vendredi 17 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2201971 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP HERMINE AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 août 2022, Mme B A, représentée
par Me Billion, demande au tribunal :
1°) de condamner le groupement hospitalier Aube-Marne à lui verser la somme
de 10 000 euros en réparation du préjudice moral qu'elle estime avoir subi du fait
des irrégularités fautives commises dans la gestion de sa situation statutaire et du retard fautif à prononcer son licenciement pour inaptitude physique définitive ;
2°) de mettre à la charge du groupement hospitalier Aube-Marne la somme
de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- son licenciement n'a pas été précédé d'un entretien préalable, en méconnaissance des dispositions de l'article 43 du décret du 6 février 1991 ;
- alors que son inaptitude était acquise depuis le mois de juillet 2019, le groupement hospitalier Aube-Marne a attendu le mois de janvier 2020 pour la licencier, licenciement matérialisé par le bulletin de paie de ce mois, qui mentionne le versement d'une indemnité
de licenciement ;
- ces manquements sont fautifs et devront donner lieu à la condamnation du groupement hospitalier Aube-Marne à lui verser la somme de 10 000 euros en réparation du préjudice moral subi.
Le groupement hospitalier Aube-Marne, à qui la procédure a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.
La clôture de l'instruction est intervenue trois jours francs avant l'audience.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Maleyre, premier conseiller,
- et les conclusions de M. Friedrich, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a été recrutée par le groupement hospitalier Aube-Marne (GHAM), en vertu d'un contrat à durée indéterminée du 19 décembre 2007, avec effet au 1er janvier 2008, en qualité d'agent des services hospitaliers qualifié sur le fondement des dispositions de l'article 9-1 de la loi du 9 janvier 1986 alors en vigueur. Par un avis du 1er juillet 2019, le médecin du travail a déclaré son inaptitude définitive à tout emploi, qui a entraîné son licenciement. Mme A demande au tribunal de condamner le GHAM à lui verser la somme de 10 000 euros en réparation du préjudice moral qu'elle estime avoir subi du fait des irrégularités fautives commises dans la gestion de sa situation statutaire et du retard fautif à prononcer son licenciement pour inaptitude physique définitive.
2. D'une part, aux termes de l'article 43 du décret du 6 février 1991 dans sa version alors en vigueur : " Le licenciement ne peut intervenir qu'à l'issue d'un entretien préalable. L'intéressé est convoqué à l'entretien préalable par lettre recommandée avec demande d'avis
de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre indique l'objet
de la convocation. / L'entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre
de convocation. / L'agent peut se faire accompagner par la ou les personnes de son choix. / Au cours de l'entretien préalable, l'administration indique à l'agent les motifs du licenciement
et le cas échéant le délai pendant lequel l'agent doit présenter sa demande écrite
de reclassement ainsi que les conditions dans lesquelles les offres de reclassement sont présentées ".
3. S'il ne résulte pas de l'instruction que Mme A aurait été convoquée et aurait bénéficié d'un entretien préalable à son licenciement pour inaptitude définitive conformément aux dispositions précitées, il résulte cependant de l'instruction que le GHAM aurait pris, en conduisant une procédure régulière, la même décision, compte tenu de l'inaptitude définitive
de l'intéressée à toute fonction.
4. D'autre part, Mme A soutient que le GHAM a commis une faute en tardant
à la licencier en janvier 2020, décision révélée par son bulletin de salaire de ce mois, alors qu'elle a été déclarée inapte définitivement le 1er juillet 2019. Il résulte toutefois de l'instruction, notamment des mentions figurant sur le bulletin de salaire du mois de juillet 2019, corroborées par le contenu du courrier du 29 juin 2022 en réponse à la demande indemnitaire préalable adressée le 11 mai précédent, que le licenciement de l'intéressée a été prononcé à compter
du 1er juillet 2019. Dès lors, il ne peut être reproché au GAHM une carence liée à une durée anormalement longue à la licencier après le constat de l'inaptitude définitive sans reclassement possible.
5. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à engager
la responsabilité pour faute du GHAM. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées
au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au groupement hospitalier Aube-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2024.
Le magistrat désigné,
signé
P. H. MALEYRELe greffier,
signé
A. PICOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026