LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2202402

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2202402

mardi 13 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2202402
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 octobre 2022, la commune d'Istres et Bury, représentée par Me Plagne, demande au tribunal :

1°) de condamner M. A B, entrepreneur individuel, à l'indemniser des désordres observés au niveau des allées du cimetière à hauteur d'une somme de 3 121,90 euros ;

2°) de mettre à la charge de M. A B la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la compétence du juge administratif est établie ;

- elle est fondée à engager la responsabilité de M. A B sur le fondement de l'article 1217 du code civil ;

- les travaux de reprise s'élevant à la somme de 3 121,90 euros, il y a lieu de condamner M. A B à lui verser cette somme.

La requête a été communiquée à M. B qui n'a pas produit de mémoire.

Par lettre du 4 mai 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la réception sans réserve des travaux fait obstacle à ce que la commune d'Istres et Bury recherche la responsabilité contractuelle de M. B.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Stéphanie Lambing,

- et les conclusions de Mme Violette de Laporte, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La commune d'Istres et Bury a conclu un marché avec M. A B, entrepreneur individuel, afin d'aménager un chemin d'accès vers l'église du village. Les travaux, facturés le 22 avril 2018, ont été réglés entièrement. Au début de l'année 2019, la commune a constaté l'écaillage du béton des allées nouvellement créées. La commune a sollicité son assureur qui a réalisé une expertise amiable le 3 février 2021. Les travaux de reprise ont été réalisés en avril 2021 pour un montant de 3 121,90 euros. Par la présente requête, la commune d'Istres et Bury demande au tribunal de condamner M. A B à lui verser cette somme de 3 121,90 euros en réparation des désordres subis.

Sur les conclusions aux fin de condamnation :

Sur le cadre du litige :

2.La commune qui entend se prévaloir des articles 1217 et 1231-1 du code civil, doit être regardée comme fondant sa demande sur la responsabilité contractuelle de M. B au titre du contrat relatif aux travaux précité.

Sur la responsabilité contractuelle :

3. La réception d'un ouvrage met fin aux relations contractuelles entre le maître de l'ouvrage et les constructeurs en ce qui concerne la réalisation de l'ouvrage. La réception interdit, par conséquent, au maître de l'ouvrage d'invoquer, après qu'elle a été prononcée, et sous réserve de la garantie de parfait achèvement, des désordres apparents causés à l'ouvrage ou des désordres causés aux tiers, dont il est alors réputé avoir renoncé à demander la réparation. La réception ne met toutefois fin aux obligations contractuelles des constructeurs que dans cette seule mesure et demeure ainsi, par elle-même, sans effet sur les droits et obligations financiers nés de l'exécution du marché, dont la détermination intervient définitivement lors de l'établissement du solde du décompte définitif. Seule l'intervention du décompte général et définitif du marché a pour conséquence d'interdire au maître de l'ouvrage toute réclamation à cet égard.

4. Il résulte de l'instruction, d'une part, que si les travaux en litige n'ont pas fait l'objet d'une réception expresse, la commune a pris possession de l'ouvrage dès leur achèvement. D'autre part, il est constant que le solde du marché a été réglé sans réfaction trente jours après le mandatement de la dépense, le 7 mai 2018. Dans ces circonstances, il a été mis fin aux relations contractuelles entre le maître de l'ouvrage et les constructeurs, tant en ce qui concerne la réalisation de l'ouvrage que vis-à-vis des droits et obligations financiers résultant du marché. Il s'ensuit que la commune n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de M. B sur le fondement de la responsabilité contractuelle pour des désordres allégués. Dès lors les conclusions susvisées à fin de condamnation ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

5.Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de M. B, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que la commune d'Istres et Bury demande au titre des dispositions précitées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la commune d'Istres et Bury est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la commune d'Istres et Bury et M. A B.

Délibéré après l'audience du 23 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Nizet, président,

Mme Stéphanie Lambing, première conseillère,

M. Clemmy Friedrich, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2023.

La rapporteure,

S. LAMBING

Le président,

O. NIZET

La greffière,

I. DELABORDE

N°2202402

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions