jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2201309 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP SAMMUT CROON JOURNÉ-LÉAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 juin 2022 et 13 janvier 2023, la société à responsabilité limitée Provost et la société civile immobilière Le Silver, représentées par Me Thomas, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 avril 2022 par lequel le maire de Châlons-en-Champagne a délivré à la société Nov'Habitat un permis de construire huit maisons à usage d'habitation sur un terrain situé 254 avenue du général Sarrail, place de la Révolution, à Châlons-en-Champagne, ainsi que l'arrêté du 28 octobre 2022 portant permis de construire modificatif ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Châlons-en-Champagne et de la société Nov'Habitat la somme de 1 500 euros, chacune, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- leur requête est recevable ; elles justifient d'un intérêt pour agir dès lors que la SARL Provost exploite une station de lavage de véhicules à proximité immédiate du projet ; les futurs propriétaires, qui sont susceptibles de subir des troubles de voisinage liés à l'exploitation de la station de lavage, pourraient chercher à remettre en cause son fonctionnement ; la circonstance que la station de lavage préexiste ne fait pas obstacle à la qualification de troubles anormaux de voisinage, notamment en cas de modification dans les conditions de l'exploitation de la station ;
- l'arrêté initial est entaché d'une insuffisance de motivation, en méconnaissance des dispositions de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme, dès lors, d'une part, qu'il vise des dispositions abrogées et, d'autre part, qu'il ne vise pas l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2004 réglementant le bruit aux abords du tracé des voies routières de l'agglomération de Châlons-en-Champagne ; l'arrêté de permis de construire modificatif ne régularise pas l'ensemble des irrégularités ainsi relevées ;
- le dossier de permis de construire était incomplet, en méconnaissance des dispositions du j) de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme, dans leur rédaction applicable à compter du 1er janvier 2022, dès lors qu'il ne comportait pas l'attestation de prise en compte des exigences de performance énergétique et environnementale ; le permis de construire modificatif ne permet pas de régulariser cette omission ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ; les occupants des habitations dont la construction est projetée subiront des nuisances sonores et olfactives du fait du fonctionnement de la station de lavage ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article 1-1-2 du règlement du plan local d'urbanisme de Châlons-en-Champagne dès lors que le pavillon 1 n'observe pas un recul maximum de 5 mètres sur au moins la moitié du linéaire de façade du terrain et que le même pavillon est en recul par rapport à la limite séparative tandis que le local poubelles est à l'alignement ;
- l'arrêté de permis de construire initial en ce qu'il concerne la construction accolée au pavillon 6 méconnaît les dispositions de l'article 1-2-4 du règlement du plan local d'urbanisme de Châlons-en-Champagne.
Par trois mémoires en défense, enregistrés le 27 octobre 2022, le 21 novembre 2022 et le 20 février 2023 ainsi que des pièces, enregistrées le 16 février 2023, la commune de Châlons-en-Champagne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que la SARL Provost et la SCI Le Silver ne justifient pas d'un intérêt pour agir ;
- les vices relatifs aux visas d'un texte abrogé et à la méconnaissance de l'article 1-2-4 du règlement du plan local d'urbanisme de Châlons-en-Champagne ont été régularisés par le permis de construire modificatif du 28 octobre 2022 ;
- les autres moyens soulevés par la SARL Provost et la SCI Le Silver ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la société anonyme Nov'Habitat, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
L'instruction a été close avec effet immédiat le 22 mars 2023 en application des dispositions combinées des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gauthier-Ameil, conseiller,
- les conclusions de M. Torrente, rapporteur public,
- les observations de Me Thomas, représentant les sociétés Provost et Le Silver,
- les observations de Me Sammut, représentant la société Nov'Habitat,
- et les observations de Mme A, représentant la commune de Châlons-en-Champagne.
Considérant ce qui suit :
1. Le 3 décembre 2021, la société Nov'Habitat a déposé une demande de permis de construire portant sur l'implantation de huit maisons à usage d'habitation, sur un terrain situé 254 avenue du général Sarrail, place de la Révolution, à Châlons-en-Champagne. Par un arrêté du 8 avril 2022, le maire de Châlons-en-Champagne a délivré à la société Nov'Habitat le permis demandé. Par un second arrêté du 28 octobre 2022, le maire de Châlons-en-Champagne a délivré à cette même société un permis de construire modificatif. Les sociétés Provost et Le Silver demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur les dispositions de l'arrêté du 8 avril 2022 qui n'ont pas été modifiées par l'arrêté du 28 octobre 2022 :
2. En premier lieu, aux termes de l'article A. 424-1 du code de l'urbanisme : " La décision expresse prise sur une demande de permis de construire, d'aménager ou de démolir ou sur une déclaration préalable prend la forme d'un arrêté () ". Aux termes de l'article A. 424-2 du même code : " L'arrêté prévu au premier alinéa de l'article A. 424-1 : () / c) Vise les textes législatifs et réglementaires dont il est fait application () ".
3. L'arrêté du 8 avril 2022 vise les dispositions dont il fait application, notamment le code de l'urbanisme ainsi que le plan local d'urbanisme de la commune de Châlons-en-Champagne, approuvé le 14 décembre 1984. La circonstance qu'il ne vise pas l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2004 réglementant le bruit aux abords du tracé des voies routières de l'agglomération est sans incidence sur sa légalité.
4. En deuxième lieu, l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable à la date de dépôt du dossier de demande de permis de construire litigieux, prévoyait : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () / j) Lorsque le projet est tenu de respecter les dispositions mentionnées à l' article R. 172-2 du code de la construction et de l'habitation , un document établi par le maître d'ouvrage attestant la prise en compte de la réglementation thermique, en application de l'article R. 111-20-1 de ce code, et pour les projets concernés par le cinquième alinéa de l'article L. 111-9 du même code, la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 111-20-2 dudit code ; () ". Les dispositions de ce même article, dans leur rédaction applicable à compter du 1er janvier 2022 prévoient : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () / j) L'attestation de prise en compte des exigences de performance énergétique et environnementale, lorsqu'elle est exigée en application de l'article R. 122-24-1 du code de la construction et de l'habitation et, pour les projets soumis aux dispositions de l'article R. 122-2-1 du même code, l'attestation de réalisation de l'étude de faisabilité relative aux solutions d'approvisionnement en énergie réalisée en application de l'article R. 122-24-2 de ce code, ou, lorsque le projet est tenu de respecter les dispositions mentionnées aux articles R. 172-11 et R. 172-12 de ce code, un document établi par le maître d'ouvrage attestant la prise en compte de la réglementation thermique, en application de l'article R. 122-22 de ce code, et pour les projets concernés par l'article R. 122-2 ou l'article R. 122-3 du même code, la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux solutions d'approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 122-23 dudit code ; () ". Aux termes des dispositions de l'article R. 172-1 du code de la construction et de l'habitation, dans leur rédaction alors applicable : " I.- Les dispositions de la présente section s'appliquent à la construction, au sens de l'article L. 122-2, de bâtiments ou parties de bâtiments d'habitation qui font l'objet d'une demande de permis de construire ou d'une déclaration préalable déposée à compter du 1er janvier 2022 () ".
5. Les sociétés requérantes soutiennent que le dossier de demande de permis de construire était incomplet au regard des dispositions de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme, dans leur rédaction applicable à compter du 1er janvier 2022, dès lors qu'il ne comportait pas les attestations de prise en compte de la réglementation environnementale dite " RT 2020 ". Toutefois, les dispositions de l'article R. 431-16, dans leur rédaction issue du décret du 30 novembre 2021 relatif aux attestations de prise en compte des exigences de performance énergétique et environnementale et à la réalisation d'une étude de faisabilité relative aux diverses solutions d'approvisionnement en énergie pour les constructions de bâtiments en France métropolitaine, ne trouvent à s'appliquer qu'aux projets faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à compter du 1er janvier 2022. Or, il ressort des pièces du dossier que la société Nov'Habitat a déposé son dossier de demande de permis de construire le 3 décembre 2021. S'il est constant que la commune de Châlons-en-Champagne a demandé à la société Nov'Habitat de fournir des pièces complémentaires et que cette demande a eu pour effet de prolonger le délai d'instruction, la circonstance que ledit dossier ne comportait pas l'ensemble des pièces exigées par la réglementation applicable et qu'il n'a été complété que le 13 janvier 2022 est, à cet égard, sans incidence.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". Les risques d'atteinte à la sécurité publique visés par ce texte concernent aussi bien ceux auxquels sont exposés les occupants de la construction pour laquelle le permis est sollicité que ceux qui peuvent être causés par ladite construction.
7. Les sociétés requérantes font valoir que le projet entraînera la construction d'habitations situées à une quinzaine de mètres de la station de lavage exploitée par la SARL Provost et que, en conséquence, les futurs occupants subiront des nuisances sonores importantes et que les terrasses des habitations pourraient recevoir des projections d'eau en provenance de la station. Toutefois, les requérantes ne produisent aucun élément à l'appui de leurs allégations, notamment aucune étude acoustique, permettant d'établir et d'évaluer l'existence des risques invoqués ainsi que leur importance. Au surplus, l'arrêté contesté rappelle que le projet devra présenter un isolement acoustique minimum, conformément aux dispositions applicables du code de la construction et de l'habitation et du code de l'environnement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ne peut qu'être écarté.
8. En dernier lieu, l'article 1-1-2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Châlons-en-Champagne prévoit que, dans certains secteurs, identifiés aux documents graphiques par un tracé violet, les constructions doivent être implantées soit à l'alignement du terrain soit selon un recul maximum de 5 mètres sur au moins la moitié du linéaire de façade du terrain. En outre, lorsqu'il existe un ordonnancement de fait, la construction doit être implantée dans le respect de cet ordonnancement.
9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le pavillon 1 observe un recul d'au moins 5 mètres sur 9,37 mètres et respecte dès lors l'obligation d'un recul maximum de 5 mètres sur au moins la moitié du linéaire de façade. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'implantation des constructions alentours caractériserait un ordonnancement de fait. En outre, l'implantation du pavillon 1, caractérisée par un recul compris entre 3,29 mètres et 5 mètres, et l'implantation du local poubelles, à l'alignement, est conforme aux dispositions précitées de l'article 1-1-2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Châlons-en-Champagne, lesquelles offrent, pour chaque construction, une alternative entre une implantation en recul ou à l'alignement. Par suite, les sociétés requérantes ne sont pas fondées à soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article 1-1-2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Châlons-en-Champagne.
Sur les dispositions de l'arrêté du 8 avril 2022 modifiées par l'arrêté du 28 octobre 2022 :
10. Lorsqu'un permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance des permis de construire, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'un permis modificatif dès lors que celui-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédé de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Les irrégularités ainsi régularisées à la suite de la modification de son projet par le pétitionnaire et en l'absence de toute intervention du juge ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le permis initial.
11. Si les sociétés requérantes demandent l'annulation de l'arrêté du 28 octobre 2022 portant permis de construire modificatif, elles ne soulèvent aucun moyen spécifique visant à en contester la légalité. Il s'ensuit que les moyens soulevés par les requérantes contre l'arrêté du 8 avril 2022 qui se rapportent aux dispositions du permis de construire accordé par cet arrêté qui ont été modifiées par l'arrêté du 28 octobre 2022 sont inopérants.
12. En premier lieu, les requérantes soutiennent que le permis de construire initial est irrégulier au motif qu'il vise les dispositions des articles L. 111-11 et suivants et R. 111-23-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, lesquelles ont été abrogées à compter du 1er juillet 2021. Toutefois, l'arrêté de permis modificatif du 28 octobre 2022, qui vise les dispositions des articles L. 122-10, L. 124-4, L. 154-2 et suivants et R. 154-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, permet de régulariser le vice affectant le permis initial. Par suite, et en tout état de cause, le moyen ne peut qu'être écarté.
13. En second lieu, les dispositions de l'article 1-2-4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Châlons-en-Champagne prévoient que, au-delà de la bande des 20 mètres, les constructions peuvent être implantées sur une ou plusieurs limites séparatives, à condition que les constructions aient une hauteur maximale de 3,50 mètres au point le plus haut, dans une bande de 3 mètres par rapport aux limites séparatives.
14. Les requérantes faisaient initialement valoir que le projet méconnaissait les dispositions rappelées ci-dessus au motif que le pavillon 6, implanté en limite séparative, présentait une hauteur, au point le plus haut, de 3,53 mètres. Toutefois, à supposer que les requérantes aient entendu maintenir ce moyen dans le dernier état de leurs écritures, le permis de construire modificatif a ramené la hauteur du pavillon à 3,46 mètres. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté comme inopérant.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par les sociétés SCI Le Silver et SARL Provost doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense. Par voie de conséquence, les conclusions présentées par les requérantes au titre des frais de l'instance sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : La requête présentée par les sociétés Provost et Le Silver est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Provost, à la société civile immobilière Le Silver, à la société anonyme Nov'Habitat et à la commune de Châlons-en-Champagne.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mach, présidente,
Mme Castellani, première conseillère,
M. Gauthier-Ameil, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
Le rapporteur,
signé
F. GAUTHIER-AMEILLa présidente,
signé
A-S MACH
Le greffier,
signé
E. MOREUL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026