LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2202514

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2202514

vendredi 12 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2202514
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantROMDANE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 octobre 2022, M. A B, représenté par Me Romdane, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 30 août 2022 par laquelle l'autorité militaire de premier niveau lui a infligé la sanction disciplinaire de vingt jours d'arrêts avec sursis pendant douze mois ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation du préjudice moral subi en raison de l'illégalité de la décision du 30 août 2022 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la matérialité des faits qui lui sont reprochés n'est pas établie par le seul rapport du brigadier de police rédigé à la demande de sa hiérarchie, alors que les autres fonctionnaires

de police présents n'ont pas produit d'écrits et qu'il n'a pas pu faire témoigner en sa faveur

la représentante présente de l'office public de l'habitat ;

- il a donné son identité mais n'a pas été en mesure de produire une pièce d'identité, ne l'ayant pas sur lui ;

- il n'a jamais voulu assister aux opérations de perquisition, il est demeuré

sur le seuil de la porte jusqu'à ce que les policiers l'autorisent à entrer afin de signer le bon d'intervention du serrurier ;

- il n'a jamais fait état de sa qualité de gendarme et n'a pas tenté d'interférer dans

la procédure judiciaire en cours ;

- de même, il n'a pas conseillé son beau-frère pour éviter que le téléphone portable de ce dernier puisse être exploité au plan judiciaire ;

- son beau-frère n'a pu tenir de tels propos, il n'avait pas son téléphone sur lui pour des raisons personnelles, ce dernier corrobore ses affirmations et sa hiérarchie a indiqué lors

de l'entretien du 19 juillet 2022 ne pas croire à ce grief ;

- les faits n'étant pas établis, aucune faute ne peut lui être reprochée ;

- ne s'étant pas prévalu de sa qualité de gendarme, il n'a pu porter atteinte à l'image de l'institution et n'a pas interféré dans la procédure judiciaire visant son beau-frère ;

- la sanction qui lui a été infligée est disproportionnée puisque les faits reprochés ne sont pas établis ni qualifiables de faute et qu'il a une carrière irréprochable ;

- il a subi un préjudice moral en raison de l'illégalité de la sanction disciplinaire prononcée à tort à son encontre, qui sera indemnisé par la condamnation de l'Etat à lui verser

la somme de 5 000 euros.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 septembre 2023, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 20 octobre 2023 par une ordonnance du 20 septembre précédent.

Par un courrier du 11 décembre 2023, les parties ont été informées, en application

des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur deux moyens relevés d'office tirés, d'une part, du non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 30 août 2022, dans la mesure où il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait fait l'objet d'une nouvelle sanction disciplinaire pendant la durée du sursis dont la décision en litige était assortie ni que celle-ci fuguerait dans son dossier individuel et, d'autre part, de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires, faute d'avoir été précédées d'une demande préalable.

Les parties n'ont pas produit d'observations en réponse.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la défense ;

- le code de justice administrative.

Cette affaire, qui relève des 2° et 10° de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, a été renvoyée en formation collégiale en application de l'article R. 222-19 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Maleyre, premier conseiller,

- et les conclusions de M. Friedrich, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. B appartenait au corps des sous-officiers de gendarmerie avec

le grade d'adjudant, dont il a été radié le 1er février 2023. Depuis le 1er août 2018, il était affecté à la brigade de proximité de Gueux (Marne). Par une décision du 30 août 2022, l'autorité militaire de premier niveau, à la suite d'une saisine du 12 mai précédent du commandant

de la compagnie de gendarmerie départementale de Reims, a prononcé à l'encontre de l'intéressé une sanction disciplinaire du premier groupe de vingt jours d'arrêts avec un sursis pendant douze mois. M. B demande au tribunal l'annulation de cette décision et à ce que l'Etat soit condamné à l'indemniser de son préjudice moral en raison de son illégalité fautive.

Sur le non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 4137-2 du code de la défense : " Les sanctions disciplinaires applicables aux militaires sont réparties en trois groupes : / 1° Les sanctions du premier groupe sont : / () e) Les arrêts () ". Aux termes de l'article R. 4137-33 du même code : " Le sursis est prononcé pour un délai déterminé par l'autorité qui a infligé la sanction. Ce délai ne peut être inférieur à trois mois ni excéder douze mois. En cas de sursis, la sanction de consigne ou d'arrêts n'est ni exécutée ni inscrite, la réprimande, le blâme ou le blâme du ministre n'est pas inscrit. Si le militaire fait, au cours du délai de sursis, l'objet d'une sanction égale ou supérieure à la sanction ayant fait l'objet d'un sursis, il est mis fin au sursis et la sanction non encore exécutée s'ajoute à la nouvelle sanction. / Les sanctions assorties d'un sursis ne sont inscrites au dossier individuel que lorsque le sursis est révoqué. ".

3. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ait fait l'objet au cours du délai de sursis qui expirait le 14 septembre 2023, et alors qu'il a été radié des cadres à compter du 1er février 2023, d'une sanction égale ou supérieure à la sanction ayant fait l'objet du sursis et que, dès lors, en application des dispositions précitées, l'administration a nécessairement procédé à l'effacement rétroactif de cette mention. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation dirigées contre la décision attaquée, qui n'a fait l'objet d'aucune exécution et ne fait plus l'objet d'une inscription au dossier individuel du requérant, sont devenues sans objet à la date du présent jugement.

Sur les conclusions à fin d'indemnisation :

4. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative :

" La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ".

5. Il ne résulte pas de l'instruction que M. B aurait formulé une demande indemnitaire préalable avant l'introduction de sa requête ni qu'il aurait saisi le ministre

des armées d'une telle demande en cours d'instance et que l'administration aurait adopté

une décision, expresse ou implicite, à la date du présent jugement. Dès lors, les conclusions indemnitaires de l'intéressé sont irrecevables et doivent être rejetées pour ce motif.

6. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 30 août 2022 ni à engager la responsabilité de l'Etat. Par voie

de conséquence, ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre des armées.

Délibéré après l'audience du 15 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Deschamps, président,

M. Maleyre, premier conseiller,

M. Henriot, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 janvier 2024.

Le rapporteur,

Signé

P. H. MALEYRELe président,

Signé

A. DESCHAMPSLe greffier,

Signé

A. PICOT

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions