jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2200377 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | DELALANDE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 février 2022 et le 1er mars 2023, l'association Nature et avenir, représentée par Me Delalande, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 20 000 euros, assortie des intérêts légaux et de leur capitalisation à compter du 24 novembre 2021, en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait, d'une part, de l'illégalité de l'arrêté du 21 décembre 2017 par lequel le préfet des Ardennes a enregistré, au nom de l'EARL Gouble Sylvain, un élevage de 40 000 poules pondeuses en plein air sur le territoire de la commune de Saint-Morel associé à un plan d'épandage d'une surface de 204,8 ha répartie sur les communes de Mont-Saint-Martin, Saint-Morel, Belleville et Chatillon-sur-Bar, Liry et Boult-aux-Bois et des preuves de dépôts des déclarations initiales de cette installation enregistrées par le préfet des Ardennes en 2019 ainsi que, d'autre part, de la carence du préfet des Ardennes à soumettre à évaluation environnementale l'activité exploitée par l'EARL Gouble Sylvain et des autorités françaises à mettre en œuvre les dispositions de la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement ;
2°) d'enjoindre au préfet des Ardennes, d'une part, de mettre en demeure l'EARL Gouble Sylvain de régulariser sa situation en réalisant une évaluation environnementale portant sur l'activité d'élevage qu'elle exploite à Saint-Morel dans un délai de six mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, ou, à défaut de réalisation d'une telle étude, d'y procéder d'office aux frais de cette dernière, d'autre part, de procéder à une consultation du public dans un délai de trois mois à compter de cette étude en application des dispositions des articles 6 et 7 de la directive 2011/92/UE et de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement et, le cas échéant, de fixer des prescriptions complémentaires tenant compte des résultats de cette évaluation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle justifie d'un intérêt à agir au regard de son objet social et de son agrément ;
- elle a mandaté son président pour introduire une action en son nom ;
- les autorités françaises ont tardé à mettre en œuvre les dispositions de la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement, cette carence étant constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- le préfet des Ardennes n'a pas soumis à évaluation environnementale l'activité d'élevage exploitée à Saint-Morel par l'EARL Gouble Sylvain, cette carence étant constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- le préfet des Ardennes a édicté à plusieurs reprises des décisions illégales et a méconnu l'autorité de la chose jugée résultant des jugements du présent tribunal des 4 juillet 2019, 27 septembre 2019, 11 décembre 2019 et 22 juillet 2021, circonstances constitutives de fautes de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- l'installation a été mise en service le 29 novembre 2020 et émet des effluents gazeux à l'origine d'une augmentation des taux de nitrates dans les eaux à proximité ;
- l'absence d'évaluation environnementale ne permet pas de garantir la mise en place de mesures d'évitement, de réduction et de compensation et a privé le public d'une participation éclairée ;
- la carence du préfet lui a causé un préjudice personnel, direct et certain compte tenu de son objet statutaire de sensibilisation du public à l'environnement, de favorisation des comportements individuels et collectifs responsables vis-à-vis de l'environnement, de défense de la qualité de vie des populations et de contestation devant les tribunaux des actes portant atteinte à l'environnement ;
- son préjudice moral doit être évalué à la somme de 18 000 euros pour la période de 2017 à 2021, à laquelle s'ajoutent les frais qu'elle a dû supporter en lien avec ce préjudice pour un montant de 2 000 euros ;
- l'exécution de la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement et le respect de l'autorité de la chose jugée imposent la réalisation d'une évaluation environnementale ex-post.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2022, le préfet des Ardennes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'association ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à l'EARL Gouble Sylvain, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
L'instruction a été close avec effet immédiat le 2 mai 2024 en application des dispositions combinées des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'absence de liaison du contentieux pour les conclusions tendant à la réparation du dommage imputable à la carence des autorités françaises dans la transposition de la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 du Parlement européen et du Conseil, cet agissement constituant un fait générateur distinct de celui invoqué dans la réclamation préalable adressée à l'administration le 23 novembre 2021.
L'association Nature et Avenir a présenté des observations, enregistrées le 22 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive n° 2011/92/ UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement, abrogeant la directive 85/337/CEE du Conseil du 27 juin 1985 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Torrente, premier conseiller,
- et les conclusions de Mme Castellani, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. L'EARL Gouble Sylvain exploite à Saint-Morel une activité d'élevage de volailles. Par un arrêté du 21 décembre 2017, le préfet des Ardennes a enregistré cette installation qui portait alors sur un élevage de 40 000 poules pondeuses avec un parcours de plein air. Par un jugement n° 1800712 du 4 juillet 2019, confirmé par un arrêt n°19NC02753 du 14 décembre 2021 de la cour administrative d'appel de Nancy, le présent tribunal a annulé cet arrêté. L'EARL Gouble Sylvain s'est ensuite vu délivrer successivement, le 25 juillet 2019, le 4 octobre 2019 et le 5 décembre 2019, par le préfet des Ardennes, la preuve du dépôt de déclarations d'installations classées pour la protection de l'environnement en vue de l'exploitation d'un poulailler comprenant respectivement 29 990, 29 995 et 30 000 poules pondeuses, la première déclaration comprenant un parcours de plein air, alors que les deux suivantes concernent un élevage au sein d'un bâtiment fermé. Par des ordonnances n°1902127 du 27 septembre 2019 et n° 1902793 du 11 décembre 2019, le juge des référés du présent tribunal, saisi notamment par l'association Nature et avenir, a prononcé la suspension des deux premières preuves de dépôt. Par une ordonnance n°1903046 du 13 janvier 2020, le juge des référés, saisi notamment par la même association, a refusé de suspendre la troisième preuve de dépôt délivrée à l'EARL Gouble Sylvain. Par un jugement nos 1902100, 1902786 et 1903038 du 22 juillet 2021, le présent tribunal a, d'une part, prononcé un non-lieu sur les demandes d'annulation des preuves de dépôt délivrées les 25 juillet 2019 et 4 octobre 2019, d'autre part, annulé la preuve de dépôt du 5 décembre 2019 et, enfin, ordonné à l'EARL Gouble Sylvain de procéder à l'évacuation des poules présentes dans l'installation dans un délai d'un mois. Par un arrêté du 16 août 2021, le préfet des Ardennes a mis en demeure l'EARL Gouble Sylvain de déposer une nouvelle déclaration dans un délai de huit jours suivant sa notification. Le 20 août 2021, cette société a déposé une déclaration d'installation classée pour la protection de l'environnement portant sur un élevage de 28 443 volailles pour laquelle le préfet lui a délivré une preuve de dépôt. Par la présente requête, l'association Nature et avenir demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'illégalité de l'arrêté du 21 décembre 2017 et des preuves de dépôts des déclarations initiales de cette installation enregistrées par le préfet des Ardennes en 2019 et de la carence du préfet des Ardennes à soumettre à évaluation environnementale l'activité exploitée par l'EARL Gouble Sylvain et des autorités françaises à mettre en œuvre les dispositions de la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. Aux termes de l'article L. 142-1 du code de l'environnement : " Toute association ayant pour objet la protection de la nature et de l'environnement peut engager des instances devant les juridictions administratives pour tout grief se rapportant à celle-ci. / Toute association de protection de l'environnement agréée au titre de l'article L. 141-1 ainsi que les fédérations départementales des associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique et les associations agréées de pêcheurs professionnels justifient d'un intérêt pour agir contre toute décision administrative ayant un rapport direct avec leur objet et leurs activités statutaires et produisant des effets dommageables pour l'environnement sur tout ou partie du territoire pour lequel elles bénéficient de l'agrément dès lors que cette décision est intervenue après la date de leur agrément. ". Selon l'article 2 de ses statuts, l'association Nature et avenir, association agréée pour la protection de l'environnement dans le département des Ardennes, a pour objet " 1. de sensibiliser les populations du département des Ardennes aux problèmes d'environnement () / 2. d'étudier les moyens propres à maintenir ou à créer les sites utiles à la protection de l'environnement, en particulier les biotopes fragiles. / 3. de susciter la mise en œuvre correspondante par des propositions auprès des organismes responsables et des collectivités territoriales ainsi que par toutes autres formes d'actions visant en particulier à permettre un développement durable. / 4. d'intervenir pour défendre la qualité de la vie des populations en relation avec leur environnement () / 5. de porter devant les tribunaux les destructions d'espèces ou d'espaces protégés et tous les actes portant atteinte à l'environnement ".
3. Les dispositions de l'article L. 142-1 du code de l'environnement, relatives à l'intérêt pour agir des associations de protection de l'environnement, ne dispensent pas l'association qui sollicite la réparation d'un préjudice, notamment moral, causé par les conséquences dommageables d'une illégalité fautive, de démontrer l'existence d'un préjudice direct et certain résultant, pour elle, de la faute commise par l'Etat.
4. En premier lieu, l'association Nature et avenir soutient avoir subi un préjudice moral du fait de l'illégalité de l'arrêté du 21 décembre 2017 par lequel le préfet de la Marne a enregistré l'installation exploitée par l'EARL Gouble Sylvain et des preuves de dépôts des déclarations initiales de cette installation enregistrées par le préfet des Ardennes en 2019 ainsi que de la carence du préfet des Ardennes à soumettre à évaluation environnementale l'activité exploitée par cette société et des autorités françaises à mettre en œuvre les dispositions de la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement. Pour justifier l'existence de son préjudice moral, l'association requérante se prévaut de son investissement, depuis 1975, dans la préservation de l'environnement ardennais, de son agrément à ce titre, de ce que la nécessité de veiller à la réalisation et à la bonne conduite des évaluations environnementales correspond pleinement aux missions qu'elle s'est donné pour objet de défendre, ces outils permettant de sensibiliser les populations, d'encourager les comportement individuels et collectifs responsables, de mettre en évidence la sensibilité du milieu naturel dans lequel s'insère le projet et, par suite, de déterminer les mesures d'évitement, de réduction et de compensation à mettre en œuvre. Toutefois, cette association n'était pas partie à l'instance enregistrée sous le n°1800712 et ne s'est associée aux recours de M. A qu'à compter de la preuve de dépôt délivrée le 25 juillet 2019. En outre, elle ne fournit aucun élément permettant d'apprécier l'antériorité, l'ampleur et l'intensité de son action dans le département des Ardennes, en particulier au regard des démarches qu'elle serait amenée à effectuer en lien avec les carences qu'elle impute aux services préfectoraux et qui seraient susceptibles de porter atteinte à la crédibilité de son action ou à nuire à l'accomplissement de ses missions. Dans ces conditions, le préjudice moral dont l'association Nature et avenir demande la réparation ne présente pas de caractère personnel.
5. En second lieu, en se bornant à alléguer, de manière succincte, qu'il est anormal qu'elle ait eu à supporter les illégalités successives qu'elle reproche au préfet des Ardennes en matière d'environnement lesquelles lui auraient occasionné des frais dont elle ne précise pas la nature, l'association Nature et avenir n'est pas fondée à demander la réparation d'un tel chef de préjudice qui ne présente pas de caractère certain.
6. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de l'association Nature et avenir doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. La personne qui subit un préjudice direct et certain du fait du comportement fautif d'une personne publique peut former devant le juge administratif une action en responsabilité tendant à ce que cette personne publique soit condamnée à l'indemniser des conséquences dommageables de ce comportement. Elle peut également, lorsqu'elle établit la persistance du comportement fautif de la personne publique responsable et du préjudice qu'elle lui cause, assortir ses conclusions indemnitaires de conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la personne publique en cause de mettre fin à ce comportement ou d'en pallier les effets. De telles conclusions à fin d'injonction ne peuvent être présentées qu'en complément de conclusions indemnitaires.
8. Compte tenu de ce qui a été dit au point 6, l'association Nature et avenir n'établit pas avoir subi un préjudice direct et certain en lien avec les fautes qu'elle reproche au préfet des Ardennes et aux autorités françaises. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que l'association Nature et avenir demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'association Nature et avenir est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'association Nature et avenir, à l'entreprise agricole à responsabilité limitée Gouble Sylvain et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet des Ardennes.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Mach, présidente,
M. Torrente, premier conseiller,
M. Rifflard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
V. TORRENTELa présidente,
Signé
A-S. MACH
La greffière,
Signé
A. DEFORGE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026