mardi 14 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2200002 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | LEGICONSEIL AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 janvier 2022, la société " Entreprise Varnerot ", représentée par Me Vincent Vautrin, demande au tribunal :
1°) de condamner le département des Ardennes à lui verser la somme de 19 574,28 euros en réparation des dégradations qui lui ont été causées le 1er décembre 2018 par un mineur pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance ;
2°) de mettre à la charge du département des Ardennes la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la responsabilité sans faute du département des Ardennes doit être engagée, dès lors que les préjudices dont elle demande réparation résultent des dégradations causées le
1er décembre 2018 par un mineur placé sous son autorité ;
- le département des Ardennes doit être condamné à lui verser, d'une part, la somme de 19 274,28 euros correspondant aux dommages subis le 1er décembre 2018 et, d'autre part, la somme de 300 euros qui a été mise à la charge de M. E A au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 février 2023, le département des Ardennes conclut à ce qu'il n'y ait plus lieu de statuer sur la requête de la société " Entreprise Varnerot ".
Il soutient que les sommes demandées par la société " Entreprise Varnerot " lui ont été versées par son assureur et que celle-ci lui en a donné quittance le 13 septembre 2022.
La clôture de l'instruction est intervenue le 24 février 2023 à minuit, par application de l'article R. 613-2 du code de justice administrative.
Un mémoire en désistement présenté pour la société " Entreprise Varnerot " a été enregistré le 28 février 2023 à 08h11, soit postérieurement à la clôture de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B D,
- et les conclusions de Mme C de Laporte, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société " Entreprise Varnerot " avait entreposé son matériel de chantier dans un bungalow installé aux abords de l'hôtel de ville de Charleville-Mézières et qui a été incendié le 1er décembre 2018 à l'occasion d'une manifestation publique. Par la présente requête, cette société demande au tribunal de condamner le département des Ardennes à lui verser la somme de 19 574,28 euros en réparation des préjudices subis.
2. La société requérante a saisi le tribunal de conclusions tendant à ce que le département des Ardennes soit condamné à lui verser la somme de 19 574,28 euros en réparation des préjudices subis et la somme de 2 000 euros au titre des frais non compris dans les dépens. Le département des Ardennes produit un courrier du 13 septembre 2022 dans lequel la société requérante donne quittance de la somme de 21 574,28 euros qui lui a été versée par la CNA Hardy, assureur du département des Ardennes. La société requérante ayant ainsi obtenu l'ensemble des sommes pour le versement desquelles elle a saisi le tribunal, il n'y a plus lieu de statuer sur sa requête. Par suite, l'exception de non-lieu opposée par le département des Ardennes doit être accueillie.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de la société " Entreprise Varnerot ".
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société " Entreprise Varnerot " et au département des Ardennes.
Délibéré après l'audience du 28 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Nizet, président,
Mme Stéphanie Lambing, première conseillère,
M. Clemmy Friedrich, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2023.
Le rapporteur,
C. D
Le président,
O. NIZET
La greffière,
N. MASSON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026