôture grillagée "1 337 mètres linéaires1 914 euros correspondant à
319 mètres linéaires supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 1 656 mètres linéaires et que, en outre, elle verse les relevés cartographiques justifiant cette quantité, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte que 1 337 mètres linéaires. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 1 656 mètres linéaires et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour
319 mètres linéaires, soit la somme de 1 914 euros.B431 " Débroussaillage soigné jusqu'à un diamètre de 10 cm "1 580 mètres carrés3 385 euros correspondant à
3 385 mètres carrés supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 4 965 mètres carrés, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte que 1 580 mètres carrés. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 4 965 mètres carrés et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour
3 385 mètre carrés, soit la somme de 3 385 euros.B432 " Abattage d'arbres de diamètre compris entre 11 cm et 25 cm "107 unités780 euros correspondant à
10 unités supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 117 unités, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte que
107 unités. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 117 unités et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour dix unités, soit la somme de 780 euros.B433 " Abattage d'arbres de diamètre compris entre 26 cm et 50 cm "43 unités878 euros correspondant à
2 unités supplémentairesIl y a lieu de rejeter la demande de la société requérante pour la prestation en cause pour les mêmes motifs que ceux développés dans le présent tableau en ce qui concerne la prestation A4.B434 " Abattage d'arbres de diamètre supérieure à 50 cm "11 unités8 352 euros correspondant à
9 unités supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour vingt unités, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte que onze unités. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant vingt unités et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour neuf unités, soit la somme de 8 352 euros.B435 " Dessouchage - souches de diamètre compris entre 11 cm et 25 cm "107 unités1 100 euros correspondant à
25 unités supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 132 unités, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte que
107 unités. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 132 unités et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour 25 unités, soit la somme de 1 100 euros.B436 " Dessouchage - souches de diamètre compris entre 26 cm et 50 cm "0 unité5 976 euros correspondant à
72 unitésAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 72 unités, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il décompte zéro unité. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 72 unités et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour 72 unités, soit la somme de 5 976 euros.B437 " Dessouchage - souches de diamètre supérieur à 50 cm "0 unité642 euros correspondant à
6 unitésAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour six unités, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il décompte zéro unité. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant six unités et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour six unités, soit la somme de 642 euros.B44 " Arrachage de haies "1 547 mètres linéaires4 335 euros correspondant à
289 mètres linéaires supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 1 836 mètres linéaires et produit les relevés cartographiques justifiant cette quantité, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte que
1 547 mètres linéaires. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 1 836 mètres linéaires et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour 289 mètres linéaires, soit la somme de 4 335 euros.B451 " Fauche soignée des espèces invasives et évacuation "0 mètre carré6 407 euros correspondant à
6 407 mètres carrésAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 6 407 mètres carrés, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il décompte zéro mètre carré. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 6 407 mètres carrés et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour
6 407 mètres carrés, soit la somme de 6 407 euros.Sous-total : 44 346,90 eurosTravaux de terrassementC2 " Terrassement en déblai et évacuation "3 195,51 mètres cubes8 490,90 euros correspondant à 1369,50 mètres cubes supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour les quantités justifiant la rémunération complémentaire demandée pour les prestations en cause, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, les quantités qu'il a décomptées pour établir le décompte de liquidation. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant les quantités validées par le maître d'œuvre et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour l'ensemble des quantités supplémentaires respectivement détaillée dans la colonne immédiatement ci-contre à gauche, soit la somme globale de 75 065,12 euros.C3 " Terrassement en déblai et mise en stock pour réemploi "5 811,33 mètres cubes11 456,62 euros correspondant à 2 490,57 mètres cubes supplémentairesC4 " Terrassement en déblai en eau et évacuation "3 467,26 mètres cubes28 382,03 euros correspondant à 1 485,97 mètres cubes supplémentairesC6 " Purges supplémentaires en déblai (30 % du volume des déblais) "3 645,39 mètres cubes28 590,27 euros correspondant à 1 562,31 mètres cubes supplémentairesC7 " Terrassement en délai et évacuation en décharge de classe 2 (DIB, terre polluée) "0 mètre cube803,11 euros correspondant à
20 mètres cubesC13 " Mise en œuvre des matériaux de réemploi de type A1/A2 en remblai "10 561,91 mètres cubes0,81 euros correspondant à
0,08 mètres cubes supplémentairesC23 " Mise en œuvre de terre végétale "437,05 mètres cubes2 341,38 euros correspondant à
187,31 mètres cubes supplémentairesSous-total : 75 065,12 eurosTravaux de génie civil et de VRDD161 " Coffrage "40,32 mètres carrés990,86 euros correspondant à
10,07 mètres carrés supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 50,39 mètres carrés, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte que 40,32 mètres carrés. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 50,39 mètres carrés et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour
10,07 mètres carrés, soit la somme de 990,86 euros.D21 " Fourniture "1 475,01 tonnes8 000,01 euros correspondant à
20 tonnes supplémentairesIl y a lieu de rejeter la demande de la société requérante pour la prestation en cause pour les mêmes motifs que ceux développés dans le présent tableau en ce qui concerne la prestation A4.D323 " Fourniture et pose de canalisation en fonte sur le TH7 - DN500 "8,25 mètres linéaires1 681,50 euros correspondant à
14,25 mètres linéaires supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 22,5 mètres linéaires, le maître de l'ouvrage, qui se borne à soutenir que cette dernière n'a pas réalisé les tests d'étanchéité, ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte que 8,25 mètres linéaires. Dès lors, la société requérante, qui fait valoir sans être contredite avoir produit toutes les pièces justificatives, est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 22,5 mètres linéaires et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour
14,25 mètres linéaires, soit la somme de 1 681,50 euros.D35 " Fourniture et pose de canalisation DN300 en PEHD "128 mètres linéaires2 183 euros correspondant à
37 mètres linéaires supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 165 mètres linéaires, le maître de l'ouvrage, qui se borne à soutenir que cette dernière n'a pas réalisé les tests d'étanchéité, ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte que 128 mètres linéaires. Dès lors, la société requérante, qui fait valoir sans être contredite avoir produit toutes les pièces justificatives, est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 165 mètres linéaires et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour 37 mètres linéaires, soit la somme de 2 183 euros.D36 " Regard DN1000 "72,20 mètres linéaires2 036 euros correspondant à
2 mètres linéaires supplémentairesIl y a lieu de rejeter la demande de la société requérante pour la prestation en cause pour les mêmes motifs que ceux développés dans le présent tableau en ce qui concerne la prestation A4.D45 " GNT 0/31,5 sur 30 cm et sable stabilisé sur 5 cm pour trottoirs "232,56 mètres carrés465,88 euros correspondant à
24,52 mètres carrés supplémentairesSi la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 257,08 mètres carrés, le maître de l'ouvrage produit en défense un avis géotechnique émis le 26 février 2020 par la société Géotec et dont il ressort que le compactage des trottoirs de l'ouvrage TH1 présentent des anomalies et il ne résulte pas de l'instruction que la société requérante les auraient reprises. Par suite, celle-ci n'est pas fondée à obtenir un complément de rémunération pour la prestation en cause.D471 " Béton bitumineux - BBSG 0/10 ep. 6 cm "1 662,09 mètres carrés1 800 euros correspondant à
150 mètres carrés supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 1 812,09 mètres carrés, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié, hormis des photographies qui ne sont pas probantes, de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte que
1 662,09 mètres carrés. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 1 812,09 mètres carrés et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour
150 mètres carrés, soit la somme de
1 800 euros.Sous-total : 6 655,36 eurosMesures d'accompagnement et compensatoires en RDE126 " Remise en état des zones de travaux "0 mètre carré7 200 euros correspondant à
450 mètres carrésAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 450 mètres carrés, le maître de l'ouvrage ne produit, hormis deux photographies non probantes, aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il décompte zéro mètre carré. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 450 mètres carrés et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour 450 mètres carrés, soit la somme de 7 200 euros.Sous-total : 7 200 eurosTravaux de finitionF113 " Fourniture et pose de clôture rigide - ht 2.00 m "493,20 mètres linéaires190,80 euros correspondant à
5,3 mètres linéaires supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 498,5 mètres linéaires, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte que 493,20 mètres linéaires. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 498,5 mètres linéaires et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour 5,3 mètres linéaires, soit la somme de 190,80 euros.F32 " Béton sablé sur TH1 "1 mètre carré196 euros correspondant à
4 mètres carrés supplémentairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour cinq mètres carrés, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il ne décompte qu'un mètre carré. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant cinq mètres carrés et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour quatre mètres carrés, soit la somme de 196 euros.F331 " TH1 - Fourniture et mise en œuvre d'un parement brique sur palplanches "14,69 mètres cubes719,81 euros correspondant à
14,69 mètres cubes supplémentairesIl y a lieu de rejeter la demande de la société requérante pour la prestation en cause pour les mêmes motifs que ceux développés dans le présent tableau en ce qui concerne la prestation A4.F359 " Fourniture et pose d'un pare ballons "0 mètre linéaire1 581 euros correspondant à
8,5 mètres linéairesAlors que la société requérante se prévaut de la validation du maître d'œuvre qui a estimé que les travaux ont été réalisés pour 8,5 mètres linéaires, le maître de l'ouvrage ne produit aucun élément circonstancié de nature à justifier, suivant une appréciation différente de celle retenue par le maître d'œuvre, qu'il décompte zéro mètre linéaire. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 8,5 mètres linéaires et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour 8,5 mètres linéaires, soit la somme de 1 581 euros.Sous-total : 1 967,80 eurosPrix nouveauxPrix PN2 / OS n° 4 " Fourniture et pose d'une clôture en treillis soudé ST25C "39,55 mètres linéaires1 950,13 euros correspondant à
38,85 mètres linéaires supplémentairesSi la société requérante soutient que le maître de l'ouvrage, pour le calcul de la rémunération de la prestation en cause, a retranché sans justification 38,85 mètres linéaires, ce dernier fait valoir que, sur l'ensemble du linéaire, la clôture installée par la société requérante l'a été en retrait de ce qui était prévu et que celle-ci n'a pas obtempéré à la prescription qui lui a été faite par le maître d'œuvre dans l'ordre de service n° 27 du 12 septembre 2019 de déplacer cette clôture. Si cette méconnaissance pouvait éventuellement justifier une pénalité, il n'est pas contesté par le maître de l'ouvrage que la prestation a été exécutée pour
78,40 mètres linéaires et celui-ci n'allègue pas que les conditions dans lesquelles la clôture a été posée aurait privé cette prestation de son utilité. Ainsi, et alors que le maître de l'ouvrage ne justifie pas la réfaction qu'il a opérée, la société requérante est fondée à soutenir que, pour la prestation en cause, sa rémunération doit être calculée en retenant 78,4 mètres linéaires et, par suite, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser un complément de rémunération correspondant au prix unitaire prévu par le BPU pour 38,85 mètres linéaires, soit la somme de 1 950,13 euros.Prix PN10 / OS n° 19 " Regard TH03 RD "0,71 unité844,75 euros correspondant à
0,29 unité supplémentaireSi le maître de l'ouvrage soutient que la mise en place du tampon et la remise à niveau du regard n'ont pas été effectuées, conformément à ce que prévoyaient les prescriptions contractuelles, il n'établit par aucun élément circonstancié cette carence, alors que le maître d'œuvre a validé cette prestation sans proposer de réfaction. Par suite, la société requérante est fondée à obtenir, pour la prestation en cause, la rémunération intégrale prévue par le marché et, dès lors, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser le solde du prix unitaire prévu par le BPU, soit la somme de 844,75 euros.Prix PN11 / OS n° 19 " Pont Serqueil "Réfaction de 19 % sur le prix forfaitaire prévu par le BPU9 307,42 euros correspondant à 19 % du prix forfaitaire prévu par le BPUSi le maître de l'ouvrage soutient que le bétonnage n'a pas été effectué, conformément à ce que prévoyaient les prescriptions contractuelles, il ne précise pas la nature de ces travaux et ne permet pas d'apprécier l'étendue de la carence imputée à la société requérante. Ainsi, et alors que le maître d'œuvre a validé cette prestation dans son intégralité, la société requérante est fondée à obtenir, pour la prestation en cause, la rémunération intégrale prévue par le marché et, dès lors, le maître de l'ouvrage doit être condamné à lui verser le solde du prix forfaitaire prévu par le BPU, soit la somme de 9 307,42 euros.Sous-total : 12 102,30 eurosTotal : 220 960,43 euros
12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise avant dire-droit, que la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole doit être condamnée à verser à la société requérante, en paiement du solde de la rémunération qui lui est due au titre des prestations contractuelles effectivement exécutées, la somme de 220 960,43 euros, augmentée de la taxe sur la valeur ajoutée.
En ce qui concerne la rémunération de travaux complémentaires :
13. Les difficultés rencontrées dans l'exécution d'un marché à prix unitaire ne peuvent ouvrir droit à indemnité au profit de l'entreprise titulaire du marché que dans la mesure où celle-ci justifie soit que ces difficultés, pour celles qui sont d'ordre matériel, trouvent leur origine dans des sujétions imprévues présentant un caractère exceptionnel, imprévisible et dont la cause est extérieure aux parties, soit qu'elles sont imputables à une faute de la personne publique commise notamment dans l'exercice de ses pouvoirs de contrôle et de direction du marché, dans l'estimation de ses besoins, dans la conception même du marché ou dans sa mise en œuvre, en particulier dans le cas où plusieurs cocontractants participent à la réalisation de travaux publics.
14. Il résulte de l'instruction que l'article 4.1 du cahier des clauses administratives particulières fixe une durée de validité du marché en cause et prévoit que ceux-ci débuteront sur ordre de service. Dès lors, si le planning prévisionnel annexé au mémoire technique prévoit que les travaux commenceront le 14 janvier 2019, la portée " prévisionnelle " de ce document, à le supposer invocable pas le titulaire du marché, ne saurait être de nature à engager le maître de l'ouvrage alors que, au surplus, le cahier des clauses administratives particulières prévoit, ainsi qu'il a été dit, que la date de démarrage de la première phase du chantier est fixée, dans la période de validité du marché, par le maître de l'ouvrage à qui il appartient de prendre un ordre de service en ce sens. Ainsi, et alors qu'il résulte de l'article 3.1.1 du cahier des clauses administratives particulières que le mémoire technique est d'une priorité moindre que le cahier des clauses administratives particulières, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que le maître de l'ouvrage, en ordonnant le démarrage des travaux à compter du 11 février 2019, aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité contractuelle à son égard.
15. Il résulte de l'article 6.8.8 du cahier des clauses administratives particulières, qui déroge à l'article 31.3 du cahier des clauses administratives générales, qu'il incombe au titulaire du marché d'obtenir les autorisations administratives nécessaires à la réalisation des travaux qui lui sont confiés. Ces autorisations, qui ne sont pas limitées à celles relatives à l'occupation du sol, recouvrent notamment celles qui, le cas échéant, sont délivrées sur le fondement du code de l'environnement et, en particulier, les dérogations délivrées par application du 4° du I de l'article L. 411-2 du même code, telles que celle délivrée par l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2019 en raison de la présence, sur le site du chantier, de la mulette épaisse, qui est une espèce protégée. Par ailleurs, l'article 5.3.5 du mémoire technique prévoit que l'offre de la société requérante comprend notamment, au cours de la période de préparation du chantier, une analyse des risques environnementaux et la mise en œuvre des mesures palliatives, telles que le déplacement des espèces protégées. Dès lors, le maître de l'ouvrage n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité contractuelle à l'égard de la société requérante en ne réalisant pas, avant de confier le marché en cause à cette dernière, des études environnementales de nature à identifier les espèces protégées dont la présence sur le site du chantier serait susceptible de gêner le déroulement des travaux. En outre, la société requérante, qui soutient que la découverte d'une espèce protégée sur le site du chantier révèle une négligence du maître de l'ouvrage qui a entraîné un retard dans le déroulement des travaux, n'établit pas la réalité du préjudice y afférent. Par suite, elle n'est pas fondée à obtenir la condamnation de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole à ce titre.
16. Il résulte de l'instruction que la suspension des travaux du 29 juin 2019 au
9 juillet 2019 a été prononcée par le maître d'œuvre qui a signé les ordres de service n° 6 et 7 et il ne résulte pas de l'instruction que cette suspension aurait été ordonnée par le maître de l'ouvrage. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité contractuelle à son égard.
17. Il résulte de l'instruction que le bordereau des prix unitaires, qui est une pièce contractuelle, prévoit que le prix forfaitaire de la prestation A1 " Installations générales de chantier - Signalisation - Hygiène et sécurité " couvre notamment " le piquetage de réseaux enterrés pouvant se trouver dans l'emprise des travaux ". Par suite, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que les opérations de piquetage n'étaient pas prévues par les prescriptions contractuelles et qu'elles devraient donner lieu à une rémunération en sus de celle prévue par le marché en cause.
18. Il résulte de l'instruction que la suspension des travaux du 17 mars 2020 au
6 mai 2020, en raison des mesures prises dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire déclaré en vue de contenir l'épidémie de covid-19, ne présente pas le caractère de sujétions imprévues, telles que celles-ci sont définies au point 13. En outre, la société requérante, qui notamment ne démontre pas qu'elle aurait pu affecter son personnel et son matériel sur d'autres chantiers au cours de la période en cause, n'établit pas la réalité du préjudice dont elle demande réparation. Par suite, elle n'est pas fondée à obtenir la condamnation de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole à ce titre.
19. Aux termes de l'article 49.1.1 du cahier des clauses administratives générales : " L'ajournement des travaux peut être décidé par le représentant du pouvoir adjudicateur. Il est alors procédé, suivant les modalités indiquées à l'article 12, à la constatation des ouvrages et parties d'ouvrages exécutés et des matériaux approvisionnés. / Le titulaire, qui conserve la garde du chantier, a droit à être indemnisé des frais que lui impose cette garde et du préjudice qu'il aura éventuellement subi du fait de l'ajournement. / Une indemnité d'attente de reprise des travaux peut être fixée suivant les modalités prévues aux articles 14.3. et 14.4. "
20. Il résulte de l'instruction que, à supposer que l'ordre de service n° 21 prononçant la suspension des travaux au 17 mars 2020 puisse être regardé comme une décision d'ajournement, la société requérante n'a pas demandé que soit réalisé le constat prévu à l'article 12 du cahier des clauses administratives générales et à défaut duquel le contractant de l'administration ne peut réclamer une indemnité au titre de l'ajournement des travaux. Par suite, et alors qu'elle ne démontre pas la réalité de son préjudice, la société requérante n'est pas fondée à obtenir la condamnation de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole à ce titre.
21. Il ne résulte pas de l'instruction que la reprise des plans d'exécutions liés aux ouvrages TH7, TH8 et TH10, qui a été ordonnée par le maître d'œuvre, procéderait d'une modification de la conception du projet par le maître de l'ouvrage et, à supposer que cette reprise revête la nature de travaux supplémentaires, la société requérante n'établit pas les avoir réalisés. Par suite, celle-ci n'est pas fondée à obtenir la condamnation de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole à ce titre.
22. Il résulte de l'instruction, et notamment des écritures produites par la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole qui ne sont pas démenties par la société requérante, que le maître d'œuvre a ordonné la suspension des travaux et le retrait de la piste au droit du pont Serqueil au motif que celle-ci a entrepris des travaux sur la base de plans d'exécution non revêtu du visa " BPE ". Ainsi, cette société n'établit pas que le maître de l'ouvrage aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité contractuelle à son égard et, par suite, elle n'est pas fondée à obtenir la condamnation de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole à ce titre.
23. Il ne résulte pas de l'instruction que les dégâts causés par une surverse auraient été constatés contradictoirement par le maître de l'ouvrage et le maître d'œuvre, conformément à ce que prévoit l'article 4.2.5 du cahier des clauses techniques particulières et, au surplus, la société requérante n'établit pas que cette surverse présenterait les caractères de sujétions imprévues. Par suite, elle n'est pas fondée à obtenir la condamnation de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole à ce titre.
24. Si la société requérante soutient que la valorisation des prix nouveaux notifiés n° 6, 7, 8, 9, 11, 13 et 14 bis est insuffisante, elle n'établit pas, en se bornant à renvoyer à son mémoire en réclamation, lequel renvoie lui-même à des annexes jointes à ce mémoire, la réalité d'un préjudice quelconque dont elle serait fondée à obtenir réparation auprès de la communauté d'agglomération. Troyes Champagne Métropole.
25. La société requérante, en soutenant que les perturbations qu'elle a subies au cours des travaux l'a privée " de la perception de la part de frais généraux ", n'établit pas avoir subi un préjudice quelconque dont elle serait fondée à obtenir réparation auprès de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole.
En ce qui concerne les préjudices liés à la résiliation prononcée par le maître de l'ouvrage :
26. Aux termes de l'article 46.4 du cahier des clauses administratives générales : " Résiliation pour motif d'intérêt général : / Lorsque le représentant du pouvoir adjudicateur résilie le marché pour motif d'intérêt général, le titulaire a droit à une indemnité de résiliation, obtenue en appliquant au montant initial hors taxes du marché, diminué du montant hors taxes non révisé des prestations reçues, un pourcentage fixé par les documents particuliers du marché ou, à défaut, de 5 %. / Le titulaire a droit, en outre, à être indemnisé de la part des frais et investissements, éventuellement engagés pour le marché et strictement nécessaires à son exécution, qui n'aurait pas été prise en compte dans le montant des prestations payées. Il lui incombe d'apporter toutes les justifications nécessaires à la fixation de cette partie de l'indemnité. / Le titulaire doit, à cet effet, présenter une demande écrite, dûment justifiée, dans le délai de deux mois compté à partir de la notification de la décision de résiliation. "
27. Si la société requérante demande à être indemnisée des frais généraux pour l'année 2020 et de la perte d'amortissement qu'elle soutient avoir supportés, elle n'établit pas, alors que le maître de l'ouvrage lui a versé l'indemnité de résiliation prévue par le marché en cause, que ces chefs de préjudice constitueraient des frais et investissements engagés pour le marché et qui auraient été strictement nécessaires à son exécution, lesquels sont seuls indemnisables en vertu des stipulations précitées de l'article 46.4 du cahier des clauses administratives générales.
28. La société requérante ne justifie pas davantage qu'elle serait dans l'impossibilité de réutiliser les stocks de matériaux qui sont restés inemployés en raison de la résiliation de son marché et qu'en outre l'indemnité allouée pour leur enlèvement serait insuffisante.
29. Si la société requérante demande à être indemnisée des frais exposés en raison de la mobilisation de son personnel pour clôturer le chantier, de l'assistance juridique dont elle s'est entourée pour participer aux opérations de liquidation du marché et de la résiliation anticipée des autorisations domaniales et contrats de sous-traitance, elle ne démontre pas la réalité de ces divers préjudices. En outre, et alors qu'elle ne soutient pas que la décision de résiliation pour motif d'intérêt général présenterait un caractère fautif, elle ne justifie pas que ces frais constitueraient des frais et investissements engagés pour le marché et qui auraient été strictement nécessaires à son exécution, lesquels sont seuls indemnisables en vertu des stipulations précitées de l'article 46.4 du cahier des clauses administratives générales.
En ce qui concerne la révision des prix :
30. Il résulte de ce qui précède que l'ensemble des demandes de rémunération complémentaire présentées par la société requérante ayant été rejetées, il n'y a pas lieu de se prononcer sur la mise en œuvre de la révision des prix afférents à ces demandes.
En ce qui concerne les intérêts moratoires :
31. Aux termes de l'article 13.4.3 du cahier des clauses administratives générales, qui est applicable au décompte de liquidation mentionné à l'article 47 du même cahier : " En cas de contestation sur le montant des sommes dues, le représentant du pouvoir adjudicateur règle, dans un délai de trente jours à compter de la date de réception de la notification du décompte général assorti des réserves émises par le titulaire ou de la date de réception des motifs pour lesquels le titulaire refuse de signer, les sommes admises dans le décompte final. Après résolution du désaccord, il procède, le cas échéant, au paiement d'un complément, majoré, s'il y a lieu, des intérêts moratoires, courant à compter de la date de la demande présentée par le titulaire. "
32. Il résulte de l'instruction que le mémoire en réclamation portant sur les sommes en litige a été notifié à la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole le
19 août 2020. Par suite, et alors que l'article 5.3.5 du cahier des clauses administratives particulières fixe à trente jours le délai de paiement, la société requérante est fondée à obtenir à compter du 19 septembre 2020, sur la somme mentionnée au point 12, inclusion faite de la taxe sur la valeur ajoutée, les intérêts moratoires prévus à l'article 5.3.6 du cahier des clauses administratives particulières et qui correspondent au taux légal augmenté de huit points.
Sur les dépens :
33. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ".
34. Les frais et honoraires d'expertise ont été taxés et liquidés à la charge de la société requérante par une ordonnance du président du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne du 10 janvier 2023, à la somme de 10 151,58 euros. Dans les circonstances de l'espèce, et compte tenu de ce que le rapport d'expertise du 14 décembre 2022 a été remis en l'état en raison de la carence des parties qui se sont abstenues de communiquer à l'expert les documents que celui-ci leur a demandés, il y a lieu de mettre les frais et honoraires d'expertise à la charge des parties, lesquelles les supporteront à parts égales.
Sur les frais non compris dans les dépens :
35. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter de toute part les conclusions présentées par les parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole est condamnée à verser à la société Vinci Terrassement Construction la somme de 220 960,43 euros, augmentée de la taxe sur la valeur ajoutée.
Article 2 : La communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole est condamnée à verser à la société Vinci Terrassement Construction les intérêts moratoires contractuels sur la somme mentionnée à l'article 1er pour une période courant du 19 septembre 2020 jusqu'à la date du paiement de cette somme.
Article 3 : Les dépens, évalués à la somme de 10 151,58 euros, sont mis, à parts égales, à la charge de la société Vinci Terrassement Construction et de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Vinci Terrassement Construction et à la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole.
Délibéré après l'audience du 9 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Nizet, président,
Mme Stéphanie Lambing, première conseillère,
M. Clemmy Friedrich, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2023.
Le rapporteur,
C. FRIEDRICH
Le président,
O. NIZETLa greffière,
I. DELABORDE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026