LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2201416

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2201416

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2201416
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 juin 2022, Mme C B demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018, 2019 et 2020.

Elle soutient que :

- elle devrait bénéficier d'une demi-part supplémentaire dès lors qu'elle est âgée de plus de 74 ans et qu'elle est la conjointe survivante d'une personne qui était titulaire de la carte du combattant ;

- elle devrait bénéficier d'une application rétroactive des dispositions légales lui permettant de bénéficier de cette demi-part supplémentaire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 octobre 2022, le directeur départemental des finances publiques de la Marne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rifflard, conseiller,

- et les conclusions de M. Torrente, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B est la conjointe survivante de M. A B, titulaire de la carte du combattant et qui est décédé le 4 juillet 2001 à l'âge de 65 ans. Le 5 mai 2022, elle a présenté une réclamation auprès de l'administration fiscale pour demander à bénéficier d'une demi-part supplémentaire en tant que veuve d'un titulaire de la carte du combattant concernant ses déclarations d'impôt sur le revenu au titre des années 2018, 2019 et 2020. Par une décision du 9 mai 2022, l'administration a rejeté sa demande. Par sa requête, Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018, 2019 et 2020 à raison de l'absence de prise en compte par l'administration de cette demi-part supplémentaire.

2. En premier lieu, aux termes de l'article 195 du code général des impôts dans sa version applicable aux impositions en litige : " 1. Par dérogation aux dispositions qui précèdent, le revenu imposable des contribuables célibataires, divorcés ou veufs n'ayant pas d'enfant à leur charge, exclusive, principale ou réputée également partagée entre les parents, est divisé par 1,5 lorsque ces contribuables : () f. Sont âgés de plus de 74 ans et titulaires de la carte du combattant ou d'une pension servie en vertu des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ; cette disposition est également applicable aux veuves, âgées de plus de 74 ans, des personnes mentionnées ci-dessus. () ".

3. Il résulte de ces dispositions que le bénéfice de la demi-part supplémentaire de quotient familial est seulement attribué aux veuves de plus de 74 ans dont le mari était lui-même âgé de plus de 74 ans au jour de son décès. Il est constant que M. B est décédé en 2001, avant l'âge de 74 ans. Dans ces conditions, les dispositions précitées ne confèrent pas à Mme B le droit à bénéficier de la demi-part supplémentaire que celles-ci prévoient au titre des années litigieuses.

4. En second lieu, aux termes de l'article 158 de la loi du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 : " I.- Le f du 1 de l'article 195 du code général des impôts est complété par les mots : " ainsi que des personnes âgées de moins de 74 ans ayant bénéficié de la retraite du combattant ". / II.- Le I entre en vigueur le 1er janvier 2021 ".

5. Les dispositions du I précité de l'article 158 de la loi du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 ouvrent droit, sous les conditions qu'elles prévoient, à la demi-part supplémentaire prévue par les dispositions du f de l'article 195 du code général des impôts aux conjoints survivants de personnes décédées avant l'âge de 74 ans. A supposer que Mme B ait entendu se prévaloir, en sollicitant une application rétroactive de la loi, de ce que ces dispositions seraient applicables aux impositions qu'elle conteste, les dispositions du II du même article 158 ont expressément réservé leur application aux impositions dues à partir du 1er janvier 2021. Ce moyen doit donc être écarté comme non fondé.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins de décharge des impositions en litige de Mme B doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au directeur départemental des finances publiques de la Marne.

Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Mach, présidente,

Mme Castellani, première conseillère,

M. Rifflard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.

Le rapporteur,

Signé

R. RIFFLARDLa présidente,

Signé

A-S. MACH

La greffière,

Signé

A. DEFORGE

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions