LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2300731

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2300731

mercredi 24 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2300731
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantSCP SAMMUT CROON JOURNÉ-LÉAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 4 et 13 avril 2023, ainsi que le 28 juin 2024, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, Mme B C épouse D, représentée par Me Grégone-Mbombo, demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Reims à lui verser la somme totale de 283 621,24 euros en réparation des préjudices subis en raison de sa prise en charge à compter du 3 septembre 2007 ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Reims la somme de 5 000,00 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle n'a pas été correctement informée des risques liés à l'intervention chirurgicale pratiquée le 2 septembre 2007 ;

- à la suite de cette intervention, l'hôpital n'a pas mis en place un suivi post-opératoire adéquat, absence qui est à l'origine du claquage de la vessie et a entraîné des complications urinaires puis neurogènes ;

- elle a accusé des pertes de gains professionnels actuels évalués à 12 720,00 euros ;

- le déficit fonctionnel temporaire donnera lieu à l'allocation de la somme de 3 947,64 euros ;

- les souffrances endurées, mesurées à 3/7, seront indemnisées à la somme de 5 000,00 euros ;

- le préjudice sexuel sera indemnisé à 3 000,00 euros ;

- ses pertes de gains professionnels futurs donneront lieu à la condamnation du centre hospitalier universitaire de Reims au versement de la somme de 57 840,00 euros ;

- l'incidence professionnelle sera indemnisée à hauteur de 106 113,60 euros ;

- le déficit fonctionnel permanent, mesuré à 15%, donnera lieu au versement, par l'hôpital, de la somme de 35 000,00 euros ;

- elle a subi un préjudice d'agrément qui sera réparé par l'allocation de la somme de 10 000,00 euros ;

- en raison du manquement à l'obligation d'information, elle a perdu une chance de se soustraire à l'opération, dont la réparation sera fixée à 50 000,00 euros.

Par un mémoire enregistré le 25 avril 2023, la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne conclut à ce que le centre hospitalier universitaire de Reims soit condamné à lui verser 15 460,51 euros assortis des intérêts au taux légal à compter de la mise à disposition du jugement à intervenir au titre de débours, 1 162,00 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion et 1 000,00 euros s'agissant des frais de justice.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 novembre 2023, le centre hospitalier universitaire de Reims, représenté par Me Journé-Léau, indique s'en rapporter à prudence de justice s'agissant du principe de la responsabilité, et conclut, à titre principal, à la limitation de la somme à laquelle il sera condamné aux seuls préjudices en lien avec les fautes commises, soit 9 003,75 euros, à la limitation de la somme à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne aux frais exposé antérieurement au 29 novembre 2013, à la limitation de la somme mise à sa charge au titre des frais de justice concernant Mme D et au rejet de la demande à ce titre présentée par la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne. A titre subsidiaire, il conclut à la limitation de la somme mise à sa charge au profit de Mme D à 11 003,75 euros et reprend ses autres conclusions présentées à titre principal.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La clôture de l'instruction a été fixée au 19 avril 2024 par une ordonnance du 12 mars précédent.

Par deux courriers du 28 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur deux moyens relevés d'office tirés, d'une part, de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires, en tant qu'elles sollicitent l'indemnisation du déficit fonctionnel temporaire et des souffrances endurées, lesquels ont fait l'objet d'une offre provisionnelle de la part de l'assureur du centre hospitalier universitaire de Reims acceptée par Mme D et qui vaut transaction en vertu des dispositions de l'article L. 1142-14 du code de la santé publique et, d'autre part, de ce que la demande de la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne tendant à ce que lui soient alloués, à compter de la date du jugement à intervenir, des intérêts au taux légal sur la somme que le centre hospitalier universitaire de Reims est susceptible d'être condamné à lui verser est dépourvue de tout objet et par suite irrecevable dès lors qu'en vertu de l'article 1231-7 du code civil et même en l'absence de demande en ce sens, tout jugement prononçant une condamnation à une indemnité fait courir les intérêts au taux légal au jour de son prononcé jusqu'à son exécution.

La caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne a produit des observations en réponse le 2 juillet 2024, qui ont été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2024 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Maleyre,

- les conclusions de M. Friedrich, rapporteur public,

- et les observations de Me Journé-Léau pour le centre hospitalier universitaire de Reims.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, née le 14 décembre 1966, souffrait d'une monoplégie crurale droite spastique, dont le traitement médicamenteux n'avait pas donné de résultats probants. Le 3 septembre 2007, l'intéressée, alors âgée de 40 ans, a bénéficiée d'une chirurgie neuro-orthopédique au sein du service de neurochirurgie du centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims conduite par un neurochirurgien et un chirurgien orthopédique. Dès la fin de l'opération, Mme D n'a pas été en mesure d'uriner naturellement et une sonde à demeure lui a été posée. Elle a été autorisée à quitter l'hôpital le 6 septembre 2017. Elle a été ensuite hospitalisée du 10 au 12 septembre suivants dans le service de rééducation de l'hôpital Sébastopol afin de se familiariser avec les auto-sondages. A cette occasion, le diagnostic de " vessie claquée ", dû à la formation d'un globe urinaire par rétention aiguë d'urine post-opératoire, a été posé. L'intéressée a subi une récidive de globe en janvier 2009 et les auto-sondages ont été poursuivis jusqu'en août de cette même année. En parallèle, à compter du 24 septembre 2007, Mme D a présenté des douleurs neurogènes qui ont conduit, in fine, en raison de l'échec des traitements entrepris, à la réalisation d'une neurolyse du nerf tibial au niveau de la cheville et du pied droit le 31 mars 2011. Saisie le 26 janvier 2011, la commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CCI) des accidents médicaux de Champagne-Ardenne a chargé, le 10 mai suivant, le professeur A, spécialisé en neurochirurgie, de procéder à une expertise, dont le rapport a été remis le 8 juillet 2011. Par un avis du 19 septembre suivant, la commission a estimé que la responsabilité du CHU de Reims était directement et entièrement engagée mais réservait l'évaluation de certains postes de préjudice en l'absence de consolidation de l'intéressée et invitait Mme D à la saisir à nouveau une fois celle-ci acquise. L'assureur de l'hôpital a proposé, le 19 janvier 2012, à Mme D le versement d'une avance provisionnelle d'un montant de 4 700,00 euros, qu'elle a acceptée le 15 mars suivant. Le 7 janvier 2014, Mme D a saisi la CCI en se prévalant d'un certificat médical de consolidation, laquelle a ordonné une nouvelle expertise le 7 février suivant, confiée au même expert, qui a remis son rapport le 30 avril 2014, et a émis un nouvel avis le 24 juin suivant. La proposition d'indemnisation formulée par l'assureur du CHU de Reims a été refusée par l'intéressée. Mme D demande au tribunal de condamner le CHU de Reims à l'indemniser des différents préjudices qu'elle estime avoir subis à la suite de la prise en charge le 3 septembre 2007.

Sur l'irrecevabilité partielle de la requête :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 1142-22 du code de la santé publique : " L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales est un établissement public à caractère administratif de l'Etat, placé sous la tutelle du ministre chargé de la santé. Il est chargé de l'indemnisation au titre de la solidarité nationale () ". Aux termes de l'article L. 1142-14 du même code : " L'offre a un caractère provisionnel si l'assureur n'a pas été informé de la consolidation de l'état de la victime. L'offre définitive doit être faite dans un délai de deux mois à compter de la date à laquelle l'assureur a été informé de cette consolidation. / () L'acceptation de l'offre de l'assureur vaut transaction au sens de l'article 2044 du code civil () ".

3. D'autre part, aux termes de l'article 2044 du code civil : " La transaction est un contrat par lequel les parties, par des concessions réciproques, terminent une contestation née, ou préviennent une contestation à naître. / Ce contrat doit être rédigé par écrit ". Aux termes de l'article 2049 du même code : " Les transactions ne règlent que les différends qui s'y trouvent compris, soit que les parties aient manifesté leur intention par des expressions spéciales ou générales, soit que l'on reconnaisse cette intention par une suite nécessaire de ce qui est exprimé " et son article 2052 dispose : " La transaction fait obstacle à l'introduction ou à la poursuite entre les parties d'une action en justice ayant le même objet ".

4. Il résulte de l'instruction que Mme D a, le 12 octobre 2012, accepté l'offre provisionnelle d'indemnisation de son déficit fonctionnel temporaire et des souffrances endurées pour un montant total de 4 700,00 euros formulée par l'assureur du CHU de Reims, qui vaut transaction au sens de l'article 2044 du code civil. Dans ces conditions, Mme D n'est pas recevable à demander au tribunal l'indemnisation de ces postes de préjudice. Les conclusions relatives à ces postes de préjudice doivent donc être rejetées.

Sur la responsabilité du CHU de Reims :

En ce qui concerne le défaut d'information :

5. Aux termes du I de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique : " Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus () ".

6. Il résulte de ces dispositions que doivent être portés à la connaissance du patient, préalablement au recueil de son consentement à l'accomplissement d'un acte médical, les risques connus de cet acte qui, soit présentent une fréquence statistique significative, quelle que soit leur gravité, soit revêtent le caractère de risques graves, quelle que soit leur fréquence. En cas de manquement à cette obligation d'information, si l'acte de diagnostic ou de soin entraîne pour le patient, y compris s'il a été réalisé conformément aux règles de l'art, un dommage en lien avec la réalisation du risque qui n'a pas été porté à sa connaissance, la faute commise en ne procédant pas à cette information engage la responsabilité de l'établissement de santé à son égard, pour sa perte de chance de se soustraire à ce risque en renonçant à l'opération. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction, compte tenu de ce qu'était l'état de santé du patient et son évolution prévisible en l'absence de réalisation de l'acte, des alternatives thérapeutiques qui pouvaient lui être proposées ainsi que de tous autres éléments de nature à révéler le choix qu'il aurait fait, qu'informé de la nature et de l'importance de ce risque, il aurait consenti à l'acte en question.

7. Le CHU de Reims n'établit pas que Mme D aurait bénéficié de l'ensemble des informations prévues par les dispositions citées au point 5 préalablement à la réalisation d'une chirurgie neuro-orthopédique, laquelle ne présentait pas d'urgence. Dans ces conditions, l'intéressée est fondée à se prévaloir d'une faute du CHU de Reims.

En ce qui concerne les fautes dans le suivi post-opératoire :

8. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute / () ".

9. Il résulte de l'instruction, en particulier des deux rapports de l'expert désigné par la CCI de Champagne-Ardenne des 2 juillet 2011 et 19 avril 2014, que la survenance d'un " claquage urinaire " est une complication courante à la suite de la réalisation d'une chirurgie destinée à remédier à une monoplégie crurale droite spastique, dont l'apparition est accentuée en cas d'administration de morphine post-opératoire. Or, le CHU de Reims, et alors que Mme D a présenté dans les suites immédiates de l'opération des complications urinaires et s'est vu administrer de la morphine, n'a pas mis en place un suivi post-opératoire particulier, qui aurait permis de prévenir l'apparition de cette complication, laquelle n'a été identifiée qu'à partir du 10 septembre 2007 à l'occasion de la prise en charge de l'intéressée à l'hôpital Sébastopol en rééducation pour se familiariser avec l'usage des auto-sondages. Un tel manquement est fautif et de nature à engager la responsabilité de l'hôpital.

10. En revanche, il résulte de l'instruction, en particulier du rapport de l'expert du 19 avril 2014, que les douleurs neurogènes sont dues à un aléa thérapeutique, qui n'est donc pas fautif.

Sur le lien de causalité et l'évaluation des préjudices :

11. Aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision () ". Il incombe, en principe, au juge administratif de statuer au vu des pièces du dossier, le cas échéant après avoir demandé aux parties les éléments complémentaires qu'il juge nécessaires à son appréciation. Il ne lui appartient d'ordonner une expertise que lorsqu'il n'est pas en mesure de se prononcer au vu des pièces et éléments qu'il a recueillis et que l'expertise présente ainsi un caractère utile.

12. D'une part, les rapports d'expertise ne contiennent aucun développement permettant de déterminer si l'état de santé de Mme D et son évolution prévisible en l'absence de réalisation de l'opération rendaient indispensables la réalisation de la chirurgie pratiquée le 3 septembre 2007, s'il existait une alternative thérapeutique crédible et si tout autre élément propre à sa situation l'aurait conduite à consentir à l'opération dans la mesure où elle aurait été dûment informée. En outre, ces mêmes rapports ne déterminent pas de taux de perte de chance de se soustraire aux risques d'apparition d'un " claquage urinaire " et de douleurs neurogènes en renonçant à l'opération. Dans ces conditions, il y a lieu d'ordonner avant dire droit une expertise sur ce premier point.

13. D'autre part, ces mêmes rapports d'expertise, dans leurs propositions d'évaluation des différents postes de préjudice, n'opèrent pas la distinction entre les préjudices qui relèvent du " claquage urinaire ", dont l'apparition résulte d'une faute du CHU de Reims, et ceux qui ont pour origine l'aléa thérapeutique constitué par les douleurs neurogènes. Dès lors, il y a également lieu d'ordonner une expertise destinée à identifier les préjudices en lien direct et certain avec la faute du CHU de Reims.

D E C I D E :

Article 1er : Avant-dire-droit, il sera ordonné une expertise confiée à un neurochirurgien en présence de Mme D, du centre hospitalier universitaire de Reims, de son assureur, et de la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne.

Article 2 : L'expert aura pour mission :

1°) de se faire communiquer tous documents médicaux utiles à la réalisation de sa mission ;

2°) de préciser si l'intervention chirurgicale subie le 3 septembre 2007 était impérativement requise compte tenu de l'état de Mme D et de son évolution prévisible, et proposer un taux de perte de chance, en pourcentage, qu'a eu Mme D de se soustraire aux risques qui se sont réalisés si elle avait renoncé à l'opération ;

3°) de déterminer et mesurer précisément les préjudices qui sont en lien direct et certain avec l'apparition du " claquage urinaire ", en les distinguant des douleurs neurogènes, qui résultent d'un aléa thérapeutique ;

4°) de manière générale, donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal d'évaluer les préjudices patrimoniaux et personnels subis par Mme D.

Article 3 : L'expert sera désigné par la présidente du tribunal. Il accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra, au besoin, se faire assister par un sapiteur dans le cadre de sa mission après y avoir été autorisé par la présidente du tribunal auprès de laquelle il devra justifier sa demande.

Article 4 : L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal en deux exemplaires et en notifiera lui-même copie aux parties.

Article 5 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C épouse D, au centre hospitalier universitaire de Reims, à Relyens Mutual Insurance et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne.

Copie en sera adressée pour information à la caisse primaire d'assurance maladie de la Marne.

Délibéré après l'audience du 3 juillet 2024, à laquelle siégeaient :

M. Deschamps, président,

M. Maleyre, premier conseiller,

M. Henriot, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juillet 2024.

Le rapporteur,

signé

P-H. MALEYRELe président,

signé

A. DESCHAMPSLe greffier,

signé

A. PICOT

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions